Travailleurs frontaliers en Suisse - Qui sont-ils ? Combien gagnent-ils ? Où travaillent-ils ?

Publié le 29/01/2025 - 11:54
Mis à jour le 03/02/2025 - 10:31

L’Urssaf Franche-Comté a présenté mardi 28 janvier 2025 les résultats de sa nouvelle étude statistique dédiée aux travailleurs frontaliers en Suisse résidant en France, mettant en lumière des évolutions significatives.

Publiée pour la deuxième année consécutive, cette étude s’appuie sur les données recueillies par les Urssaf Franche-Comté et Rhône-Alpes, chargées de la collecte des cotisations d’assurance maladie des frontaliers résidant en France et affiliés à la Sécurité sociale française. Cette année, le recueil a été enrichi grâce à une nouvelle collaboration avec l’Office fédéral de la statistique suisse (OFS) et l’Insee.

En 2023, près de 395.290 personnes travaillaient en Suisse tout en résidant dans un autre pays européen, dont 224.000 en France. Ce chiffre marque une augmentation de 5 % par rapport à l’année précédente, témoignant d’un attrait croissant pour l’emploi helvétique.

Toutefois, si le nombre de frontaliers français progresse, la part de ceux qui choisissent d’être affiliés à la Sécurité sociale française diminue. Ils étaient 152.000 en 2023, soit une baisse de 4 % en un an. Ce phénomène s’explique notamment par la compétitivité du système de santé suisse (LAMal), qui devient plus avantageux pour les célibataires et les hauts revenus, en raison de ses cotisations forfaitaires.

Une répartition géographique concentrée et un profil spécifique

La majorité des travailleurs frontaliers en Suisse résidant en France se concentre dans trois départements :

  • Haute-Savoie (43 %)
  • Doubs (20 %)
  • Haut-Rhin (14 %)

Près de la moitié travaillent dans le canton de Genève, qui reste la destination privilégiée des frontaliers français. Parmi eux, 74 % résident en Haute-Savoie et 19 % dans l’Ain.

Le portrait type du travailleur frontalier est également marqué par plusieurs tendances :

  • Âge moyen : 42 ans
  • Revenu fiscal de référence individuel (RFRI) moyen : 55.472 €
  • Distance moyenne domicile-travail : 32 km (1 frontalier sur 5 parcourt plus de 50 km pour aller travailler en Suisse)
  • Secteurs d’activité dominants : industrie manufacturière, commerce, services administratifs et techniques.

Une forte concentration dans l’industrie et les services

Les travailleurs frontaliers en Suisse se répartissent majoritairement dans cinq secteurs d’activité clés, qui concentrent près des deux tiers des emplois. L’industrie manufacturière arrive en tête, employant 20 % des frontaliers, notamment dans les départements du Doubs, du Jura et du Territoire de Belfort, où elle représente jusqu’à 45 % des emplois transfrontaliers. Le commerce et la réparation automobile suivent avec 14 %, tandis que les services administratifs et techniques regroupent 13 % des travailleurs. Enfin, les activités spécialisées, scientifiques et techniques (10 %) et le secteur de la santé et de l’action sociale (10 %) complètent le tableau.

Perspectives d’avenir

Si l’attrait pour la Suisse ne se dément pas, la baisse de l’affiliation à la Sécurité sociale française soulève des questions sur la compétitivité du système social hexagonal. Avec des salaires parmi les plus élevés au monde et un droit du travail plus flexible, la Suisse continue d’attirer toujours plus de travailleurs français, malgré un coût de la vie élevé. Reste à voir comment les tendances évolueront dans les prochaines années face aux réformes sociales et économiques des deux pays.

Infos +

Face à ces évolutions, l’Urssaf Franche-Comté a mis en place un guichet unique Cpam/Urssaf pour "faciliter les démarches administratives, notamment en cas de radiation". Par ailleurs, des partenariats avec des associations locales comme l’Amicale des Frontaliers ou l’Association d’Aide aux Frontaliers (ADF) ont été noués afin de "mieux informer les usagers". L’Urssaf propose également un chatbot et un voicebot accessibles en continu, ainsi qu’un service téléphonique et des webinaires pour aider les nouveaux affiliés à naviguer dans leurs obligations sociales.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Vous organisez des journées portes ouvertes en 2026 ? Pensez à l’agenda maCommune.info !

L’année 2026 est lancée, et avec elle la saison des journées portes ouvertes dans les établissements scolaires, d’enseignement supérieur et de formation professionnelle en Bourgogne-Franche-Comté. Pour assurer la visibilité de votre événement, pensez à le publier dans l’agenda de maCommune.info, qui dispose d’une rubrique spécialement dédiée aux journées portes ouvertes.

Paiement en titres restaurant dans les boutiques Hema : grogne chez les restaurateurs

C’est une enseigne non spécialisée dans l’alimentaire et pourtant, il est désormais possible de régler ses achats en titre restaurant chez Hema, une chaîne de magasins danoise proposant essentiellement de la décoration et équipement d’intérieur. Pourquoi ? Parce qu’on y trouve aussi quelques confiseries… La première organisation patronale de l'hôtellerie-restauration, l'Umih, a écrit le 24 décembre 2025 au ministre du Commerce Serge Papin pour l’”alerter" de cet agrément reçu par l’enseigne.

La Bourgogne-Franche-Comté au CES de Las Vegas pour soutenir ses entreprises

La Région Bourgogne-Franche-Comté sera présente du 6 au 9 janvier 2026 au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, le salon mondial de l’innovation technologique. L’objectif affiché est de promouvoir l’écosystème innovant régional et d’accompagner ses entreprises dans leur développement à l’international.

À Besançon, l’Espace Re.Source, un nouveau lieu d’activités dédié au bien-être et aux initiatives collectives

Un nouvel espace d’activités a ouvert ses portes à Besançon en octobre 2025, dans le quartier Léo Lagrange - Montrapon. Baptisé Espace Re.Source, ce local rénové est destiné à accueillir des professionnels indépendants, associations et porteurs de projets, notamment dans le secteur du bien-être. À l’origine du projet, Caroline Chauvez, psychomotricienne et praticienne en kinésiologie.

Sondage – L’inflation vous incite-t-elle à attendre les soldes pour acheter ?

À partir du mercredi 7 janvier 2026, les soldes d’hiver feront leur grand retour dans les magasins physiques comme sur les boutiques en ligne. Pendant un mois, elles offriront l’occasion de s’équiper à prix réduit : vêtements, chaussures, accessoires, mais aussi électroménager. Dans un contexte où le pouvoir d’achat de beaucoup de Françaises et de Français est mis à rude épreuve par l’inflation, ces promotions influencent-elles vos décisions d’achat ? Attendez-vous les soldes pour consommer ? C’est la question de notre sondage de la semaine.

À Dijon, la boulangerie Le Petit Mozart glisse de l’or dans la galette des rois…

Insolite • Alors que le cours de l’or poursuit sa progression, le Comptoir National de l’Or lance la quatrième édition de son opération spéciale Galette des Rois. À Dijon, l’enseigne s’associe cette année à la boulangerie Le Petit Mozart pour proposer un jeu-concours permettant de remporter des lingotins d’or...

Ce qui change ce 1er janvier 2026

Comme à chaque début de mois, nous vous informons de ce qui change pour votre porte-monnaie et dans vos habitudes dans tous les domaines. Santé, social, environnemental, transport, consommation… Voici ce qui change dès le 1er janvier 2026.
 
 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -2.14
nuageux
le 07/01 à 12h00
Vent
3.28 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
68 %