Dijon, capitale de la Bourgogne Fc : les premières réactions

Publié le 31/07/2015 - 18:17
Mis à jour le 23/04/2019 - 17:14

Des arbitrages équilibrés entre Besançon et Dijon pour Marie-Guite Dufay, le déclin irrémédiable de Besançon pour l’UDI Philippe Gonon, une mainmise totale de la Bourgogne pour Jean-Philippe Allenbach, voici les réactions du monde politique après la répartition des directions administratives et l’annonce de la désignation sans surprise de Dijon, comme capitale « provisoire » de la future grande région.

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Jean-Louis Fousseret, maire PS de Besançon 

"Je suis satisfait, ça n’a pas été facile, mais je dois dire que la parole du Premier ministre et celle du président de la République et du médiateur a été respectée. Ce qui a été annoncé a été tenu. Nous avons le rectorat de région, capitale universitaire, la Dréal, le siège de l'Insee et ce qui touche à l'économie (...) Il faut bien comprendre qu'il s'agit des directions administratives. Le directeur, son secrétariat et son environnement proche. Mais je tiens à préciser que l'ensemble des services reste ici. Ce ne sont pas l'ensemble des services qui partent de Besançon ou de Dijon".

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Jean-Philippe Allenbach, président du mouvement de Franche-Comté

"Nous, Francs-Comtois, avons  tout à perdre et rien à gagner (…) Après la perte de la capitale régionale, suivront demain celle de notre assemblée, de notre budget, de notre drapeau avec le lion comtois et de bon nombre d'emplois, avec, au bout du compte, la mainmise totale de la Bourgogne sur tous nos atouts industriels (Peugeot, Alstom...) et géographiques comme notre proximité avec la Suisse et l'Allemagne. Pire, les élus bourguignons auront toujours la majorité dans la nouvelle assemblée ce qui leur permettra de pouvoir privilégier leur propre territoire , en cas de choix d’investissement à faire, et également de pouvoir, l'année prochaine, imposer Dijon comme siège du futur Conseil régional". 

Marie-Guite Dufay, présidente PS de la région Franche-Comté

La Présidente de la région Franche-Comté salue "le maintien par l’État de ses engagements concernant la répartition des différentes fonctions stratégiques de l’État, garantie d’un juste équilibre entre les territoires". Pour Marie-Guite Dufay , si Dijon se voit investie du statut de capitale régionale,  Besançon  est "confortée" selon elle "dans son rôle de pôle économique et environnemental majeur".

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 Philippe Gonon, Conseiller municipal à Besançon, Vice président UDI du Doubs 

"Depuis des années, l’hémorragie vidait  Besançon de sa substantifique moelle : banque, RFF, Chambre des comptes, etc. Ce 31 juillet 2015 ne fait que confirmer le déclin irrémédiable de notre ville : capitale régionale  à Dijon, préfecture de région à Dijon, conseil régional à Dijon, ARS à Dijon , Finances publiques à Dijon,  DRAC à Dijon. Combien de centres de décision et d’emplois perdus par Besançon aujourd’hui et combien d’emplois demain ne rejoindront pas notre région ? Tout le territoire comtois risque de subir les conséquences de cet assèchement, dans un premier temps public, puis demain privé : perte d’influence,  perte d’attractivité,  perte d’emplois …."

Yves Jego, 1er Vice-président de l'UDI  

Jean Rottner, Délégué national aux Elus locaux  (Les Républicain)

"Nous dénonçons une nouvelle fois une réforme territoriale bâclée.Le gouvernement reste sourd au mécontentement des élus locaux en imposant une réforme technocratique peu respectueuse des territoires. Comment prétendre défendre la décentralisation en annonçant, comme le fait Manuel Valls, la liste des futures capitales régionales depuis Paris ?"

Christophe Grudler, chef de file Modem Bourgogne-Franche-Comté

"Ce n'est pas une surprise. Pour nous, Mouvement Démocrate, ce n'est pas la question la plus essentielle pour l'avenir. La vraie question est de savoir comment seront maintenus les équilibres entre tous les bassins de vie composant cette grande région. Clairement, Dijon n'a pas vocation à être le centre d'un bassin de vie unique pour la Bourgogne et la Franche-Comté (...) Il faut donc mettre en place un modèle de gouvernance qui respecte tous les bassins de vie, qu'ils soient en Franche-Comté ou en Bourgogne : cela passe par une organisation fédérale de l'espace, avec la décentralisation de moyens régionaux dans les villes grandes et moyennes
Dans ce cadre, l'idée du gouvernement de créer des postes de "présidents délégués" en charge spécifique des "anciennes régions" (dont la Franche-Comté) est une erreur : cela consiste à recréer le "temps de seigneurs", avec un duc et une grande baronnie qui lui est inféodée. Il y a plus moderne comme modèle de gestion ! Et cela risque de faire perdurer les antagonismes entre Bourgogne et Franche-Comté, alors que le sens de l'Histoire est de les apaiser."



fusion des régions

Fusion des régions Bourgogne Franche-Comté : “un résultat perdant-perdant” selon Alain Joyandet

Dans un communiqué du 7 décembre 2020, le président de la commission des Finances de la région Bourgogne Franche-Comté livre les résultats de son analyse de la gestion financière de la région au cours du mandat qui s’achèvera en 2021. Pour lui, la fusion des deux régions est « perdant-perdant » tandis que l’objectif était de réaliser une opération « gagnant-gagnant ».

