Projet de loi antiterroriste : les préfets au cœur du dispositif

Publié le 23/06/2017 - 12:45
Mis à jour le 27/06/2017 - 09:17

Les principaux points du projet de loi antiterroriste ont été présentés ce jeudi 22 juin 2017 en Conseil des ministres  afin de « concilier efficacité avec le respect des libertés publiques essentielles » selon le ministère de l’Intérieur. Le texte prévoit de donner aux préfets la possibilité de mettre en oeuvre des périmètres de protection avec des mesures d’inspection et filtrage ou de fermeture temporaire des lieux de culte.

 ©
©

Le texte a reçu le feu vert du Conseil d'État après avoir suscité une levée de boucliers de la part des défenseurs des libertés publiques. Il est présenté par Beauvau comme la "solution" pour éviter "une prolongation perpétuelle de l'état d'urgence" ou une "sortie sèche" de ce régime d'exception. Un projet de loi également présenté jeudi en conseil des ministres vise par ailleurs à proroger l'état d'urgence pour une sixième et dernière fois jusqu'au 1er novembre.

Comme annoncé, le préfet Pierre de Bousquet de Florian a été nommé Coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, Laurent Nuñez devient Directeur général de la sécurité intérieure (DGSI) et Bernard Emié prend la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Périmètre de protection

Afin de sécuriser un lieu ou un événement susceptible d'être exposé à un risque terroriste, le texte prévoit de donner aux préfets la possibilité de mettre en oeuvre des périmètres de protection avec des mesures d'inspection et filtrage, réalisés au besoin avec le concours d'agents de sécurité privée.

Fermeture temporaire des lieux de culte 

Le projet de loi prévoit de donner aux préfets le pouvoir de fermer administrativement pour une durée maximale de six mois des lieux de culte, si ces derniers provoquent des actes de terrorisme ou en font la propagande. L'exécution de la mesure est d'office mais assortie d'un délai de 48 heures, ce qui permet au gestionnaire du lieu de culte de déposer un recours suspensif "sous certaines conditions" auprès du tribunal administratif.

Assignation individuelle

Les nouvelles dispositions promues concernant l'assignation sont présentées comme "plus restrictives que dans l'état d'urgence, avec des effets qui visent à mieux concilier l'efficacité de la surveillance et la possibilité de mener une vie privée et familiale normale", selon l'Intérieur. Le périmètre des assignations ne pourra plus se réduire au domicile comme le permet l'état d'urgence mais au minimum au territoire de la commune.

Les assignations seront limitées à trois mois, renouvelables si l'autorité administrative est en mesure d'apporter de nouveaux éléments. Il organise un seul pointage par jour contre quatre au maximum sous le régime de l'état d'urgence. Les personnes visées par ces mesures pourront porter, avec leur accord, un dispositif de surveillance de type bracelet électronique.

Perquisitions administratives

Le gouvernement les dénomme dorénavant "visites et saisies". Comme pour les assignations, les personnes visées par ce type de mesures ne doivent plus seulement constituer des menaces pour la sécurité et l'ordre publics, comme il est prévu par la loi de 1955 sur l'état d'urgence, mais représenter "une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre public" et entrer "en relation habituelle avec des personnes ou des organisations aux visées terroristes" ou soutenir et adhérer à des thèses incitant à de tels actes.

Contrairement à une première mouture du texte, il reviendra au juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal de grande instance de Paris de les autoriser, et non plus au procureur de la République, qui en sera simplement préalablement informé. L'exploitation des données saisies se fera sous le contrôle du JLD. 

Le PNR

Le projet de texte prévoit la transposition dans la loi française de la directive européenne sur le dispositif Passenger Name record, (informations sur tous les passagers aériens).

Surveillance par voie hertzienne

Le projet de loi précise le cadre juridique pour procéder à des écoutes hertziennes que le Conseil Constitutionnel avait censuré le 21 octobre 2016. 

Contrôles aux frontières 

La future loi entend élargir les périmètres dans lesquels les forces de l'ordre peuvent procéder aux contrôles aux frontières et aux gares ouvertes au trafic international, et allonger de 6 à 12 heures la période durant laquelle ils peuvent les réaliser.

