Novillars : la CGT et le personnel de la Maison d'accueil spécialisée du centre hospitalier appellent à la grève

Publié le 02/11/2022 - 15:58
Mis à jour le 02/11/2022 - 15:53

Ce mercredi 2 novembre, par voie de communiqué de presse, la CGT informe qu'un préavis de grève sera déposé pour que se tienne le mercredi 9 novembre à 13 h 30 un rassemblement de soutien devant le Centre hospitalier de Novillars "pour dénoncer les mesures pour le moins maltraitantes prises par nos tutelles".

 © maCommune.info
© maCommune.info

Depuis près de deux ans, le centre hospitalier de Novillars subit des injonctions de l’ARS pour prendre en soin à la Maison d’accueil spécialisée (MAS) des patients identifiés comme "cas complexes", patients atteints de troubles du spectre autistique, et plus largement de troubles neuro-développementaux. Ceux-ci mettent en difficulté de façon récurrente et avec une grande intensité autant les autres résidents que les équipes de soins qui les accompagnent.

Malgré des avis médicaux défavorables et des tentatives répétées d’inclusions infructueuses, le centre hospitalier de Novillars se retrouve contraint d’accueillir ces deux patients dans une structure non adaptée à leur profil et met en lumière indirectement l’absence d’établissements appropriés sur notre territoire national.

50.000 € sur les 250.000 € demandés

Devant cette obligation, la direction a sollicité auprès de l’ARS des moyens supplémentaires pour la mise en place d’une prise en charge spécifique de ces patients, mais celle-ci n’a octroyé que 50.000 euros sur les 250.000 euros demandés. Cette absence de moyens corrélée à une MAS déjà fragilisée par un sous dimensionnement de ses équipes soignantes n’est pas sans effet sur la qualité de vie des résidents et sur les conditions de travail des professionnels.

Les situations de violence sur d’autres résidents et sur les professionnels de santé se multiplient. Les agents ne parviennent plus à maintenir les activités thérapeutiques et le sous-effectif chronique ne permet plus de garantir la sécurité des résidents et des professionnels. Cette insécurité croissante majore les troubles du comportement et les angoisses des autres résidents, et provoque légitimement de vives inquiétudes pour leurs familles.

Du coté des professionnels de la MAS, les conséquences ne se font pas attendre et les démissions et demandes de mutation affluent à la direction des ressources humaines, dans un contexte institutionnel déjà fragilisé par des fermetures de lits et par une pénurie de personnels soignants.

Au regard des moyens alloués, cette organisation des soins est également malmenante pour ces deux patients identifiés "cas complexes" qui se voient hospitalisés régulièrement en séjours de rupture dans les unités psychiatriques du CHN, faute de pouvoir être pris en soin de façon adaptée à la MAS. En effet, la direction reste en incapacité de mettre en place des organisations de travail pérennes et sécurisées pour les résidents et pour les professionnels.

Une situation qui "accentue le risque de désertification"

Dans une situation d’insuffisance en personnels soignants et de difficultés prégnantes pour les directions à attirer et fidéliser leurs professionnels, cette situation qui perdure depuis plusieurs mois accentue le risque de désertification des établissements médico-sociaux et sanitaires. Les difficultés rencontrées par la MAS concernent désormais l’ensemble des professionnels du CHN au regard de l’absentéisme croissant qu’il faut suppléer et du nomadisme des patients concernés dans les différentes unités psychiatriques.

À la demande conjointe des personnels de la Maison d’accueil spécialisée du centre hospitalier de Novillars et de la CGT, un préavis de grève sera déposé pour que se tienne le mercredi 9 novembre à 13 h 30 un rassemblement de soutien devant le CHN pour nos collègues, pour les résidents et leurs proches, ainsi qu’une conférence de presse pour dénoncer les mesures pour le moins maltraitantes prises par nos tutelles.

(Communiqué)

Société

Marche LGBTQIA+ à Besançon : “C’est encore insupportable de savoir que deux hommes couchent ensemble”

La marche militante LGBTQIA+ (ou marche des fiertés) de Besançon se tiendra le samedi 16 mai 2026. Organisée par le collectif 17 mai, cet événement revendicatif et festif s’inscrit dans une dynamique locale initiée depuis 2020, avec le soutien de l'ancienne maire Anne Vignot et la participation de nombreuses associations du territoire. On en parle en détail avec Lucie Dernière Minute, responsable de l’organisation de l’évènement.

Besançon est-elle menacée par la mouvance “masculiniste” ?

La préfecture du Doubs organisait ce mercredi 6 avril un exercice de sécurité grandeur nature simulant une attaque terroriste menée par des assaillants se réclamant du courant “masculiniste”. Ce choix de scénario soulève des interrogations. Faut-il y voir une menace réelle pour Besançon ? Et cette mouvance vise-t-elle uniquement les femmes ? Éléments de réponse.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Attaque masculiniste au collège : un exercice grandeur nature avec deux morts simulés à Quingey

VIDÉOS + DIAPORAMA • Un exercice de sécurité civile grandeur nature s’est tenu mercredi 6 mai au collège Félix Gaffiot, dans la commune de Quingey. Organisée à l’initiative de Rémi Bastille, cette simulation visait à entraîner les différents services de secours et de gestion de crise à la prise en charge d’un événement provoquant de nombreuses victimes.

Dans le Doubs, la contestation de l’expulsion d’un ressortissant kosovar adressée au préfet

Dans une lettre ouverte datée du 22 avril 2026 et adressée au préfet du Doubs, le président du Collectif de Défense des Droits et Libertés des Étrangers (CDDLE) exprime son désaccord après l’expulsion d'un père de famille originaire du Kosovo, une mesure qui a conduit, selon la lettre, à la séparation de l’intéressé avec son épouse et leurs trois enfants restés en France à ce moment-là.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 22.1
partiellement nuageux
le 09/05 à 18h00
Vent
2.12 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
51 %

Sondage