Hacking Health à Besançon : des défis lancés à résoudre en 48h chrono...

Publié le 20/09/2018 - 15:39
Mis à jour le 17/11/2020 - 18:59

L’événement Hacking Health revient pour une seconde édition du 19 au 21 octobre 2018 dans les locaux de l’hôpital Saint-Jacques de Besançon. Au programme, un marathon de l’innovation de 48h non-stop où une trentaine de problématiques seront exposées par des patients ou professionnels de santé qui seront aidés pour les résoudre. Autre point clé de cette édition 2018 : le showroom de l’innovation…
 

Organisé par le Grand Besançon, le Pôle des Microtechniques et le Centre Hospitalier Universitaire, le concept Hacking Health est né au Canada et Besançon a suivi quelques grandes villes lors de son arrivée en France. "Le mouvement va s'amplifier, les fondateurs du Canada vont venir voir le Hacking Health de Besançon", précise Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon et président du Grand Besançon qui précise que cet événement s'inscrit dans la continuité du label la "French Tech" et de la Bio innovation en construction sur les Hauts-du-Chazal.

En quoi consiste le Hacking Health ?

Les porteurs de projets (patients du CHU ou autres professionnels de santé tels que les médecins, les infirmiers ou encore des étudiants en Master) exposent leur problématique (souvent une à laquelle ils ont été confrontés) et essaient de trouver des personnes lors du marathon pour la résoudre. Au total, sur 30 problématiques, 300 personnes se rendront sur le site afin de trouver une solution aux problèmes.

"Le Hacking Health de l'an dernier a été une réussite. Pour nous, c'est une opportunité extraordinaire. Le CHU s'est mis en quatre pour pouvoir adapter nos locaux au Hacking Health", explique Macha Woronoff-Lemsi, présidente DRCI et vice-présidente Recherche du Centre Hospitalier Universitaire de Besançon,

Exemple de problématique exposée lors de la conférence du docteur Morel, directeur de l’Établissement Français du Sang Bourgogne-Franche-Comté : un plasma met 20 minutes à décongeler et lors d'un transfert, les secours présents dans l'hélicoptère doivent attendre sa décongélation pour partir. Il était donc nécessaire de gagner des minutes. Maintenant, une méthode a permis de réduire ce temps de décongélation à six minutes.

Quelles sont les problématiques exposées cette année ?

Ce 20 septembre, 17 problématiques sont déjà inscrites en ligne sur www.hh-besancon.fr . Au total, le Hacking Health 2018 devrait en compter une trentaine.
Macha Woronoff-Lemsi a notamment relevé quelques projets pour le moins insolites :

  • Boxe Addict avec Marie-Hélène Guyat. Le défi est d'élaborer un système, une application ou autre pour enregistrer et visualiser la corrélation entre la hausse de séances de boxe et la baisse de la consommation de produits psychoactives (cannabis).
  • Mieux préparer le passage à la chirurgie et donc à l'anesthésie grâce à l'hypnose (proposé par Audrey Amiotte)
  • La réanimation infantile : le défi est de créer un outil facilitant les calculs et permettant de stocker les algorithmes pour faciliter le travail des soignants.
  • Un test d'évaluation des patients pour devenir "acteur de son état de santé" pour les maladies chroniques (proposé par Bérenger Martin)
  • L'injection unique pour traiter le diabète (proposé par Elodie Bachraty)
  • Concernant l'autonomie et le handicap : le défi est de développer un dispositif souple et léger qui continue à l'autonomie dans ces mouvements de la vie quotidienne. Ou encore la motorisation amovible universelle pour fauteuils roulants manuels.

Du côté du pôle des microtechniques, Pierre Vivien, le directeur, se réjouit de l'ampleur du Hacking Health à Besançon et à souhaité rappeler l'importance du rôle des microtechniques : "L'innovation en matière de santé ne peut exister que par les microtechniques et les nanotechnologies et c'est toujours un peu masqué, car on ne les voit pas forcément. Nous avons un territoire d'excellence dans ce domaine-là. Une automobile sans capteurs est une traction des années 50. Le succès du Hacking Health compte cette année 13 sponsors et 13 entreprises qui se sont jointes à l'événement".

