Prison du coeur : l’Ufap-Unsa justice opposé à la prison expérimentale de Pierre Botton

Publié le 01/03/2012 - 15:30
Mis à jour le 02/03/2012 - 07:03

Des militants de l'Ufap-Unsa Justice ont  distribué jeudi des tracts dans les rues de Saint-Julien-sur-Suran dans le Jura pour protester contre le projet de prison expérimentale qui devrait être implantée  sur la commune.

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Pierre Botton, Jacques Pelissard, député-maire UMP de Lons-le-Saulnier, le ministre de la Justice Michel Mercier et Jean Michel Aulas, président de l'Olympique lyonnais au Ministère de le justice, mercredi 30 novembre DR
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"Seulement 28 surveillants sont prévus. C'est un nombre insuffisant qui écarte le personnel pénitentiaire du projet de réinsertion du détenu et qui ne  permettra pas d'assurer la sécurité à l'intérieur comme à l'extérieur de la  prison", a indiqué  Pascal Schreck, secrétaire général adjoint du  syndicat pour le grand Est.   Le premier syndicat de l'administration pénitentiaire participera samedi à  une réunion publique, à 10h devant la mairie, pour répondre aux interrogations de la population, dont une partie est également opposée au projet.

Le 11 mars, les quelque 400 habitants de cette petite commune située à 25 km au sud de Lons-le-Saunier doivent être consultés au sujet de l'installation de l'établissement.   Le projet évalué à environ 10 millions d'euros a aussi été dénoncé par le Syndicat national des directeurs pénitentiaires (SNDP), en raison de l'implication du secteur privé.

En décembre 2011, le site de Saint-Julien-sur-Suran a été retenu pour accueillir le projet de l'association "Les Prisons du coeur" fondée par Pierre Botton, l'ex-gendre de l'ancien député-maire de Lyon Michel Noir, qui a fait 20 mois de prison dans les années 1990 pour abus de biens sociaux.  L'établissement est destiné à 120 détenus condamnés pour la première fois à des peines n'excédant pas 5 ans, "hors crimes sexuels et crimes de sang". Ils pourraient travailler dans un centre commercial adjacent, ouvert au public, et au sein de l'établissement, pour des salaires "identiques à ceux de la vie normale".

Les détenus auront la clé de leurs cellules

Les cellules seront dépourvues de barreaux. Au sein de la prison, il n'y aura ni quartier disciplinaire, ni "grillage ni barbelé", à l'exception de la double paroi grillagée qui entourera le centre.   Selon M. Botton, la pose de la première pierre de l'établissement est prévue en avril.

(Source AFP)

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