Pancartes anti-migrants à Besançon : une jeune femme en garde à vue

Publié le 09/04/2024 - 14:15
Mis à jour le 11/04/2024 - 14:36

Une militante d'un collectif "féministe-identitaire" soupçonnée d'avoir brandi des pancartes anti-migrants dimanche pendant le carnaval de Besançon a été placée en garde à vue mardi, selon le procureur.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Cette jeune femme de 18 ans s'est présentée au commissariat de Besançon où elle était convoquée, a précisé à l'AFP le procureur de la République Etienne Manteaux. "Elle a été placée en garde à vue et son audition est en cours", a-t-il ajouté. Dimanche, deux jeunes femmes du collectif Némésis ont emprunté le tracé du carnaval de Besançon, qui a réuni plus de 20.000 personnes, en brandissant des pancartes associant migrants et violeurs : "Violeurs étrangers dehors" et "Libérez-nous de l'immigration".

Une banderole montrant le dessin d'un visage de fillette blonde aux yeux bleus, partiellement recouvert de deux mains noires, a également été suspendue à la façade d'un immeuble.

Le collectif d'extrême-droite Némésis, qui se définit comme "féministe identitaire", a estimé que ce placement en garde à vue était une "persécution" de ses militantes qui demandent "l'application de la loi française, à savoir l'expulsion des violeurs étrangers", dans un communiqué publié sur sa page Facebook. "Leur action de dimanche à Besançon pendant le carnaval visait à dénoncer les failles de la justice de notre pays qui manque à son devoir en n'appliquant pas les obligations de quitter le territoire français (OQTF)", ajoute le communiqué.

Une enquête ouverte et des faits passibles d'un an d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende

La maire EELV de Besançon, Anne Vignot, a déposé plainte lundi et le procureur a ouvert une enquête pour "provocation à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes en raison de leur origine ou d'une prétendue race".

 Ces faits sont passibles d'un an d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende, a rappelé le magistrat.

"On ne peut accepter que les étrangers servent de boucs émissaires à toutes les crises que nous traversons", avait déclaré Mme Vignot lors d'une conférence de presse, faisant le parallèle avec la montée du fascisme dans les années 1930.

De son côté, le groupe d’opposition Besançon Maintenant indique qu’il condamne fermement les propose et les actes survenus lors de cette manifestation. "De tels comportements vont à l’encontre de nos valeurs fondamentales de respect et d’inclusion". Il déplore également le fait que "certains élus ou collaborateurs de la majorité municipale tentent de faire croire que nous ne condamnons pas de tels actes" : "Il est encore plus dommageable de laisser croire que nous pourrions approuver ce genre d’idéologie", précise les élus Besançon Maintenant.

Le collectif A Gauche Citoyens ! a tenu à apporter son soutien à Anne Vignot, suite aux "nombreuses insultes ou menaces dont elle est aujourd’hui victime " et qui "rappellent les pratiques fascistes des années 30".

(mC avec AFP)

Pancartes anti-migrants

La maire de Besançon harcelée en ligne après sa plainte contre les pancartes anti-migrants

La maire de Besançon Anne Vignot a annoncé vendredi 12 avril 2024 porter plainte après avoir été la cible d'un cyber-harcèlement "d'une extrême violence" faisant suite à une première plainte de l'élue contre des pancartes anti-migrants brandies dimanche lors du carnaval de sa ville.
 

Pancartes brandis par les élus RN en conseil régional : les réactions s’enchaînent…

+ Plainte du MRAP • Suite aux pancartes "Violeurs étrangers dehors" brandis par les élus du Rassemblent nationale en soutien au collectif Némésis durant le conseil régional du 11 avril 2024, les réactions s’enchainent… Pour rappel, Marie-Guite Dufay, la présidente de la Région, a indiqué son intention de porter plainte.

Un mot de vocabulaire nazi entendu en plein conseil régional Bourgogne Franche-Comté : l’élu regrette

+ Droit de réponse de Thomas Lutz • Jeudi 11 avril 2024, un membre du groupe Rassemblement national au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, aurait employé une expression empruntée au vocabulaire nazi lors de l’Assemblée plénière qui se tenait à Dijon, est-il dénoncé dans un communiqué de presse de la Région.

Bourgogne-Franche-Comté : Marie-Guite Dufay veut porter plainte contre des élus RN après des pancartes anti-immigrés en plein conseil

Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a annoncé jeudi 11 avril 2024 son intention de porter plainte pour "incitation à la haine" contre des élus du Rassemblement national qui ont brandi des pancartes anti-immigration en séance plénière.

