La cuisine centrale (enfin) à toute vapeur !

Publié le 04/09/2013 - 12:38
Mis à jour le 16/04/2019 - 15:11

Après plusieurs avaries et de nombreuses péripéties, y compris politiques et judiciaires, la cuisine centrale qui devait livrer ses premiers repas dans les 67 restaurants scolaires de la ville en septembre 2009 a finalement sa première rentrée scolaire ce mardi 3 septembre 2013. La ville de Besançon s’estime victime d’un architecte peu sérieux et compte bien devant la justice se faire rembourser au moins 5 millions d’euros…

5.500 repas par jour

Concombre à la crème, boeuf rôti (de Montbéliard !), pomme de terre boulangère, comté de Mamirolle et raisin Chasselas. C'était le premier menu de rentrée de 4.500 écoliers provenant de la cuisine centrale de Besançon. Située rue Albert Thomas (secteur Jouchoux), elle remplace les trois anciennes cuisines devenues trop vétustes. 

Livrée à la fin du mois de juin, et après un tour de chauffe durant l'été avec un millier de repas par jour pour les centres aérés, la nouvelle cuisine centrale a livré 4.500 repas ce mardi 3 septembre 2013 pour la rentrée. À plein régime, elle livrera 5.000 repas dans les 67 restaurants scolaires de Besançon et 500 repas dans les crèches. Elle alimente également les élèves des écoles de Thise et d'Avanne. 

"Le repas du midi en restauration scolaire est parfois le seul repas équilibré de la journée pour les enfants. Une vraie politique de gauche, c'est aussi l'éducation au goût des enfants..." a indiqué le maire, visiblement réjoui de voir (enfin) se terminer ce dossier devenu un vrai serpent de mer (voir article ci-dessous). 

Compote maison, gratin dauphinois, pain bio, fours vapeur ... mais pas de frites ! 

Devant ses grandes marmites le grand chef de la cuisine centrale a commencé à prendre en main ce nouvel équipement flambant neuf et irréprochable sur le plan sanitaire. La cuisine centrale emploie 25 salariés dont 21 cuisiniers qui s'affairent à partir de 6h du matin. Près d'une tonne de denrées sont cuisinées chaque jour ici en respectant un certain coût. Le prix moyen d'un repas avoisine les 1,70 euro. 

Les menus équilibrés sont concoctés par le chef et une diététicienne qui privilégient les produits locaux. 10 % des produits sont bio. Le pain, fabriqué dans des ateliers de l'Adapei, est par exemple composé de farines bio issues de Franche-Comté et les yaourts proviennent de l'Enil de Mamirolle qui a même testé l'an passé une recette de Panacotta ! 

Tout sourire, Jean-François Rousseau, le chef, apprécie les équipements qui ont coûté la bagatelle de 2 millions d'euros sur les 6,2 millions du projet. "Nous avons des fours vapeur qui permettent de respecter les aliments et de procéder à des cuissons de nuit. Nous pouvons désormais également faire des gratins dauphinois et même nos propres compotes maison". Il insiste sur l'importance des "liaisons chaudes" sur les huit circuits de livraison qui alimente les 80 sites de la ville (dont 67 restaurants scolaires) : un véritable atout pour permettre de varier les menus,  même si cela est un peu plus "chaud" à mettre en oeuvre. 

cuisine centrale

Affaire de la cuisine centrale : la ville de Besançon sera indemnisée à hauteur de 6 millions d’euros

Le tribunal administratif de Besançon a rendu son jugement ce jeudi 12 mai 2016 concernant l’affaire de la cuisine centrale. En 2010, la collectivité avait déposé une requête auprès de la justice contre les entreprises, en charge du chantier, qui l’avait réalisé en multipliant les erreurs et avaient rendu ce projet de cuisine centrale impossible. La municipalité va être indeminisée à hauteur de 6 011 899 euros.