Une nouveauté cette année : le showroom et la couveuse

Une partie de l'événement Hacking Health sera ouverte au public cette année.

Le vendredi 19 octobre de 9h30 à 17h. Découvrez les pistes de travail des chercheurs, les prototypes des innovateurs…

  • 10h-11h : mini conférence des exposants
  • 11h15-12h : table-ronde : l'explosion des objets connectés en santé
  • 15h-16h : mini-conférence des exposants
  • 16h15-17h : table ronde : les enjeux de la télémédecine

Samedi 20 octobre de 9h30 à 18h:

  • 10h-11h : mini conférence des exposants
  • 11h15-12h : table ronde : le sport sur ordonnance
  • 15h-16h : mini-conférence des exposants
  • 16h15-17h : table ronde : est-il possible de se réparer soi-même ?
  • 15h : visite du musée de l'anesthésie (sur inscription)
  • 16h : visite de l'apothicairerie (sur inscription)
  • 17h : visite de l'apothicairerie (sur inscription)

La couveuse signifie que pendant trois mois, les projets présentés lors du Hacking Health seront accompagnés afin de connecter les interlocuteurs ensemble, précise Christophe Dollet, animateur-fondateur du Hacking Health.

Info +

En 2017, 18 problématiques avaient été exposées. 14 ont été résolus et 12 continuent à se développer. Une entreprise s'est créée : "Shine Medical" ainsi qu'une start-up.

Allez + loin

Santé

La cure de raisin, bonne ou mauvaise idée ? Notre diététicienne nous répond !

Chaque automne, elle revient : la fameuse cure de raisin. Pendant un, deux, voire plusieurs jours, certains ne consomment plus que du raisin, avec la promesse de "détoxifier" l’organisme, de mettre le système digestif au repos et de retrouver de l’énergie. Vraiment ? Notre diététicienne Valentine Caput, nous éclaire !

Participez au challenge inter-organisme du don du sang 2026 avec l’UMLP !

Quoi de 9 • Parce que donner son sang est essentiel, tous les moyens de le rappeler à celles et ceux  qui peuvent le faire est à saisir. C'est dans cette optique qu'est organisée une compétition solidaire, le challenge interorganisme du Don du sang. L'Université Marie et Louis pasteur participe à cette 11 ème édition et souhaite également la relayer  auprès du plus grand nombre.

À Besançon, la Ville appelle les personnes à risque à se faire vacciner contre la Covid-19 et la grippe

À l’approche de la saison hivernale, la direction Santé publique de la Ville de Besançon recommande aux personnes les plus exposées aux formes graves de la grippe et de la Covid-19 de se faire vacciner. Médecins, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes et centre de vaccination municipal peuvent assurer cette vaccination.

Octobre Rose : se réconcilier avec son corps et réapprendre à l’écouter

Octobre Rose, mois dédié à la sensibilisation au cancer du sein et au bien-être des femmes, pointe le bout de son nez. À cette occasion, Anne Sallé, notre coach bien-être spécialiste en gestion du stress, vous propose une série en quatre volets consacrée à l'art de prendre soin de soi. Premier arrêt de ce parcours automnal : la réconciliation avec son corps.

Besançon : au CHU, 20 patientes défilent pour changer le regard sur le cancer du sein

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation au cancer du sein Octobre rose, le CHU de Besançon organise la troisième édition de Tapis rose, un défilé de mode de patientes atteintes ou en rémission d’un cancer du sein mercredi 29 septembre 2026 à 18h30 dans le hall de l’hôpital Jean-Minjoz.  

À Besançon, la filière du dispositif médical fait sa rentrée sous le signe de l’IA au Kursaal

Près de 600 professionnels sont attendus au Kursaal les 6 et 7 octobre 2026 pour la 14e édition de La Rentrée du DM (dispositif médical), rendez-vous organisé par l’ISIFC et le PMT. Au programme : évolutions réglementaires, intelligence artificielle, retours d’expérience et rencontres entre les acteurs de la filière medtech.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 8.11C°
ciel dégagé
le 12/10 à 11h00
Vent
2.03 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
85 %

Sondage