Etude Insee Bourgogne-Franche-Comté : un ménage sur trois exposé à la vulnérabilité énergétique

Publié le 19/12/2015 - 17:00
Mis à jour le 23/04/2019 - 17:13

Selon un rapport de l’Insee de décembre 2015 mené par Audrey Mirault (Insee Franche-Comté) et Christine Charton (Insee Bourgogne), 34% des ménages sont exposés à la vulnérabilité énergétique en Bourgogne-Franche-Comté. C’est davantage qu’en moyenne en France métropolitaine. Un climat plus froid, un parc de logements plus ancien et une plus faible urbanisation expliquent cette plus grande vulnérabilité régionale. 

Résider dans un logement ancien, se chauffer au fioul, ou vivre dans une grande maison alourdit le poids de la facture énergétique, surtout si le niveau de revenu est faible. La vulnérabilité liée aux dépenses en carburant augmente quant à elle avec l’éloignement des centres urbains où se concentrent emplois, équipements et services.

En Bourgogne-Franche-Comté, 419 000 ménages, soit 34 % de l’ensemble des ménages, consacrent plus de 8 % de leur revenu disponible à des dépenses en énergie pour leur logement ou plus de 4,5 % à des dépenses en carburant pour se déplacer en voiture pour aller au travail, étudier ou accéder aux principaux services de la vie quotidienne. Ces seuils de 8 % et 4,5 % reflètent des dépenses potentiellement importantes pour ces ménages qui se trouvent ainsi exposés à la vulnérabilité énergétique.

Dépenses de chauffage, première cause de vulnérabilité énergétique

En Bourgogne-Franche-Comté, 295 400 ménages consacrent une part importante de leur revenu pour chauffer leur logement, soit un ménage sur quatre. La facture annuelle moyenne d’un ménage s’élève à 1 560 euros dans la région pour 1 250 euros en France métropolitaine. Outre l’influence du climat, la facture de chauffage dépend du type de logement, de son ancienneté, du mode de chauffage et de sa surface. La vulnérabilité touche principalement des ménages résidant dans des logements anciens, construits avant 1975, année de l’application de la première réglementation thermique. Ces logements sont plus souvent mal isolés, surtout s’ils n’ont pas fait l’objet de rénovation. Ils sont également plus fréquemment chauffés au fioul, surtout lorsqu’il s’agit de maisons individuelles.

Chauffer une maison coûte en moyenne 1 800 euros par an en Bourgogne-Franche-Comté contre 1 200 euros pour un appartement.

La facture énergétique annuelle en chauffage varie de 1 200 euros pour les logements situés dans les communes densément peuplées à 1 750 euros pour les logements implantés dans les communes peu ou très peu denses. Cette facture pèse particulièrement dans le budget des ménages aux revenus modestes, et les expose plus fréquemment au risque de vulnérabilité énergétique. Au sein des communes peu ou très peu denses, ces ménages sont davantage présents dans le Morvan et le Haut-Nivernais pour la Nièvre, dans le nord et l’ouest de la Haute-Saône, dans le Jura et en Puisaye dans l’Yonne.

Vulnérabilité liée au carburant : forte en dehors des pôles urbains

La vulnérabilité énergétique concerne également les ménages qui consacrent plus de 4,5 % de leur revenu pour acheter le carburant nécessaire aux trajets contraints, soit pour se rendre au travail ou sur le lieu d’études, soit pour accéder aux services de santé et de la vie quotidienne. En Bourgogne-Franche-Comté, 181 800 ménages sont concernés, soit 15 % de l’ensemble des ménages contre 10 % en moyenne en France. La vulnérabilité énergétique liée aux déplacements touche davantage les zones peu denses, là où les ménages habitent loin des lieux d’emploi, d’équipements ou de services. Pour les ménages qui utilisent leur voiture pour se déplacer, la facture énergétique atteint en moyenne 870 euros par an. 

Insee Franche-Comté - Flash n° 23 "Un ménage sur trois exposé à la vulnérabilité énergétique en Bourgogne-Franche-Comté" est consultable en ligne.

Société

Autocollant antisémite à Besançon : la Licra demande l’ouverture d’une information judiciaire

+ ajout de la réaction de la Mrap • La Licra, ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, a souhaité dans un communiqué ce 9 mai 2026 suite à la découverte il y a quelques jours d’un autocollant antisémite apposé sur la pompe à essence d’une station-service de Besançon.

Marche LGBTQIA+ à Besançon : “C’est encore insupportable de savoir que deux hommes couchent ensemble”

La marche militante LGBTQIA+ (ou marche des fiertés) de Besançon se tiendra le samedi 16 mai 2026. Organisée par le collectif 17 mai, cet événement revendicatif et festif s’inscrit dans une dynamique locale initiée depuis 2020, avec le soutien de l'ancienne maire Anne Vignot et la participation de nombreuses associations du territoire. On en parle en détail avec Lucie Dernière Minute, responsable de l’organisation de l’évènement.

Besançon est-elle menacée par la mouvance “masculiniste” ?

La préfecture du Doubs organisait ce mercredi 6 avril un exercice de sécurité grandeur nature simulant une attaque terroriste menée par des assaillants se réclamant du courant “masculiniste”. Ce choix de scénario soulève des interrogations. Faut-il y voir une menace réelle pour Besançon ? Et cette mouvance vise-t-elle uniquement les femmes ? Éléments de réponse.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Attaque masculiniste au collège : un exercice grandeur nature avec deux morts simulés à Quingey

VIDÉOS + DIAPORAMA • Un exercice de sécurité civile grandeur nature s’est tenu mercredi 6 mai au collège Félix Gaffiot, dans la commune de Quingey. Organisée à l’initiative de Rémi Bastille, cette simulation visait à entraîner les différents services de secours et de gestion de crise à la prise en charge d’un événement provoquant de nombreuses victimes.

Dans le Doubs, la contestation de l’expulsion d’un ressortissant kosovar adressée au préfet

Dans une lettre ouverte datée du 22 avril 2026 et adressée au préfet du Doubs, le président du Collectif de Défense des Droits et Libertés des Étrangers (CDDLE) exprime son désaccord après l’expulsion d'un père de famille originaire du Kosovo, une mesure qui a conduit, selon la lettre, à la séparation de l’intéressé avec son épouse et leurs trois enfants restés en France à ce moment-là.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.13
légère pluie
le 11/05 à 03h00
Vent
1.86 m/s
Pression
1007 hPa
Humidité
87 %

Sondage