Viabilité hivernale : le Département du Doubs s’adapte au changement climatique

Publié le 13/11/2024 - 14:45
Mis à jour le 14/11/2024 - 16:41

Le dérèglement climatique a profondément affecté la cartographie du risque hivernal du département. Celle-ci a évolué de façon significative et donc contraint le Département du Doubs à s’adapter et revoir l’ensemble de son plan d’organisation de viabilité hivernale qui n’avait plus été modifié depuis six ans. Celui-ci nous a été présenté le 8 novembre 2024 lors d’une conférence de presse du Département. 

Pour le Département du Doubs, il ne fait aucun doute que le réchauffement climatique est bien présent et qu’il a, de ce fait, une incidence sur le trafic routier. Face aux évolutions climatiques et aux données météorologiques fournies par Météo France, les paramètres de traitement des routes du Doubs ont ainsi dû être réexaminés.

Il a ainsi été mis en évidence que, si au début des années 80, le Doubs était classé aux deux niveaux les plus hauts, soit "H3" pour "zone à hiver assez rigoureux" et "H4" pour "zone à hiver rigoureux", "une grande partie de notre territoire relève maintenant de niveaux H1 et H2" a révélé Florence Rogeboz, vice-président du Département du Doubs en charge des mobilités et des infrastructures. 

Des hivers moins rudes surtout dans le nord-ouest du Doubs

Seule la frange sud-est du territoire, en frontière avec la Suisse, est encore "régulièrement soumise à des phénomènes météorologiques hivernaux dégradant significativement les conditions de circulation" précise le Département. Alors que la limite nord-ouest du département est, elle, dorénavant bien moins exposée et présente une météorologie hivernale "proche de celle des territoires côtiers méditerranéens ou atlantiques des années 80" fait remarquer Florence Rogeboz.

© Département du Doubs

Conséquence directe, une activité de plus en plus faible pour les équipes d'intervention (régie et partenaires privés), notamment sur les secteurs de plaine.

Face à un tel constat, le Département a donc dû s’adapter et faire évoluer son organisation du dispositif hivernal déployé sur le territoire d’octobre à début avril pour le Haut-Doubs et de mi-novembre à mi-mars pour les secteurs de Montbéliard et Besançon. 

Un recours moindre aux prestataires privés

Cette nouvelle organisation, qui n’avait pas été revue depuis 2018, permet d’ajuster les moyens aux réalités climatiques actuelles et davantage informer l'ensemble des acteurs sur le service rendu et ses limites. Cela dans l’objectif de toujours "garantir de bonnes conditions de circulation sur les routes département tout au long de l’année" a rappelé Forence Rogeboz. 

Les niveaux de service ont ainsi été redéfinis sur les 111 circuits de déneigement en fonction du trafic et de leur forte exposition ou non aux aléas météorologiques. Cela aura également pour conséquence "d’avoir un recours moindre aux prestataires privés" a prévenu la vice-présidente surtout sur les secteurs de plaine.

Trois niveaux de service pour 3690 km de routes : 

  • N1 : 970 km de routes. Interventions entre 4h et 22h pour garantir de bonnes conditions de circulation sur des routes qui supportent les grands flux pendulaires et de transit.
  • N2 : 2150 km de routes. Interventions entre 4h-7h et jusqu’à 20h pour des conditions de sécurité "acceptables" durant la période où le trafic est significatif. Ce niveau concerne la majeure partie des routes départementales avec un trafic principalement local. 
  • N3 : 570 km de routes où le trafic est faible. Il s’agit des routes les moins empruntées du Doubs où l’objectif est simplement de maintenir des routes praticables pour les véhicules équipés. 

Augmentation des interventions pour les chutes d'arbres

Dans ce nouveau plan de viabilité hivernale, le Département du Doubs a également dû intégrer la prise en compte d’un phénomène de plus en plus récurrent. "Nous ne sommes plus uniquement sur du salage ou du déneigement" a indiqué Florence Rogeboz. Les agents doivent désormais faire face à "un phénomène qui s’accélère" celui de la chute d’arbre.

