Occupation d'un appartement par des mineurs isolés : Solmiré assignée au tribunal administratif de Besançon

Publié le 27/07/2021 - 07:59
Mis à jour le 26/07/2021 - 15:21

Depuis avril 2021, Solmiré (Solidarité, Migrants Réfugiés) occupe un logement bisontin pour héberger des mineurs étrangers isolés. L’association est assignée au tribunal administratif par les Voies navigables de France (VNF), gestionnaire du bâtiment, ce mardi 27 juillet à 11 heures.

Image d'archives - Maison éclusière dans le quartier Tarragnoz à Besançon. © Solmiré
Image d'archives - Maison éclusière dans le quartier Tarragnoz à Besançon. © Solmiré

Fin mars dernier, Solmiré tirait la sonnette d'alarme pour interpeller les pouvoirs publics sur la situation de plusieurs mineurs isolés sans abris à Besançon. Malgré cet appel, l'État, le Département du Doubs et la municipalité de Besançon "ont répondu à l'unisson par un silence assourdissant" avait déclaré l'association, "par leur surdité, les autorités ne nous ont pas laissé d'autre choix que de réquisitionner un logement vacant afin d'offrir à ces enfants le toit auquel ils ont droit."

 Depuis quatre mois, Solmiré investit donc un logement bisontin appartenant à l'État et géré par les VNF et inhabité depuis 2016. "De taille modeste, cet appartement nous permet d'y accueillir quelques adolescents", avait précisé l'association, mais "cette solution n’est ni souhaitable ni pérenne".

 "Pour ces adolescents, la rue sera la seule alternative"

Aujourd'hui, les occupants sont menacés d'expulsion par les VNF qui utilisent une procédure d'urgence auprès du tribunal administratif et demandent une expulsion sans délai de tous les occupants. "Pour ces adolescents, en cas d’expulsion, la rue sera la seule alternative puisque depuis des mois et malgré de multiples sollicitations, les pouvoirs publics refusent toujours d’assumer leurs responsabilités concernant l’accueil de ces enfants", souligne Solmiré.

Infos +

Un rassemblement est prévu ce mardi à 10h30 devant le tribunal administratif de Besançon rue Charles Noder "contre les politiques inhospitalières, les violences institutionnelles, et le cynisme de cette procédure judiciaire."

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