Lactalis dément avoir continué à vendre du lait en poudre potentiellement contaminé

Publié le 25/10/2018 - 08:25
Mis à jour le 26/10/2018 - 10:36

Après le lait infantile, les desserts ? Accusé par le Canard Enchaîné et une association de victimes d’avoir écoulé 8.000 tonnes de lait en poudre potentiellement contaminé, Lactalis s’est défendu ce mercredi 24 octobre 2018 de tout manquement, moins d’un an après un scandale de contamination à la salmonelle.

Au cœur de la tourmente: l'usine de Craon (Mayenne) dont les produits pour enfants avaient rendu 53 enfants malades de la salmonellose, fin 2017. Selon le Canard Enchaîné paru mercredi qui s'appuie sur des documents de la préfecture de la Mayenne, 8.000 tonnes de lait en poudre sortant de la même usine se sont retrouvés en vente après le scandale, dans des flans industriels et des desserts, notamment.

"Alors que tous les produits infantiles fabriqués à l'usine de Craon depuis avril 2017 ont été retirés et rappelés de la vente, suspectés d'être contaminés aux salmonelles, la poudre de lait fabriquée dans la même usine à la même période et destinée aux préparations industrielles (glaces, pâtisseries, etc.) a été écoulée sans encombre et sans que quiconque chez Lactalis ne vienne à s'interroger sur sa salubrité", a dénoncé de son côté l'Association des familles victimes du lait contaminé à la salmonelle (AFVLCS).

Des "accusations sans fondement"

Mais Lactalis l'assure: les 8.000 tonnes ne proviennent pas de la même tour de séchage que les laits infantiles responsables de la salmonellose. Ces laits en poudre pour adultes ont été fabriqués dans "la tour 2 non objet de la contamination et conditionnées sur un circuit d'ensachage indépendant", affirme le groupe dans un communiqué.

Le groupe qui "condamne fermement" des "accusations sans fondement", dans son communiqué, souligne que le phénomène de contamination a "toujours été limité à la tour 1".

L'entreprise Lactalis sera "sévèrement sanctionnée" si elle a fraudé, car "il n'y a aucune place pour l'approximation quand il s'agit de la santé des Français", a averti le porte-parole du gouvernement , Benjamin Griveaux, lors de son compte-rendu du Conseil des ministres.

Pas de rappel imposé pour la tour 2

En décembre, lorsque le scandale de la contamination avait éclaté, l’État avait imposé le rappel des laits infantiles sortis de la tour de séchage numéro 1 de l'usine de Craon.

Dans la tour numéro 2, les laits infantiles avaient été rappelés par précaution par Lactalis mais pas les poudres pour adulte.

"Les 8.000 tonnes de lait pour adulte qui ont été produites sur le même site Lactalis entre mi-février et fin novembre 2017 n'ont pas été concernées par le rappel imposé par l'État le 9 décembre 2017 car elles ne présentaient pas les mêmes risques et sont issues d'une autre tour de séchage", la tour n°2, a confirmé la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans un communiqué.

"Aucun élément de l'enquête n'a conduit (...) à imposer une mesure de rappel plus large incluant les laits pour adulte", a poursuivi la Répression des fraudes.

Neuf mois d'enquête

Après plus de neuf mois d'une vaste enquête préliminaire, le pôle santé publique du parquet de Paris a ouvert début octobre une information judiciaire contre X pour "tromperie sur les qualités substantielles des marchandises", "blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à trois mois" et "inexécution par un exploitant du secteur alimentaire de procédures de retrait ou de rappel d'un produit préjudiciable à la santé".

Au total, Lactalis avait été contraint de rappeler l'ensemble de la production de lait infantile de son usine de Craon, distribuée dans 83 pays, après la découverte de cette contamination.

Il a depuis repris la production et ses laits infantiles sont de retour dans les rayons depuis septembre.

Les salmonelloses sont des intoxications alimentaires allant de la gastroentérite bénigne à des infections plus graves. Elles sont potentiellement plus dangereuses pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou affaiblies.

(Source AFP)

Santé

Canicule : la CGT du Centre hospitalier de Novillars réclame des mesures durables

Alors que le Doubs est placé en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, la CGT du centre hospitalier de Novillars prend acte des mesures annoncées par la direction à l’issue de la cellule de crise du 25 juin. Brumisateurs, aménagements d’horaires, suspension de certaines activités et adaptations organisationnelles apportent, selon le syndicat, une réponse immédiate à la situation. La CGT rappelle toutefois avoir alerté la direction dès septembre 2025 sur la nécessité d’anticiper des épisodes de fortes chaleurs devenus récurrents.

Canicule à Pontarlier : le CHI de Haute-Comté active le “Plan Bleu” dans ses EHPAD

Face à l'épisode de fortes chaleurs annoncé ces prochains jours, le Centre hospitalier intercommunal (CHI) de Haute-Comté a déclenché le "Plan Bleu" dans l'ensemble de ses établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Objectif : assurer la sécurité, le bien-être et la prise en charge des résidents les plus vulnérables.

Chaleur : les parents de l’école de Bregille interpellent la Ville de Besançon sur les conditions d’accueil

Les parents d'élèves de l'école de Bregille Plateau ont adressé, le 25 juin 2026, une lettre ouverte au maire de Besançon afin d'alerter sur les conditions d'accueil des enfants lors des épisodes de fortes chaleurs. Le courrier, également transmis au préfet du Doubs, au directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN), à l'inspecteur de l'Éducation nationale de Besançon 1 et à la directrice du service Éducation de la Ville, demande la mise en œuvre de mesures d'urgence et d'aménagements durables.

Les produits “spécial été” sont-ils vraiment bons pour la santé ? Valentine Caput répond…

Chaque été, les rayons des supermarchés se remplissent de boissons et desserts présentés comme légers, naturels ou adaptés à une alimentation équilibrée. Mais derrière les promesses marketing, que valent réellement ces produits ? Notre diététicienne bisontine Valentine Caput nous en parle.

Canicule : le Snes-FSU dénonce une absence de consignes globales dans l’académie de Besançon

Alors que l’académie de Besançon est placée en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, le Snes-FSU critique la gestion de la situation par les autorités académiques. Le syndicat estime que les établissements sont contraints de faire face seuls à des conditions de travail et d’enseignement particulièrement difficiles.

Canicule : les 8 départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge à partir de jeudi

Météo-France a placé l’ensemble des huit départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge canicule à compter de la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juin 2026. Cette décision intervient dans le cadre d’un épisode de chaleur exceptionnel qui touche une grande partie du territoire national et qui devrait atteindre son paroxysme jeudi. Selon Météo-France, la vigilance rouge correspond à une situation météorologique ”d’intensité exceptionnelle” susceptible d’avoir des impacts sanitaires majeurs sur l’ensemble de la population.

La cancoillotte, le fromage qui pourrait bien détrôner le skyr dans les réfrigérateurs des Français(es)

Longtemps cantonnée aux tables de Franche-Comté, la cancoillotte est en train de vivre une seconde jeunesse. Ce fromage fondu à l'apparence modeste s'impose désormais comme la nouvelle coqueluche des réseaux sociaux, des adeptes de fitness et des consommateurs soucieux de leur alimentation. Au point de menacer le règne du skyr, ce produit laitier venu d'Islande qui occupait jusqu'ici le devant de la scène des aliments riches en protéines.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.59
couvert
le 29/06 à 08h00
Vent
0.74 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
96 %

Sondage