Où étaient les anciens lieux d’exécution à Besançon ?

Publié le 01/11/2024 - 08:00
Mis à jour le 04/11/2024 - 11:36

Dans le cadre de la Toussaint, nous nous sommes replongés dans le passé avec l’aide des archives municipales numérisées de la ville et de quelques ouvrages pour découvrir ou redécouvrir où étaient situés les anciens lieux d’exécution à Besançon lorsqu'ils étaient encore publics. 

Le Bûcher

Si le centre-ville était privilégié pour les décapitations, on y apprend que Chamars était préféré pour les crémations avec la présence de son bûcher. C’est d’ailleurs là-bas que se sont terminées de nombreuses affaires de sorcellerie comme celle d’Henriette de Crans. 

Le pilori

Le pilori, ce poteau sur lequel on attachait un condamné à l’exposition publique durant de longues heures, était installé devant l’église de la Madeleine. La place était d’ailleurs autrefois appelée "place du Pilori". Il est ensuite transféré après la Révolution à la place Saint-Pierre, aujourd’hui place du 8 septembre, avant d’être remplacé par le carcan qui disparaît à son tour en 1849.  

© Élodie R.

La potence

À l’origine situé à l’emplacement du fort des Justices, dont le nom a gardé souvenir de son passé,  le gibet (potence) a ensuite été transféré place Saint-Quentin, l’actuelle place Victor Hugo en 1568. Il est une nouvelle fois déplacé en mai 1618 sur la place du Puis du marché pour l’exécution d’un certain Barthélémy Labourey et de ses complices. 

L’échafaud sera dressé sur la place, face à la maison de Labourey qui y sera exécuté selon une sentence terrible qui marquera les habitants de l’époque. Condamné à être assommé, égorgé puis découpé en quatre morceaux avant d’être accroché à divers endroits de la cité, il est finalement exécuté le 12 mai devant sa propre maison, qui sera rasée par la suite. Suite à l’exécution, la place sera longtemps appelée par les Bisontins "place Labourey" avant de devenir place Neuve puis de l’Abondance en 1789, plus connue depuis 1904 sous le nom de la place de la Révolution (ou du Marché...). 

©

Dans certains cas, l’exécution peut également avoir lieu à l’endroit même où le crime a été perpétré. C’est ce que l’on apprend dans une délibération du conseil municipal du 23 décembre 1637 qui fait état d’une femme reconnue coupable de vol dans l’église des Pères Jacobins. Celle-ci sera alors pendue sur le parvis de cette même église.

La guillotine

D’après Annette Vial dans son livre Crimes, calamités et justice dans le département du Doubs, au début du XIXe siècle à Besançon, la guillotine était montée place des Jacobins, alors place de Veaux (là où avait lieu le marché au bétail) située à Rivotte. Avant d’arriver au lieu d’exécution, le prisonnier était acheminé sur une charrette par les artères centrales de la ville, à savoir la Grande rue et la rue des Granges. 

© Élodie R.

À la fin du siècle, les exécutions sont peu à peu remises en question et se font plus discrètes pour être rapatriées au sein de l’enceinte de la prison de la Butte. Elles seront publiques jusqu’en 1939, date de la dernière exécution publique à Paris. 

Info +

  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, durant l’Occupation allemande, la Citadelle de Besançon a également servi de lieu d’exécution. Les quatre poteaux installés près de la chapelle Saint-Etienne symbolisent la mémoire des cents résistants condamnés et exécutés par les Allemands entre le 28 avril 1941 et le 18 août 1944. Leurs noms ont été gravés sur des stèles situées à l'arrière des poteaux. 

© Élodie R.

Société

Prix du gaz, aides financières, impôts et repas à 1€… Tout ce qui change au 1er mai 2026

En ce mois de mai 2026, plusieurs changements sont attendus, tels que la hausse du prix du gaz, les aides financières dédiées à l’énergie et le repas à 1 € pour les étudiants. Le mois de mai marque également la fin des déclarations d’impôts 2025 et du Dossier social étudiant (DSE).

150 professionnels du Tourisme réunis à la Saline Royale pour préparer la saison estivale

Mercredi 29 avril 2026, Doubs Tourisme a réuni plus de 150 acteurs touristiques à la Saline royale d'Arc-et-Senans pour opérer le "Lancement de saison", un rendez-vous annuel qui marque le coup d’envoi de la saison estivale pour les professionnels du secteur.

“Des étincelles” : le parcours hors norme d’Henri Traforetti, sous la plume de Michèle Tatu

VIDÉO • À Besançon, Michèle Tatu, journaliste et critique de cinéma, et Henri Traforetti, ancien ouvrier devenu peintre, publient Des étincelles aux éditions de l’Oeil publié en mars 2026. Ce livre retrace un parcours singulier, entre luttes sociales, aventure cinématographique avec le groupe Medvedkine et expression artistique. Une plongée sensible dans une trajectoire de vie marquée par l’engagement. Entretien.

Impôts 2025 : doit-on déclarer les revenus de son enfant majeur ?

INFOS PRATIQUES • La période de déclaration des revenus est actuellement en cours, un moment important pour les foyers fiscaux. Parmi les questions fréquentes figure celle du traitement fiscal des enfants majeurs : rattachement au foyer ou déclaration séparée ? Le service public apporte des précisions pour aider à faire le bon choix selon chaque situation.

Exercice ORION 26 : immersion au cœur de la 1re division à Besançon

Le 9 avril 2026, la 1re division de l’armée de Terre a ouvert ses portes aux médias dans le cadre d’une matinée d’immersion organisée au quartier Ruty, à Besançon. Cette séquence s’inscrit dans l’exercice interarmées ORION 26, un entraînement d’ampleur destiné à préparer les forces françaises aux conflits de haute intensité. L’objectif de cette rencontre était de ”présenter, de manière concrète et opérationnelle, le rôle d’une division engagée dans un scénario de conflit de haute intensité”.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 24.32
couvert
le 02/05 à 15h00
Vent
3.87 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
46 %

Sondage