Société

“Avec nos blessés” : Ludovic Fagaut et Rémi Bastille courent aux côtés de 1.500 militaires du Doubs

VIDÉO • Comme chaque année depuis une décennie, les unités militaires du Doubs ont organisé ce samedi 5 juin une journée de cohésion et de solidarité en faveur des blessés de l’armée de Terre dans le centre-ville de Besançon. À cette occasion, près de 1.500 participants ont pris part à une course de 5 kilomètres reliant La Rodia à la place de la Révolution. Parmi eux figuraient notamment Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Ludovic Fagaut, maire de Besançon, venus soutenir l’initiative.

Inclusion bancaire : le Crédit Agricole Franche-Comté célèbre les 20 ans du dispositif Passerelle

Le Crédit Agricole Franche-Comté a célébré jeudi 4 juin 2026 à Besançon les 20 ans du dispositif Passerelle, une initiative dédiée à l’accompagnement des personnes confrontées à des difficultés financières et sociales. Créé dans la continuité du modèle mutualiste de la banque régionale, ce dispositif vise à favoriser l’inclusion bancaire et sociale sur le territoire.

En Bourgogne-Franche-Comté, le mariage a perdu la moitié de ses adeptes en 50 ans

En Bourgogne-Franche-Comté, le mariage continue de reculer. Selon une étude de l’Insee Bourgogne-Franche-Comté signée Valentine Staal et Guillaume Volmers, publiée jeudi 4 juin 2026, en pleine saison des mariages, le nombre d’unions célébrées a été divisé par deux en un demi-siècle, tandis que l’âge des mariés n’a cessé de progresser. Les couples qui se marient aujourd’hui sont également plus souvent pacsés, déjà parents ou engagés dans une nouvelle union après un divorce.

Venue à Besançon de Salah Hamouri : le tribunal administratif suspend l’arrêté du préfet

+ Réactions • Le Franco-Palestinien Salah Hamouri avait été invité à animer une conférence-débat ce 4 juin 2026 à 18h00 au Centre Nelson Mandela de Besançon mais le préfet du Doubs avait pris un arrêté pour annuler son intervention. Une décision qui a été retoquée ce jeudi par le tribunal administratif.

Le Numérique : le futur totem de la tech’ bisontine prend forme à Planoise

Débuté en novembre 2025, les travaux du bâtiment Le Numérique à Planoise vont bon train. L’équipement, porté par Grand Besançon Métropole en partenariat avec sa société publique locale Territoire 25, a pour ambition d’accueillir entreprises, étudiants, habitants, associations et structures de formation dès l’automne 2027. Une visite de chantier a été organisée mardi 2 juin 2026 pour constater l’évolution des travaux.

Le préfet du Doubs interdit l’intervention de Salah Hamouri à Besançon

MISE À JOUR LE 3 JUIN • Dans le cadre de l’événement Besac Antifa Fest, Salah Hamouri avait été invité à animer une conférence-débat ce jeudi 4 juin 2026 à 18h00 au Centre Nelson Mandela de Besançon. Rémi Bastille, le préfet du Doubs, a souhaité "’éviter la survenue de troubles à l’ordre public" et a interdit son intervention.

À Besançon, des difficultés d’accès piéton dénoncées autour de l’école Paul Bert en plein chantier

À Besançon, un père de famille alerte sur les conditions d’accès à l’école élémentaire Paul Bert, située rue Lanchy, dans le contexte des travaux de réhabilitation de l’établissement. Selon lui, les aménagements temporaires mis en place durant le chantier posent des problèmes de sécurité pour les piétons, en particulier aux heures d’entrée et de sortie des classes.

La nouvelle préfète de région, Violaine Démaret, en visite de terrain pour la première fois dans le Doubs

Pour sa première visite officielle dans le Doubs, ce lundi 1er juin 2026, la nouvelle préfète de Bourgogne-Franche-Comté et préfète de Côte-d’Or, Violaine Démaret, s’est rendue à Besançon, notamment à la Citadelle, afin de rencontrer les acteurs institutionnels du territoire mais aussi la presse locale. L’objectif : prendre connaissance des dossiers locaux, échanger avec le préfet du Doubs Rémi Bastille, les élus locaux et les parlementaires.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 24.88
nuageux
le 06/06 à 15h00
Vent
4.09 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
51 %

Sondage