”Violeurs étrangers dehors” : les élus du RN brandissent des pancartes en conseil régional de Bourgogne Franche-Comté

En soutien au collectif Némésis dont l’une des militantes avait brandi une pancarte ”Violeurs étrangers dehors” lors du Carnaval de Besançon le 7 avril, chacun des élus du Rassemblement national ont, à leur tour, affiché cette même pancarte lors de l’assemblée plénière au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté ce jeudi 11 avril.

Pancartes anti-migrants à Besançon : le collectif Némésis soutenu par le Rassemblement national et Reconquête

Une militante d'un collectif "féministe identitaire" soupçonnée d'avoir brandi des pancartes anti-migrants dimanche 7 avril 2024 pendant le carnaval de Besançon a été placée en garde à vue mardi 9 avril pendant plusieurs heures, selon le procureur.

Pancartes et affiche anti-migrants : ”Le moment est grave pour toutes les femmes françaises” selon le collectif Némésis

Suite au dépôt de plainte et pendant a garde à vue de l’une de ses militantes ayant brandi une pancarte ”Violeurs étrangers dehors" et installé une affiche sur une façade, le collectif Némésis a publié un communiqué le 9 avril 2024 dans lequel il parle de ”véritable persécution”.

Vie locale

Larnod : les boulangers transformistes remettent le couvert pour une deuxième saison

Il y a un an, le boulanger du Chalet de la diligence et son mari Aurélien avaient proposé plusieurs soirées de cabaret afin de compenser la perte de leur chiffre d’affaires liée la fermeture de la côte de Larnod durant plusieurs semaines. Fort du succès de leur Rominoushow, le couple s’est lancé dans une deuxième saison baptisée "Une autre histoire". Plus d’une vingtaine de représentations sont proposées du 26 septembre au 14 février 2026.

Jean-Charles Diéterlé, grande figure du commerce bisontin, nous a quittés

C’est une figure familière et profondément attachée à Besançon qui disparaît. Commerçant durant plusieurs décennies, président de l’Union des commerçants pendant près de vingt ans, Jean-Charles Diéterlé aura largement contribué à faire vivre et à animer le cœur de la capitale comtoise. À l’origine des Instants Gourmands et de nombreuses manifestations qui ont rythmé la vie commerçante bisontine, il était devenu au fil des années un visage connu, apprécié et chaleureux de la ville. Jean-Charles Diéterlé s’est éteint ce jeudi 17 septembre, à l’âge de 79 ans. Son décès a été annoncé par son fils, Pierre Diéterlé.

Accompagnement à la rénovation énergétique : une antenne ouvre au sein de l’Espace France Services à Roche-lez-Beaupré

La Maison de l’Habitat propose une permanence sur rendez-vous tous les mardis au 37 rue Nationale, à Roche-lez-Beaupré, au sein de l’Espace France Services. Suite aux épisodes de canicule, une hausse des visites a été relevée en juillet et août sur les sites de la City, de Planoise, de Saint-Vit et de Saône.

215 macarons pour rappeler aux Bisontins que chaque déchet peut finir dans la rivière

Deux cents quinze macarons en bronze vont progressivement prendre place au pied des grilles d’eaux pluviales, dans les différents quartiers de Besançon. Avec un message simple : ”Ne rien jeter. Ici commence la rivière”. La Ville veut rappeler aux habitants que les déchets laissés sur la chaussée peuvent, avec la pluie, rejoindre les réseaux d’eau et le Doubs.

À Besançon, l’ouverture d’un nouveau coffee shop se prépare rue Victor Hugo…

Fin octobre 2026, le 11e Avenue ouvrira ses portes au 11 rue Victor-Hugo à Besançon. Derrière ce nouveau coffee shop, Adeline Zugno, 33 ans, qui souhaite transformer une envie ancienne d’entreprendre en une adresse chaleureuse autour du café de spécialité et des gâteaux maison.

Après 20 ans, Square Concept à Besançon met son magasin en vente et ouvre un nouveau chapitre

Après vingt ans d’activité à Besançon, Square Concept s’apprête à tourner une page. L’entreprise spécialisée dans l’aménagement intérieur, le mobilier design et la décoration met en vente son magasin situé au 88 rue de Granges. Une décision liée à l’évolution de son activité et à la volonté, de sa gérante Leslie Cury, ainsi que de ses nouveaux associés, Jérôme Ulas et Benjamin Rogez, de développer un nouveau projet en Suisse.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.54C°
ciel dégagé
le 26/09 à 23h00
Vent
1.94 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
65 %

Sondage