Occupation du local Bol d'R : la Ville de Besançon soutient la SaiemB

Publié le 11/12/2017 - 16:22
Mis à jour le 10/01/2018 - 08:02

Le collectif SolMiRé (Solidarité Migrants Réfugiés) a décidé d’occuper depuis mi-octobre un local vide appartenant à l’organisme HLM SaiemB afin de le transformer en accueil de jour pour les migrants : le Bol d’R (ou Bol d’Air). Pour la Ville de Besançon, cette occupation illégale pose un problème de sécurité, de responsabilité et de droit. Elle soutient la SaiemB qui a décidé de poursuivre le collectif en justice. Une audience est prévue ce mardi 12 décembre 2017. 

 ©
©

Depuis le 14 octobre 2017, le collectif SolMiRé a pris possession des lieux. Le Bold'R, situé au 26 rue d'Arènes à Besançon, été transformé en accueil de jour "solidaire et citoyen" à destination des demandeurs d'asile.

"Cette occupation et l’utilisation des différents services liés (eau, électricité, chauffage) représentent un coût supporté par les seuls locataires de la Saiemb" indique la Ville de Besançon qui dénonce le choix du collectif de forcer les portes du local. "

C'est inacceptable. Personne n’accepterait que ses locaux soient occupés illégalement ni le public ni le privé" explique la municipalité tout en précisant que le local ne sert pas de lieu d'hébergement la nuit pour les migrants et qu'il est utilisé en journée par SolMiRé.  "D’autres solutions d’accueil de jour existent. Elles sont coordonnées par les services de la Préfecture. Dans cette affaire, l’association Sol Mi Ré doit aider les familles à se faire connaître auprès de la Préfecture afin d’être admises en accueil de jour et être hébergées dans les structures prévues à cet effet..."

Or, pour le collectif, le Préfet du Doubs n'applique pas la loi sur l’hébergement des demandeurs d’asile. SolMiRé a donc décidé de "réquisitionner" un local vacant depuis 2 ans pour y installer le matériel nécessaire : des toilettes, une douche, une cuisine, un lave-linge, un espace de jeux pour les enfants…"Le Bol d'Air est fréquenté par des dizaines de personnes demandeuses d'asile et privées de leurs droits élémentaires d'êtres humains" explique le collectif qui ne comprend pas la volonté d'expulsion. "La SAIEMB, société HLM propriétaire, dont la Ville de Besançon est l'actionnaire majoritaire veut aujourd'hui expulser SolMiRé, qui a pourtant demandé à pouvoir bénéficier d'un bail locatif régulier…"

Thibaut Bize, le président du groupe des élus PCF de la Ville de Besançon, a quant à lui décidé de soutenir SolMiRé en écrivant à la présidente de la SaiemB. "Même si l’occupation des locaux ne s’est pas faite en suivant le canal classique, cette démarche est compréhensible au regard de la lenteur de procédure et de l’urgence de la situation" estime le conseiller municipal qui ne veut croire à une procédure d'explusion. "Alors que nous rentrons dans le début de l’hiver, nous vous demandons de suspendre cette procédure et de travailler à la recherche d’une solution adaptées permettant de régulariser la situation".

La Ville de Besançon ne ferme pour autant pas complètement la porte. Elle admet que SolMiRé joue son rôle auprès des migrants. "Le collectif a récemment interpellé la mairie sur la question des ordures ménagères. En concertation avec elle, des solutions ont été trouvées…" indique la municipalité.

  • En attendant, une pétition est en ligne et un rassemblement est prévu le mardi 12 décembre 2017 à 9h30 devant le Tribunal de Grande Instance rue Mégevand à Besançon 

Société

Marche LGBTQIA+ à Besançon : “C’est encore insupportable de savoir que deux hommes couchent ensemble”

La marche militante LGBTQIA+ (ou marche des fiertés) de Besançon se tiendra le samedi 16 mai 2026. Organisée par le collectif 17 mai, cet événement revendicatif et festif s’inscrit dans une dynamique locale initiée depuis 2020, avec le soutien de l'ancienne maire Anne Vignot et la participation de nombreuses associations du territoire. On en parle en détail avec Lucie Dernière Minute, responsable de l’organisation de l’évènement.

Besançon est-elle menacée par la mouvance “masculiniste” ?

La préfecture du Doubs organisait ce mercredi 6 avril un exercice de sécurité grandeur nature simulant une attaque terroriste menée par des assaillants se réclamant du courant “masculiniste”. Ce choix de scénario soulève des interrogations. Faut-il y voir une menace réelle pour Besançon ? Et cette mouvance vise-t-elle uniquement les femmes ? Éléments de réponse.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Attaque masculiniste au collège : un exercice grandeur nature avec deux morts simulés à Quingey

VIDÉOS + DIAPORAMA • Un exercice de sécurité civile grandeur nature s’est tenu mercredi 6 mai au collège Félix Gaffiot, dans la commune de Quingey. Organisée à l’initiative de Rémi Bastille, cette simulation visait à entraîner les différents services de secours et de gestion de crise à la prise en charge d’un événement provoquant de nombreuses victimes.

Dans le Doubs, la contestation de l’expulsion d’un ressortissant kosovar adressée au préfet

Dans une lettre ouverte datée du 22 avril 2026 et adressée au préfet du Doubs, le président du Collectif de Défense des Droits et Libertés des Étrangers (CDDLE) exprime son désaccord après l’expulsion d'un père de famille originaire du Kosovo, une mesure qui a conduit, selon la lettre, à la séparation de l’intéressé avec son épouse et leurs trois enfants restés en France à ce moment-là.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 4.32
partiellement nuageux
le 08/05 à 06h00
Vent
0.95 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
94 %

Sondage