La cuisine centrale de Besançon : un dossier chaud bouillant

Le 14 octobre 2004, le conseil municipal de Besançon actait la construction d’une « cuisine centrale » pour la restauration scolaire des petits bisontins.  Oui, mais voilà, le premier projet avec ses « Césars« , sortes de figidaires innovants mobiles suspendus au plafond (pour permettre aux cuisiners de travailler à temprature ambiante) n’a jamais vu le jour.  « Nous avons été victimes d’un architecte qui depuis a été radié de l’ordre des architectes et qui aujourd’hui se trouve en Malaisie » explique Jean-Louis Fousseret. La Ville a porté l’affaire devant le tribunal administratif et espère, à minima, récupérer 5 millions d’euros sans compter les dommages-intérêts pour le préjudice subi.

Cuisine centrale: la chambre régionale des comptes enquête

En réponse à une saisie de Jean Rosselot, conseiller municipal UMP de Besançon, le préfet a annoncé qu’il avait  transmis une demande d’examen du dossier de la cuisine centrale de la Ville de Besançon à la chambre régionale des comptes.

Education

Insee : 17 000 lycéens en moins à l’horizon 2040 en Bourgogne-Franche-Comté

Selon une étude de l’Insee Bourgogne-Franche-Comté vient de paraître, parue le 29 octobre dernier, la Bourgogne-Franche-Comté devrait compter moins de lycéens à l’avenir. Si 81200 adolescents étaient encore inscrits dans un lycée de la région à la rentrée 2025 ; ils pourraient n’être plus que 64 400 en 2040, soit un cinquième de moins.

Parcoursup remplacée en 2028, classes plafonnées à 28 élèves : ce que le Gouvernement promet aux lycéens

À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

Crise lycéenne : les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation

Après un mois de blocus et de manifestations, les annonces très attendues du gouvernement lundi 26 octobre 2026, dont le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, n'ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

À Morteau, des collégiens participent à la construction de la future bibliothèque de la ressourcerie

Les élèves de la classe de Cyril Louvrier, enseignant au collège Jean-Claude Bouquet de Morteau, ont passé la journée du vendredi 16 octobre 2026 à l'Atelier du Bélieu pour fabriquer de leurs mains les rayonnages de la future bibliothèque du magasin de la ressourcerie, dont l'ouverture est prévue en décembre.

Manifestation " Acte II " : l’intersyndicale dénonce l’absence de réponse politique et soutien la mobilisation du 24 octobre

Dans un communiqué, l’intersyndical CGT éduc’ation, FO, FSU, Solidaires renouvelle son soutien au mouvement lycéen et appelle à soutenir les mobilisations du samedi 24 octobre 2026. À Besançon, le rendez-vous est donné à 14h place de la Révolution. Pour rappel, la préfecture a interdit les manifestations non déclarées. Les personnes qui ne respecteraient pas cette interdiction s’exposent à une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros.

Enilea Mamirolle-Poligny : Laurence Maire du Poset prend la direction de l’établissement

Laurence Maire du Poset a pris ses fonctions à la direction de l'École nationale de l'innovation, des laboratoires, de l'eau et de l'alimentation Mamirolle-Polignyle 14 octobre 2026. Issue du monde agricole et de l’enseignement, elle souhaite renforcer l’attractivité de l’établissement et développer ses formations.

Arrestation d’un lycéen à Besançon : l’intersyndicale dénonce une interpellation abusive

L’intersyndicale, CGT éduc'ation, Snes-FSU, Sud éducation et des enseignants du lycée Pergaud dénoncent, ce jeudi 15 octobre 2026, l'arrestation d'un élève de terminale qui participait à la mobilisation ce matin. Des lycéens se dirigent cet après-midi vers le commissariat de Besançon. 

Mobilisation lycéenne à Besançon : entre 1 000 et 2 000 manifestants dans les rues ce mardi

DIAPORAMA + VIDÉO • Ce mardi 13 octobre 2026, la mobilisation lycéenne a connu son cinquième acte en France, notamment à Besançon. Dans l’après-midi, entre 1 100 personnes selon la police et environ 2 000 selon les syndicats ont défilé dans les rues de la capitale comtoise. Les manifestant(e)s réclament davantage de moyens pour l’Éducation nationale et, plus largement, pour les services publics.

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