Fusion Bourgogne-Franche-Comté : les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 2,2 % entre 2015 et 2018

Trois régions sur treize ont réduit leurs dépenses de fonctionnement après la réforme territoriale de la fusion des régions. En Bourgogne Franche-Comté, les dépenses de fonctionnement – à périmètre constant – ont augmenté de 2,2 % entre 2015 et 2018.

Réforme territoriale : le coup de gueule de Gérard Quété, maire de Vuillafans

A la veille de la visite de la secrétaire d’État en charge des collectivités territoriales en Bourgogne Franche-Comté pour parler de la fusion des régions et de la réforme territoriale, nous avons reçu du maire de Vuillafans (village de 800 habitants de la vallée de la Loue) cette prise de position sans ambiguïté aucune concernant les communes de la réforme territoriale en cours et de son impact sur les communes.

Réforme territoriale : Jean-François Longeot “inquiet” pour les territoires ruraux

S’étant opposé contre l’adoption définitive de la Proposition de la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) le 16 juillet dernier, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a été reçu le 23 août 2016 au ministère de l’aménagement du territoire pour défendre l’avenir du monde rural.

Philippe Gonon : la dérive de nos institutions locales

Promulguée le 7 août 2015, la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République confie de nouvelles compétences aux régions et redéfinit clairement les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale. Philippe Gonon, vice président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) du Doubs craint un « court-circuitage » des instances locales. 

Politique

Municipales dans le Doubs : les dépôts de candidatures officiellement lancés !

Depuis ce mercredi 11 février, les candidates et candidats aux élections municipales des communes du Doubs, comme partout en France, peuvent officiellement déposer leur dossier en préfecture ou en sous-préfecture. À Besançon, les agents de la préfecture reçoivent mandataires et candidats en personne afin d’enregistrer l’ensemble des informations requises, dans le strict respect du cadre légal.

Municipales à Besançon : quatre candidats détaillent leurs priorités pour la santé avec la CPTS

À l’approche des élections municipales, la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) CaPaciTéS Besançon et Métropole a interrogé les candidats à la mairie de Besançon sur leurs priorités en matière de santé. Objectif affiché : mieux comprendre "quels choix demain pour la santé des Bisontins" et "comment agir ensemble pour améliorer l’offre de soins " selon la CPTS. Quatre candidats sur six ont répondu à cette sollicitation : Éric Delabrousse, Ludovic Fagaut, Séverine Véziès et Anne Vignot.

Politique économique du Département du Doubs : l’opposition dénonce un soutien orienté vers des patrimoines privés

Le groupe d’opposition Doubs sociale, écologique et solidaire (DSES) au Département du Doubs a publié, le 9 février 2026, un communiqué critique à l’égard du dispositif économique départemental baptisé ”Le Doubs investit”. Les élus y dressent un bilan qu’ils jugent très éloigné des objectifs affichés de soutien à l’économie locale.

153,3 M€ de financement régionaux votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Besançon vendredi 6 février 2026, les élus ont adopté 153,5 millions d’euros de financements régionaux destinés à soutenir l’économie, l’agriculture, l’aménagement du territoire ou encore la Culture et le patrimoine. Zoom sur quelques dossiers. 

Face à “l’explosion des refus d’obtempérer”, Laurent Croizier écrit au ministre de l’Intérieur

Face à l’augmentation jugée "alarmante" des refus d’obtempérer, le député Laurent Croizier a adressé un courrier au ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, le 6 février dernier pour renforcer les sanctions à l’égard des auteurs, apprend-on dans un communiqué du 9 février 2026. 

Municipales 2026 : Séverine Véziès lance “un simulateur de programme”. C’est quoi ?

La liste ”Faire mieux pour Besançon”, soutenue par la France insoumise et dont la tête de liste est Séverine Véziès, propose un programme autour de quatre piliers, 30 engagements et plus de 200 mesures. Dans le but que les électrices et les électeurs prennent connaissance des mesures qui les concerneront selon leur âge, leur situation professionnelle et familiale et leur mode de transport, un simulateur de programme a été lancée mardi 10 février 2026.

Municipale 2026 à Besançon : Eric Delabrousse propose 10 mesures autour de la santé

Pass' Sport-Santé, bus de prévention-santé itinérants, dispositifs d'écoute et d’accompagnement… Eric Delabrousse, candidat Horizons à l’élection municipale de Besançon a annoncé ce mois de février 2026 plusieurs mesures phares autour de la santé qu’il aimerait mettre en place s’il est élu à la municipalité.

Municipales à Besançon : Séverine Véziès (LFI) compte fermer le zoo de la Citadelle

Dans le cadre des élections municipales à Besançon, la candidate Séverine Véziès a pris position sur la question de la condition animale. L’association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) indique dans un communiqué du 4 février 2025 qu'elle s’engage à "agir pour la condition animale, notamment à fermer le zoo municipal et à placer les animaux dans des sanctuaires."

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