OncoDoubs : la socio-esthétique, une parenthèse bien-être pour les patients...

Publié le 05/01/2019 - 07:19
Mis à jour le 05/01/2019 - 10:01

Sophie Coulardot Paquelier, socio esthéticienne en Franche-Comté, nous parle se son métier, au plus près des personnes fragilisées par des traitements de chimiothérapie.

Sophie Coulardot Paquelier, socio esthéticienne en Franche-Comté ©DR ©
Sophie Coulardot Paquelier, socio esthéticienne en Franche-Comté ©DR ©

Association créée en 2009 par le Pr Xavier Pivot, directeur médical de l'Institut régional fédératif du cancer et reconnue d'utilité générale en avril 2013, OncoDoubs a pour objectifs de permettre aux patients de bénéficier gratuitement de soins socio-esthétiques pendant leurs traitements de chimiothérapie.

Ces soins vont au-delà d'apprendre à ajuster une perruque ou protéger sa peau et ses ongles. OncoDoubs propose aussi de l'activité physique adaptée dont les effets améliorent la condition physique, limitent la fatigue, facilitent le sommeil tout en réduisant l'anxiété et les risques de récidives.

Témoignage : Sophie, socio-esthéticienne pour OncoDoubs

Sophie Coulardot Paquelier est socio-esthéticienne et intervient au centre hospitalier de Pontarlier et au CHRU de Besançon avec l'association OncoDoubs.

Après une expérience de 15 ans en comptabilité, Sophie Coulardot Paquelier décide de se reconvertir en socio esthétique. "J'ai d'abord passé un diplôme d'état en esthétique, tout en suivant en parallèle une formation d'accompagnement de fin de vie (JALMALV) puis je me suis spécialisée grâce à un Diplôme universitaire esthétique en milieu médico-social à l'université de Médecine Pierre et Marie Curie à Paris", précise-t-elle. Ce diplôme lui permet de prodiguer des soins esthétiques auprès de personnes fragilisées par une atteinte à son intégrité physique, psychique ou sociale.

"Renouer avec l'étincelle qui se trouve en eux"

Pour Sophie, "le métier de socio esthéticienne est un métier à part entière". Elle explique que "le patient est pris en compte dans sa globalité et mon travail s'intègre de façon pluridisciplinaire avec les oncologues, équipe soignante, autres acteurs des soins de support."

Le rôle de la socio esthéticienne est d'une part, "pallier aux effets secondaires des traitements de chimiothérapie qui altèrent la peau, les ongles, etc. par des conseils et produits adaptés". Et d'autre part, elle aide les patients à "renouer avec l'étincelle qui se trouve en eux pour conserver/restaurer l'estime de soi" et accompagne "à se réconcilier avec leur corps et à reprendre confiance en eux, apporter une parenthèse de mieux-être pendant des traitements lourds", décrit Sophie.

Des soins, de la tête au pied

Sophie propose des soins esthétiques dédiés au visage pour "l'hydrater et l'apaiser", des massages détente "pour diminuer les angoisses", des manucures et poses de vernis spécifique "pour protéger et réparer les ongles", et du maquillage correcteur "pour réhabiliter son image, sa mise en valeur". Les soins esthétiques sont à destination des hommes comme des femmes.

"Ce métier de socio esthéticienne correspond à mes valeurs et aspirations, la richesse de la valeur humaine, il donne du sens à ma vie. Chaque jour, j'essaie d'apporter du baume au corps... et au cœur grâce à l'association Oncodoubs", nous confie la socio esthéticienne.

Ces soins sont gratuits pour le patient. L'association Oncodoubs finance les prestations des socio esthéticiennes grâce aux dons et ventes sur les manifestations.

Infos +

  • Aujourd'hui, près de 400 personnes adhèrent à l'association OncoDoubs qui intervient au CHRU de Besançon, aux CHI de Lons-le-Saunier, de Dole et de Pontarlier, à la maison des familles, à la fondation Arc-en-Ciel à Besançon et à Orchamps-Vennes avec dernièrement l'ouverture d'un centre d'activité physique adaptée dans une salle mise à disposition par la municipalité. Cette année, l'association étend son champ d'action avec deux autres centres à Belleherbe et à Marnay.

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