Selon le syndicat, ces mobilisations visent à contester des décisions gouvernementales jugées préjudiciables au secteur agricole.
Des moyens de maintien de l’ordre jugés excessifs
FO, par la voie de Frédéric Vuillaume, son secrétaire général dans la région, affirme que les forces de l’ordre ont eu recours à des dispositifs importants lors de ces manifestations. Le syndicat évoque "des moyens totalement disproportionnés", citant notamment "gaz lacrymogène, arrestations abusives, utilisation de véhicules blindés Centaure anti-émeute, hélicoptères".
Selon le texte, ces moyens auraient été utilisés "pour les empêcher d’exercer leur droit fondamental de manifester et de contester les décisions politiques du gouvernement".
Une dénonciation inscrite dans la durée
Le syndicat indique que cette position ne s’inscrit pas dans un contexte ponctuel, mais dans une critique qu’il dit formuler depuis plusieurs années. Il écrit en effet : "notre syndicat dénonce haut et fort cette dérive autoritaire du pouvoir, ces graves entraves aux droits de manifester et à la liberté d’expression."
Un parallèle avec d’autres mouvements sociaux
Dans son communiqué, Force Ouvrière établit un lien entre la situation des agriculteurs et d’autres mobilisations sociales récentes. Le syndicat évoque "cette méthode brutale et violente orchestrée par le gouvernement" qui aurait été "employée par les forces de l’ordre pour terroriser et faire taire le mouvement de révolte des gilets jaunes, les anti-pass, la réforme des retraites etc." Le texte précise également : "Nous l’avons subie et nous la subissons encore comme toutes les personnes qui osent contester la politique mortifère du gouvernement."
Un soutien affiché aux manifestants interpellés
Le syndicat affirme enfin apporter son appui aux personnes concernées par les interpellations. Il déclare : "Bien évidemment notre syndicat apporte son soutien aux personnes arrêtées abusivement et au mouvement de contestation légitime des agriculteurs."


