”La France a besoin d’1 million d’agneaux de plus”. Ce constat résume l’objectif affiché par la filière ovine, alors que 56 % de la viande ovine consommée en France est importée. Dans un contexte de transmission important, avec ”500 départs et 500 installations chaque année”, la production nationale est appelée à augmenter pour réduire la dépendance aux importations.
La filière vise ainsi ”+1 million d’agneaux français produits par an, dans une filière organisée, pour assurer la souveraineté alimentaire et répondre à la demande des consommateurs”. Pour atteindre cet objectif, elle recrute sur de nombreux métiers, parmi lesquels ”chefs d’exploitation, salariés d’élevage, bergers, techniciens…”.
Les Ovinpiades, vitrine de la relève agricole
Créées il y a plus de 20 ans, les Ovinpiades des Jeunes Bergers entendent montrer ”ce que la France a de plus précieux : sa relève agricole”. Le concours est organisé par Interbev Ovins et l’ensemble de la filière ovine, dans le cadre du programme Inn’Ovin. Il s’adresse aux jeunes de 16 à 24 ans issus de l’enseignement agricole.
La finale Franche-Comté réunira 43 jeunes provenant de quatre établissements : le lycée agricole de Levier (Doubs), le lycée agricole de Dannemarie-sur-Crête (Doubs), le lycée agricole de Vesoul AgroCampus (Haute-Saône) et la MFR de Doucier (Jura).
Des épreuves ancrées dans le quotidien des éleveurs
Le concours ”met en lumière un métier moderne, polyvalent et porteur de sens” à travers des épreuves techniques inspirées des gestes quotidiens de l’éleveur de brebis. Parmi elles figurent notamment le tri des brebis avec lecteur électronique, l’appréciation de la santé et de l’état corporel, le parage des onglons, le choix d’un bélier pour la reproduction ou encore la reconnaissance des races.
Une nouveauté marque cette édition : ”Poser une clôture électrique”. L’ensemble des épreuves vise à évaluer à la fois les compétences techniques, la précision et la capacité d’adaptation des candidats.
En route vers la finale nationale
À l’issue de cette journée de compétition, les deux meilleurs candidats décrocheront leur place en finale nationale, organisée le samedi 21 février 2026 lors du Salon International de l’Agriculture à Paris. Ils rejoindront ainsi les autres représentants régionaux pour affronter 36 autres finalistes venus de toute la France.
Pour de nombreux participants, les Ovinpiades sont bien plus qu’un concours : "c’est une porte ouverte sur le métier, et souvent… le déclic pour s’engager dans cette filière”.
Un métier en évolution
L’élevage ovin attire de plus en plus de jeunes en quête de sens et de cohérence avec leurs valeurs. Selon les données présentées, 75 % recherchent avant tout le contact avec la nature, 66 % souhaitent vivre une relation privilégiée avec les animaux et 48 % aspirent à l’autonomie qu’offre ce métier.
La filière se distingue également par sa féminisation : ”1 ferme sur 3 est dirigée par une femme”. S’installer aujourd’hui en élevage ovin, c’est, selon les organisateurs, opter pour ”un investissement raisonnable à l’installation, un revenu stabilisé et rapide grâce à un cycle de production court”, au sein d’un métier offrant ”des multiples activités variées du quotidien”.


