Tarifs réglementés de l'électricité : vers une légère baisse de 0,8% au 1er février

Publié le 20/01/2026 - 17:00
Mis à jour le 20/01/2026 - 16:33

La Commission de régulation de l'énergie (CRE), le régulateur du secteur, a annoncé mardi avoir proposé au gouvernement une baisse de 0,8% en moyenne des tarifs réglementés de l'électricité au 1er février 2026. 

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

"Ces tarifs avaient baissé de 15% en février dernier, ils n'avaient pas bougé depuis, et là on continue dans une stabilisation, et même une très légère baisse", a affirmé sa présidente Emmanuelle Wargon sur Franceinfo.

Cette proposition s'inscrit dans la continuité des anticipations du gouvernement, qui tablait fin décembre sur une "stabilité" des factures pour la plupart des ménages en 2026 et 2027 grâce aux prix bas de l'électricité française sur les marché de gros. Concrètement, les tarifs réglementés devraient donc baisser de 1,99 euro/MégaWattheure, par rapport au tarif précédent, ce qui représentera, pour une consommation moyenne de 4,5 MWh par an, une baisse de 9 euros TTC par an sur la facture.

Entre les abonnés au tarif Bleu d'EDF et les clients d'offres de marché indexés sur ce tarif, au total, 75% des consommateurs résidentiels (ménages et très petites entreprises) sont concernés.

La légère baisse des tarifs réglementés est permise malgré la fin de l'Arenh, le mécanisme de régulation des prix de l'électricité issue du nucléaire, très avantageux, arrivé à échéance au 31 décembre 2025, grâce à la "la baisse du coût de l'approvisionnement en énergie", qui reflète désormais à 100% les prix de gros sur les marchés, souligne la CRE dans un communiqué mardi.

Celle-ci permet aussi de compenser "l'augmentation des coûts de commercialisation d'EDF, incluant la hausse des coûts d'approvisionnement en certificats d'économie d'énergie (CEE)". Ce dispositif de financement de la rénovation et de la transitions énergétiques et des économies d'énergie repose sur les contributions des fournisseurs d'énergie mais est en partie répercuté sur les consommateurs.

"Trajectoire de baisse durable"

En outre, sur la partie "fiscalité" - l'une des trois composantes de la facture aux côtés du coût de l'électricité en lui-même et du coût de l'acheminement - le gouvernement a déjà annoncé, début janvier, la réduction de la contribution tarifaire d'acheminement (CTA) au premier février.

"Sans la baisse de CTA annoncée par le gouvernement, les tarifs réglementés auraient été stables (...) L'intervention de l'État transforme une stagnation technique en une baisse réelle pour le consommateur", a précisé Bercy à l'AFP.

Cette contribution, qui permet de financer le régime des retraites des salariés des industries électriques et gazières, est passée de 21,93% à 15%, ce qui représente un montant de 540 millions d'euros redistribués aux consommateurs.

Roland Lescure, ministre de l'Économie et des Finances en charge de l'Énergie, a souligné que la volonté du gouvernement était "d'amorcer une trajectoire de baisse durable pour accélérer encore davantage l'électrification des usages", dans une déclaration transmise à l'AFP.

L'électrification dans les transports, les bâtiments et l'industrie doit permettre à la France de profiter d'une situation d'électricité abondante et de réduire en conséquence sa coûteuse dépendance au gaz et au pétrole importés. La proposition de la CRE est désormais entre les mains du Conseil supérieur de l'énergie, "pour avis", précise la commission dans son communiqué. Le dernier mot revient au gouvernement

(Source AFP)

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