L'intersyndicale de GE Belfort met en demeure le gouvernement

Publié le 19/07/2019 - 09:46
Mis à jour le 19/07/2019 - 09:46

L’intersyndicale de General Electric (GE) à Belfort a mis en demeure ce jeudi 18 juillet 2019 le gouvernement de faire respecter par l’industriel américain ses engagements pris lors du rachat du pôle énergie d’Alstom en 2014 et d’exiger la suspension de son plan social, a-t-on appris vendredi auprès des syndicats.

 © GE Power
© GE Power

Dans un courrier envoyé jeudi soir au ministère de l'Economie et dont l'AFP a obtenu une copie, l'intersyndicale demande à Bruno Le Maire de "faire respecter, par tout moyen, l'accord du 4 novembre 2014" et d'exiger de GE qu'il suspende la mise en oeuvre du plan social "tant que l'accord du 4 novembre ne sera pas appliqué".

Fixer l'indemnisation des salariés pour préjudice

L'intersyndicale demande également l'organisation en urgence d'une réunion du Comité de pilotage de suivi des engagements pris et la fixation d'une indemnisation des salariés "pour le préjudice causé par la carence de l'Etat à avoir fait respecter par GE ses engagements du 4 novembre 2014, lesquels auraient permis d'éviter la restructuration et le PSE présentés par GE".

GE a annoncé fin mai son intention de supprimer environ 1.050 postes en France, dont presque 800 dans l'entité turbines à gaz du site de Belfort, soit la moitié de ses effectifs.

Une promesse non tenue

Lors de la vente du pôle énergie d'Alstom à GE en 2014, le géant industriel américain avait promis de créer 1.000 emplois nets, promesse non tenue pour laquelle il doit payer des pénalités, et s'était aussi "engagé à maintenir l'essentiel des activités turbines à gaz de 50 Hertz de Belfort et à maintenir le centre de décision mondiale (de cette activité) à Belfort", a rappelé le 9 juillet le député Olivier Marleix (LR), ex-président de la commission d'enquête à l'Assemblée sur la politique industrielle de la France, à l'issue d'une réunion avec l'intersyndicale et d'autres élus.

La guerre économique

"A présent, on va partager (cette mise en demeure) avec les collectivités et on demande qu'elles la soutiennent comme c'était prévu", a indiqué vendredi à l'AFP Francis Fontana, délégué Sud Industrie.

"GE n'a pas le droit de se moquer de la France et Bercy doit agir dans l'intérêt national en faisant respecter les accords signés avec des investisseurs étrangers", a dit Philippe Petitcolin, délégué syndical CFE-CGC

"La guerre est maintenant économique et la France a renforcé ses moyens de sanctions avec la mise en application de la loi Pacte. Elle doit maintenant les utiliser pour sauver les compétences et les capacités industrielles uniques du site de Belfort, indispensables dans la politique industrielle de transition énergétique", a ajouté M. Petitcolin.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Société

Alcool et stupéfiants : opération de contrôle au centre d’examen du permis de conduire de Besançon

VIDÉOS • Ce jeudi 22 janvier 2026, une opération de police effectuée dans le cadre de lutte contre les dérives au volant et les comportements dangereux a eu lieu au centre d’examen du permis de conduire de Besançon. 

Contrôle de police : 32 infractions en moins de deux heures boulevard Blum à Besançon

Mercredi 21 janvier 2026, en fin d’après-midi, une opération de contrôle routier a été menée à un carrefour identifié comme sensible par les forces de l’ordre, à l'intersection entre le boulevard Léon Blum et la rue Chopin. Pas moins de 32 infractions ont été relevées en 2h00.

Besançon veut renouveller son soutien à la Maison des femmes avant son ouverture en mars 2026

La Ville de Besançon a présenté, mercredi 21 janvier 2026, une délibération portant sur un nouveau soutien financier au fonctionnement de la future Maison des femmes, dont l’ouverture est prévue le 3 mars prochain. Cette présentation a eu lieu lors d’une conférence de presse conduite par Anne Vignot, maire de Besançon, entourée de plusieurs élues, à l’approche du conseil municipal, le 22 janvier.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

Comprendre et suivre l’extrême droite en Franche-Comté : lancement de l’Obex FC à Besançon

L’Observatoire de l’extrême droite en Franche-Comté (Obex FC) a été présenté officiellement vendredi 16 janvier 2026 à la presse, puis au public lors d’une conférence organisée le soir même salle David à Besançon. Cette plateforme régionale se donne pour objectif de documenter, analyser et rendre accessibles les phénomènes liés à l’extrême droite en Franche-Comté. L’Obex FC est porté par trois fondateurs, membres de l’association Comité pour Clément : "Toufik de Planoise", journaliste, "Walden", militant anti-extrême droite, et "Yoann Muson", universitaire.

Les ateliers du mercredi au SYBERT ? Des minijeux pour enfants

PUBLI-INFO • Le 21 janvier, c’est la fête au SYBERT à Planoise ! De 14h30 à 16 heures, les enfants de 6 à 12 ans vont pouvoir venir apprendre en jouant. Apprendre ? Oui, apprendre les bons gestes en matière de tri et de recyclage. Jouer ? Oui, parce qu’en s’amusant, mine de rien, on apprend. Mais attention, nombre de places limité…

Début de l’enquête de recensement de la population en Bourgogne-Franche-Comté

Le recensement de la population commence, aujourd’hui jeudi, 15 janvier 2026 en France métropolitaine. En Bourgogne-Franche-Comté, près de 1 500 agents recenseurs sont mobilisés pour enquêter 284.000 logements dans 756 communes. Cela devrait conduire les équipes communales à collecter les réponses de plus de 470.000 habitants dans la région.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.61
légère pluie
le 23/01 à 12h00
Vent
4.49 m/s
Pression
996 hPa
Humidité
96 %