La pandémie aurait pu être évitée, selon des experts indépendants

Publié le 12/05/2021 - 15:02
Mis à jour le 12/05/2021 - 15:05

La pandémie de Covid-19 qui a tué plus de 3,3 millions de personnes, en a infecté des dizaines de millions d’autres et terrassé l’économie mondiale « aurait pu être évitée », selon des experts indépendants mandatés par l’OMS.

© CC2 IAEA Imagebank
 ©

Dans un rapport publié mercredi, ils dénoncent ce véritable « Tchernobyl du XXIe siècle » et réclament d’urgence de vastes réformes des systèmes d’alerte et prévention.

"La situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui aurait pu être évitée", a déclaré l'une des coprésidentes de ce panel, Ellen Johnson Sirleaf, ancienne présidente du Libéria.

S'il est sévère, le rapport ne pointe pas du doigt un seul coupable. Contrairement à l'ancien président américain Donald Trump, pour qui la Chine et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qu'il jugeait trop à la botte de Pékin, étaient les seules responsables du désastre sanitaire et économique dans lequel se trouve le monde.

Au contraire, "cette situation est due à une myriade d'échecs, de lacunes et de retards dans la préparation et la réponse" à la pandémie, a souligné Mme Sirleaf, en conférence de presse.

Le rapport l'écrit aussi: "il est clair que la combinaison de mauvais choix stratégiques, d'un manque de volonté de s'attaquer aux inégalités et d'un système manquant de coordination a créé un cocktail toxique qui a permis à la pandémie de se transformer en une crise humaine catastrophique".

"Des retards partout"

Institué par le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus en application d'une résolution adoptée en mai 2020 par les Etats membres de l'organisation, le panel indépendant, constitué de 13 experts, a passé les huit derniers mois à examiner la propagation de la pandémie et les mesures prises par l'agence sanitaire et par les Etats pour y faire face.

Car depuis le début de la crise, l'OMS a été critiquée pour ses réponses à la crise, tardant notamment à recommander le port du masque. Surtout, elle a été accusée par les Etats-Unis d'avoir été extrêmement complaisante avec la Chine, où est apparu le coronavirus, et d'avoir tardé à déclarer l'état d'urgence sanitaire mondiale. La Chine quant à elle été accusée d'avoir essayé de camoufler l'épidémie.

Certes, "nous pouvons dire qu'il y a eu clairement des retards en Chine, mais il y a eu des retards partout", a commenté l'ancienne Première ministre de la Nouvelle-Zélande Helen Clark, qui copréside le groupe d'experts.

"Trop de temps s'est écoulé", constatent les experts, entre la notification d'un foyer épidémique de pneumonie d'origine inconnue dans la deuxième quinzaine de décembre 2019 et la déclaration, le 30 janvier par l'OMS, d'une urgence de santé publique de portée internationale, le plus haut niveau d'alarme.

Pour les experts, cette déclaration aurait pu être faite dès la première réunion du comité d'urgence de l'OMS le 22 janvier. Mais quand bien même l'OMS aurait décrété l'urgence sanitaire une semaine plus tôt, les choses n'auraient guère changé face à "l'inaction de tant de pays", a reconnu Mme Clark. Car ce n'est que le 11 mars, lorsque le Dr Tedros a qualifié la situation de pandémie, que les capitales ont véritablement pris mesure du danger.

Février 2020, un "mois perdu"

A cet égard, février 2020 a été un "mois perdu" durant lequel bon nombre de pays auraient pu prendre des mesures pour enrayer la propagation du virus.

En définitive, "retards, hésitations et dénis" ont permis à l'épidémie, puis à la pandémie d'éclore, conclut le rapport.

Le groupe d'experts recommande aux gouvernements et à la communauté internationale d'adopter sans délai un ensemble de réformes visant à transformer le système mondial de préparation, d'alerte et de réponse aux pandémies.

Pour cela, le rapport propose plusieurs pistes, dont la création d'un Conseil mondial de lutte contre les menaces sanitaires, ainsi que la mise en place d'un nouveau système mondial de surveillance fondé sur une "transparence totale". Ce système donnerait à l'OMS le pouvoir de publier immédiatement des informations sur les épidémies susceptibles de donner lieu à une pandémie sans demander l'approbation des pays.

Le rapport formule également une série de recommandations pour application immédiate afin de mettre fin à la propagation du Covid, appelant notamment les pays riches à fournir plus de deux milliards de doses de vaccin d'ici mi-2022, dont au moins un milliard d'ici septembre.

(AFP)

Santé

Violences sexistes et sexuelles : un film immersif tourné au CHU de Besançon, pour le personnel du CHU de Besançon

VIDÉO • Le CHU de Besançon a accueilli, jeudi 3 septembre 2026, le tournage d'un film immersif pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Cet outil inédit, produit avec l'entreprise Reverto, servira de matériel pédagogique pour former le personnel, soignant et non soignant, à la prévention des violences sexistes et sexuelles.

À Besançon, un " super scanner " unique en Franche-Comté révolutionne l’imagerie médicale

Ouvert en novembre 2024, le centre d’imagerie de Chrysopolis situé rue Blaise Pascal à Besançon, détenu par le groupe Diméo, vient de franchir une nouvelle étape dans l’imagerie spectrale avec l’acquisition en mai dernier d’un scanner Apex de chez General Electric permettant une imagerie plus précise et plus rapide unique en Franche-Comté.

Hôpital Nord Franche-Comté : la télé-expertise en gériatrie arrive dans les Ehpad

Depuis juin 2026, l’Hôpital Nord Franche-Comté propose des avis spécialisés en gériatrie à distance aux professionnels des EHPAD de son secteur. Un nouveau service qui s’inscrit dans le développement de la télémédecine en Bourgogne-Franche-Comté et doit permettre de faciliter l’accès à l’expertise médicale pour les personnes âgées.

Légionellose à Port-sur-Saône : après une contamination mortelle, une deuxième personne hospitalisée

Un deuxième cas de légionellose a été déclaré à l’ARS Bourgogne-Franche-Comté le 28 août 2026 chez une personne domiciliée à Port-sur-Saône et actuellement hospitalisée. Un précédent cas avait été signalé le 9 août dernier, la personne est décédée, nous apprend l’ARS.

Un jardin thérapeutique et sensoriel inauguré au CHU de Besançon

Le lundi 24 août 2026, le CHU Besançon Franche-Comté a inauguré son nouveau jardin thérapeutique et sensoriel au sein de son unité de soins palliatifs. Imaginé à partir des besoins exprimés par les patients et leurs proches, cet espace de plus de 400 m² offre désormais une véritable ouverture sur l’extérieur aux personnes hospitalisées en fin de vie.

Santé mentale : trois nouveaux outils développés à Besançon pour libérer la parole des adolescents

L'amélioration de la santé mentale des adolescents est au cœur des trois nouveaux outils élaborés par les professionnels du secteur en collaboration avec ceux et celles qui en bénéficient. Cela a pour but de venir concrètement compléter la stratégie de prévention et d'information sur la santé mentale mise en place dans le Doubs et en Bourgogne-Franche-Comté.

Avec l’arrivée de la pluie, la qualité de l’air s’améliore en Bourgogne-Franche-Comté

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié lundi 17 août 2026, l'arrivée des pluies tant attendues favorise l'amélioration de la qualité de l'air qui retrouvera des taux moyens dès demain. Quant aux pollens, le risque reste faible sur la grande majorité de la région.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.74
couvert
le 05/09 à 08h00
Vent
0.04 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
73 %

Sondage