Il manque 10.000 dons de plasma d’ici la fin de l’année en Bourgogne-Franche-Comté

Publié le 07/10/2025 - 18:00
Mis à jour le 08/10/2025 - 08:13

VIDEO • "Donner son sang, c’est donner son plasma". C’est le message que souhaite faire passer l’établissement français du sang ce 7 octobre 2025, jour de collecte sur le site de la Bouloie à Besançon.

Encore peu connu du grand public, le don de plasma est essentiel pour personnes atteintes de maladies chroniques, maladies auto-immunes ou encore de cancers.

Objectif : limiter l’importation de médicaments dérivés du plasma en provenance des Etats-Unis

"En France, 500.000 personnes bénéficient du don de plasma de l’EFS et 500.000 autres de médicaments dérivés du plasma par an", explique le Dr Christophe Barisien, directeur de la collecte et de la production de produits sanguins labiles. Un seul laboratoire français produit ces médicaments, mais pour répondre à la demande, la plupart proviennent d’importation et notamment des Etats-Unis.

Un problème de souveraineté, certes, mais aussi d’éthique pour le Dr Fanny Delettre, directrice de l’Établissement français du sang Bourgogne-Franche-Comté : "Aux Etats-Unis, les donneurs sont payés pour donner leur plasma. Ce ne sont pas nos valeurs. D’autant plus que la fréquence des prélèvements n’est pas la même qu’ici. En France, on peut donner son plasma une fois toutes les deux semaines. Aux Etats-Unis, il est possible de le donner deux fois par semaine…".

Depuis le début de l’année 2025, 20.000 dons de plasma ont été effectués en Bourgogne-Franche-Comté sur un objectif de 31.000 dons.

"Le don de plasma est encore peu connu. En France, on estime à 4 % les personnes en âge de donner leur sang qui le font. Pour le plasma, ce chiffre est à 1,2% environ", précise Christophe Barisien.

Comment se passe un don de plasma ?

Le don du sang peut être effectué dans les maisons de collecte ou lors d’événement comme ce mardi sur le campus universitaire. Le don de plasma, lui, doit être réalisé uniquement dans les maisons de collecte (il convient de prendre rendez-vous par téléphone, en ligne ou encore sur l’application). Il prend un peu plus de temps (comptez 1h30 au total).

Concrètement, vous êtes assis (vous pouvez lire, travailler sur votre ordinateur) tout en étant connecté à une machine qui collecte votre sang. Elle le tri (plaquettes, globules rouges, blancs, plasma…) et ne prend que le plasma et vous réinjecte le reste. Les personnes faiblement anémiées peuvent donc le faire, tout comme les sportifs qui ne perdront pas de globules rouges.

Pour résumer, une personne venant faire don de son sang à la maison du don peut tout aussi bien donner son plasma.

Infos +

Pour la petite histoire, les premiers dons de plasma ont été réalisés pour des blessés de guerre. Ils ne se sont démocratisés que dans les années 80 où les premières machines aphérèses (extracteurs de sang) ont été mises en fonctionnement directement au bras du donneur.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Santé

Épidémies et grève des médecins : le système de santé régional sous tension en Bourgogne Franche-Comté

La région Bourgogne Franche-Comté traverse depuis plusieurs semaines une période de forte pression sanitaire, liée à la circulation de plusieurs virus hivernaux et à un mouvement de grève des médecins libéraux. L’Agence régionale de santé (ARS) affirme toutefois rester en capacité d’assurer la continuité des soins dans un communiqué du 9 janvier 2026.

Stimuler le cerveau sans chirurgie : un chercheur bisontin au cœur d’un ouvrage international

Un nouvel ouvrage collectif, Le Manuel de la stimulation cérébrale transcrânienne non invasive dans le domaine cognitif : méthodes, psychophysiologie, neuroamélioration et applications thérapeutiques, est paru le 8 décembre 2025 et dresse un état des lieux approfondi des connaissances et des perspectives dans le champ de la neuromodulation cérébrale. L’ouvrage est co-édité notamment par le professeur Vincent Van Waes, directeur du Laboratoire de Recherches intégratives en neurosciences et psychologie cognitive (UMR INSERM 1322) à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon.

Jobs d’été 2026 : le CHU de Besançon ouvre ses recrutements aux étudiants

Le CHU de Besançon lance sa campagne de recrutement pour les jobs d’été 2026. Comme chaque année, l’établissement hospitalier propose environ une centaine de remplacements destinés aux étudiants pendant la période estivale, qui s’étend du 15 juin au 30 septembre. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et jusqu’au 27 février 2026.

Épiphanie : la Brioche des rois d’Anne Sallé pour lâcher-prise…

L'anti-stress avec Anne Sallé • L’Épiphanie pointe le bout de son nez avec son parfum d’amandes ou de fleurs d'oranger, de beurre chaud et de convivialité. On tire les rois, on cherche la fève… c'est jouissif, mais il ne faudrait pas oublier l’essentiel : le plaisir simple d’être ensemble. Et si, dans notre quotidien souvent pressé, la galette devenait bien plus qu’une tradition gourmande : un véritable moment de bien-être comme Anne Sallé, notre coach anti-stress, vous y invite tant.

Les conseils de Valentine Caput : et si en 2026 on arrêtait de se prendre la tête avec son assiette ?

L'oeil de la diet' • En ce début d'année, les bonnes résolutions fleurissent : manger mieux, faire attention, perdre quelques kilos... Souvent avec beaucoup de bonne volonté et parfois un peu trop de sévérité... On fait le point avec notre nutritionniste Valentine Caput qui vous délivre les bons conseils pour débuter sereinement 2026. 
 

Qualité de l’air en Bourgogne Franche-Comté : une hausse des particules fines observée en cette fin d’année

Depuis plusieurs jours, la qualité de l’air se dégrade sous l’effet d’une hausse des concentrations en particules fines. Selon les informations d'Atmo Bourgogne Franche-Comté lundi 29 décembre 2025, "les concentrations en particules fines augmentent progressivement". Les conditions météorologiques actuelles expliquent en grande partie cette situation : un temps froid et sec favorise leur accumulation dans l’air, en limitant leur dispersion.

Don du sang : les réserves fragilisées par les fêtes de fin d’année

"Et si, cette année, le plus beau cadeau n’était pas sous un sapin ?" C’est par cette question que l’Établissement français du sang interpelle pour rappeler "que le plus beau des cadeaux c’est de donner" son sang surtout dans une période comme celles des fêtes de fin d’année où "la mobilisation est plus que jamais nécessaire". 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.99
couvert
le 13/01 à 00h00
Vent
1.81 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
94 %