Réduction des déficits publics français: ni relâchement, ni austérité

Publié le 04/05/2013 - 17:42
Mis à jour le 04/05/2013 - 17:42

Le gouvernement ne fera pas preuve de relâchement dans sa lutte pour la réduction des déficits publics, mais il n’y aura pas de plan d’austérité, a déclaré le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, au lendemain de l’octroi par Bruxelles d’un délai supplémentaire à la France pour atteindre ses objectifs.

©roman ©
©roman ©

"Il n'est pas question de relâcher en quoi que ce soit l'effort de réduction des dépenses", a déclaré M. Moscovici, mais "il n'y aura pas de surajustement structurel, pas de plan d'austérité, pas d'objectif impérieux de satisfaire à un chiffre", a-t-il prévenu. Il a salué la "décision fondamentale" de la Commission européenne d'accorder un délai supplémentaire à Paris pour passer sous la barre des 3% de déficit public.

"Nous sommes en train d'inventer un nouveau chemin entre réduction des déficits et croissance, cela nous donne le temps de mettre nos réformes à l'oeuvre", a indiqué le ministre, estimant que la Commission avait opéré un "changement de doctrine".

Bruxelles a décidé de desserrer la bride de l'austérité à certains pays de la zone euro, dont la France, en accordant vendredi des délais pour ramener les déficits publics dans les clous, après avoir dressé un tableau très sombre de l'économie européenne.

En France, "il y aura des réformes structurelles mais pas de surajustement structurel, pas de coupes supplémentaires dans la dépense publique, c'est ce qui tue la croissance", a prévenu le ministre. "Le sérieux budgétaire oui, l'austérité non", a-t-il ajouté.

La Commission s'est dite prête à accorder à la France un délai de deux ans, soit jusqu'en 2015, pour ramener son déficit public sous les 3% du PIB, et a confirmé son intention de laisser aussi deux ans de plus à l'Espagne.

 Notre programme de stabilité est toujours sur la table

M. Moscovici a affirmé que "les engagements seront tenus", et que "notre programme de stabilité (qui prévoit notamment le rythme de réduction des déficits du gouvernement, et qui anticipe un équilibre structurel à l'horizon 2016, ndlr) est toujours sur la table".

Revenant sur les prévisions économiques de la Commission européenne, il a expliqué pourquoi selon lui elles étaient inférieures à celles du gouvernement. L'écart entre la prévision bruxelloise de croissance française 2013 (contraction de 0,1 du PIB) et la prévision parisienne (+0,1%) n'est "pas significatif, c'est l'épaisseur du trait

Sur la prévision de déficit public, alors que le gouvernement prévoit de le réduire à 2,9% du PIB, la Commission anticipe qu'il sera à 4,2%, un écart "spectaculaire mais qui s'explique aisément", selon M. Moscovici.

La Commission européenne ne peut pas prendre en compte les mesures "prévues et pas encore votées" dans le projet de loi de finances 2014 qui représentent un point. Le 0,3 point manquant correspond à l'écart de prévision de croissance, selon lui.  Interrogé sur le point de savoir si les délais octroyés par la Commission ne risquaient pas d'induire un sentiment de relâchement généralisé en Europe, M. Moscovici a répondu : "Ce n'est pas notre sentiment".  "L'Europe ne peut être aimée que si elle suscite la croissance, une Europe punitive provoque le rejet" des peuples, a-t-il dit.  "Ce pour quoi plaide la France, ce n'est pas du tout pour le laxisme, nous plaidons pour la souplesse, le bon rythme et le bon équilibre entre réduction des déficits nécessaire et croissance indispensable".

Il a enfin salué l'action de la Banque centrale européenne (BCE) qui a baissé jeudi son principal taux directeur et a dit qu'elle était prête à poursuivre si nécessaire. "La BCE a bien compris que la croissance était nécessaire. BCE et Commission européenne sont convergentes. Il s'agit de mettre la croissance au coeur de l'agenda européen".

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Vous organisez des journées portes ouvertes en 2026 ? Pensez à l’agenda maCommune.info !

L’année 2026 est lancée, et avec elle la saison des journées portes ouvertes dans les établissements scolaires, d’enseignement supérieur et de formation professionnelle en Bourgogne-Franche-Comté. Pour assurer la visibilité de votre événement, pensez à le publier dans l’agenda de maCommune.info, qui dispose d’une rubrique spécialement dédiée aux journées portes ouvertes.

Paiement en titres restaurant dans les boutiques Hema : grogne chez les restaurateurs

C’est une enseigne non spécialisée dans l’alimentaire et pourtant, il est désormais possible de régler ses achats en titre restaurant chez Hema, une chaîne de magasins danoise proposant essentiellement de la décoration et équipement d’intérieur. Pourquoi ? Parce qu’on y trouve aussi quelques confiseries… La première organisation patronale de l'hôtellerie-restauration, l'Umih, a écrit le 24 décembre 2025 au ministre du Commerce Serge Papin pour l’”alerter" de cet agrément reçu par l’enseigne.

La Bourgogne-Franche-Comté au CES de Las Vegas pour soutenir ses entreprises

La Région Bourgogne-Franche-Comté sera présente du 6 au 9 janvier 2026 au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, le salon mondial de l’innovation technologique. L’objectif affiché est de promouvoir l’écosystème innovant régional et d’accompagner ses entreprises dans leur développement à l’international.

À Besançon, l’Espace Re.Source, un nouveau lieu d’activités dédié au bien-être et aux initiatives collectives

Un nouvel espace d’activités a ouvert ses portes à Besançon en octobre 2025, dans le quartier Léo Lagrange - Montrapon. Baptisé Espace Re.Source, ce local rénové est destiné à accueillir des professionnels indépendants, associations et porteurs de projets, notamment dans le secteur du bien-être. À l’origine du projet, Caroline Chauvez, psychomotricienne et praticienne en kinésiologie.

Sondage – L’inflation vous incite-t-elle à attendre les soldes pour acheter ?

À partir du mercredi 7 janvier 2026, les soldes d’hiver feront leur grand retour dans les magasins physiques comme sur les boutiques en ligne. Pendant un mois, elles offriront l’occasion de s’équiper à prix réduit : vêtements, chaussures, accessoires, mais aussi électroménager. Dans un contexte où le pouvoir d’achat de beaucoup de Françaises et de Français est mis à rude épreuve par l’inflation, ces promotions influencent-elles vos décisions d’achat ? Attendez-vous les soldes pour consommer ? C’est la question de notre sondage de la semaine.

À Dijon, la boulangerie Le Petit Mozart glisse de l’or dans la galette des rois…

Insolite • Alors que le cours de l’or poursuit sa progression, le Comptoir National de l’Or lance la quatrième édition de son opération spéciale Galette des Rois. À Dijon, l’enseigne s’associe cette année à la boulangerie Le Petit Mozart pour proposer un jeu-concours permettant de remporter des lingotins d’or...

Ce qui change ce 1er janvier 2026

Comme à chaque début de mois, nous vous informons de ce qui change pour votre porte-monnaie et dans vos habitudes dans tous les domaines. Santé, social, environnemental, transport, consommation… Voici ce qui change dès le 1er janvier 2026.
 
 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -11.23
partiellement nuageux
le 07/01 à 06h00
Vent
1.46 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
92 %