Les moyens matériels et humains restent cependant identiques à raison de 250 agents dédiés à la viabilité hivernale et d’au moins un engin par circuit. En période hivernale, ce sont donc au minimum 111 engins de déneigement qui sont déployés de façon simultanée. Enfin, si durant l’hiver 2023/2024, 4 millions d’euros avaient été consacrés à la viabilité hivernale, le budget moyen avoisine les 5 millions d’euros par an, hors masse salariale. 

La viabilité hivernale en chiffres :

  • 1000 à 1 500 patrouilles chaque hiver.
  • 1500 à 2 000 interventions d'engins de service hivernal du Département.
  • Plus de 200 000 km effectués chaque hiver par les engins de service hivernal de la régie et des entreprises privées pour le déneigement et le traitement de routes départementales.
  • Près de 3 700 tonnes de sel épandues par la régie l'hiver dernier. Lors d'un hiver moyennement rigoureux, ce chiffre peut s'élever à 10 000 tonnes comme ce fut le cas durant l’hiver 2017-2018.
  • 10 à 15 grammes au mètre carré: dosage moyen de « sel utile » répandu sur les routes.
  • 1000 à 1 500 m3 de saumure épandus chaque hiver.
  • 29 webcams installées le long des routes départementales et consultables par les usagers (site www.inforoute25.fr)
  • 16 conventions avec le bloc communal pour assurer les prestations de déneigement et de salage le cas échéant, sur le réseau de desserte.
  • Deux conventions actives avec les départements voisins.

Transports

" Angles morts " : une nouvelle campagne à Besançon pour plus de vigilance près des tramways et des bus

Kéolis Besançon Mobilités a décliné ce mercredi 23 septembre 2026 la campagne lancée au niveau national pour sensibiliser les usagers aux abords des tramways et des bus. À cette occasion, il était possible de tester sa réactivité et la vision d’un conducteur de bus et d’identifier les angles morts…

Besançon : LFI s’oppose au retour des voitures sur le pont de la République

Le groupe d’opposition La France insoumise au conseil municipal de Besançon réagit, dans un communiqué du 15 septembre 2026, aux déclarations de Ludovic Fagaut, qui souhaite ”rendre le pont de la République aux voitures”. Les élus défendent une réduction de la circulation automobile dans la Boucle et davantage de séparation entre les différents modes de transport.

Ginko lance " Ginko Vox " pour écouter ses clients et " porter leurs voix " au plus haut

Depuis ce mardi 15 septembre, Ginko lance Ginko Vox, sa nouvelle plateforme d’écoute et de participation dédiée aux mobilités du réseau. Objectif : "mieux écouter les usagers, les associer à l’évolution des services et porter leur voix au sein des différentes directions de Ginko."

Challenge de la mobilité dans le Grand Besançon : et si les trajets domicile-travail se faisaient autrement ?

Du 14 au 20 septembre 2026, Grand Besançon Métropole participe à la sixième édition du Challenge régional de la mobilité. Entreprises et salariés du territoire sont invités à délaisser, le temps d’une semaine, la voiture individuelle au profit de la marche, du vélo, des transports en commun ou du covoiturage.

À Besançon, 3.450 signatures recueillies contre la réouverture du Pont de la République aux voitures

Lancée le jeudi 10 septembre 2026 en collaboration avec l’AVb et Trottoirs libres et Alternatiba Besançon, la pétition a recueilli 3.450 signatures sur les 4.000 attendues. Pour rappel, cette dernière vise à ne pas rouvrir le pont de la République, fermé sous le mandat d’Anne Vignot et dont la réouverture a été promise durant la campagne de l’actuel maire, Ludovic Fagaut.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.44C°
nuageux
le 28/09 à 02h00
Vent
1.47 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
85 %

Sondage