Services de nettoyage et d’entretien des sépultures : un bisontin victime d'une arnaque

Publié le 19/10/2022 - 18:09
Mis à jour le 19/10/2022 - 23:15

À l’approche de la Toussaint, nombreuses sont les familles à se rendre dans les cimetières pour entretenir la tombe d’un proche disparu. Mauvaises herbes, mousse, érosion… avec les années, les sépultures peuvent accuser les marques du temps. À tel point qu’engager une entreprise spécialisée peut s’avérer nécessaire. Ce qu’on ne vous dit pas, c’est que le prix affiché peut en cacher un autre.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

En tapant "nettoyage sépulture" sur son moteur de recherche, de très nombreux résultats apparaissent. Peut-être même trop. En y regardant de plus près, chaque société présente des prestations similaires, allant d’un entretien unique à un forfait mensuel. Dans le premier cas, le prix affiché varie de 115 à 175 €. Et pour attester de son sérieux, chaque entreprise présente, bien en évidence, des photos "avant/après" sur son site.

Gaston*, un bisontin de 26 ans, a engagé l’une de ces sociétés pour nettoyer la sépulture de ses arrière-grands parents. "Il ne reste plus que moi pour m’en occuper, et comme j’habite loin du cimetière, démarcher quelqu’un me semblait idéal" explique t-il. Après avoir sélectionné un intermédiaire et regardé attentivement chaque photo de présentation, pour s’assurer que l’état des tombes présentées correspondait à celle de sa famille, le jeune homme est passé à l’étape suivante. "On m’a basculé sur un formulaire où j’ai dû renseigner quelques données, comme la localisation du cimetière, les fleurs que je souhaitais mettre et, bien évidemment, mon numéro de carte bancaire" … et, c’est tout. Les informations sont transmises et la transaction de 135 € finalisée.

Un contrat et une "remise en état" qui sortent de nulle part

Il n’a fallu que quelques minutes à Gaston pour voir arriver les premières mauvaises surprises : "Déjà, on m’envoie un contrat, acté et signé, alors que je n’en ai jamais pris connaissance avant le paiement. Ensuite, on m’indique que la date d’intervention aura lieu la semaine du 7 novembre, donc bien après la Toussaint. Si j’avais su, je n’aurais pas accepté."

Le lendemain, le bisontin reçoit un mail de la part de ladite société, lui demandant de leur transmettre une photo de la sépulture ainsi que son emplacement exact. "C’est à ce moment-là que j’ai senti le truc venir. Un vrai professionnel aurait demandé la photo avant de réclamer l'argent" confesse Gaston, déçu de ne pas s’en être aperçu plus tôt. En effet, après envoi des éléments demandés, son interlocuteur l’informe, "par le biais d’un message très impersonnel et visiblement écrit à l’avance", qu’une "remise en état" est nécessaire. Son prix : 580 €.

Aucune solution de remboursement proposée

"Ce qui m’a le plus choqué, c’est qu’aucune solution de remboursement ne m'a été proposée. Le mail incite clairement au paiement, jouant indirectement sur le côté contractuel de la chose." Dans cet échange, que nous avons pu lire, l’entreprise met à nouveau en avant ses photos "avant/après" pour "permettre de visualiser le travail qui serait réalisé". Le problème, c’est que sur le site, ces mêmes photos sont présentées à côté d'un tarif unique, celui précédemment payé par Gaston. La "remise en état" évoquée n’y est quant à elle jamais mentionnée.

Après avoir insisté, le jeune homme a pu obtenir une promesse de remboursement de la somme dépensée. Au téléphone, l’entreprise se serait excusée d'une "erreur", sans préciser laquelle, et sans se justifier sur les incohérences citées plus haut. "Si mon témoignage peut éviter à d’autres personnes de se retrouver dans la même situation, ce sera déjà ça" conclue Gaston qui, après cette mésaventure, envisage de nettoyer lui-même la sépulture familiale.

*Le prénom a été changé.

Société

En Bourgogne Franche-Comté, les maires, encore loin de la diversité sociale et de la parité

À la veille des prochaines élections municipales, le profil des maires de Bourgogne-Franche-Comté reste marqué par une faible diversité sociale et une parité encore inaboutie, selon une étude de l’Insee publiée jeudi 12 février 2026. Ils sont 3.671 à diriger une commune en 2025, dans une région où la très grande majorité des municipalités sont rurales.

Tempête Nils : 25 salarié(e)s d’Enedis Alsace Franche-Comté en renfort dans l’Hérault

À la suite du passage de la tempête Nils, qui a touché le sud-ouest de la France avec des vents violents atteignant plus de 150 km/h, Enedis en Alsace Franche-Comté a déployé des moyens humains et matériels pour venir en appui aux régions sinistrées. Vingt-cinq salarié(e)s sont arrivés à Béziers, dans l’Hérault.

Vente d’étoiles jaunes sur Etsy : Matthieu Bloch appelle à une réponse législative en urgence

La mise en vente d’étoiles jaunes sur la plateforme de commerce en ligne Etsy suscite une vive polémique. Matthieu Bloch, député ex-LR du Doubs, appelle à une réponse législative rapide "pour protéger la mémoire de la Shoah et lutter contre la diffusion d’idéologies de haine."

Municipales dans le Doubs : les dépôts de candidatures officiellement lancés !

Depuis ce mercredi 11 février, les candidates et candidats aux élections municipales des communes du Doubs, comme partout en France, peuvent officiellement déposer leur dossier en préfecture ou en sous-préfecture. À Besançon, les agents de la préfecture reçoivent mandataires et candidats en personne afin d’enregistrer l’ensemble des informations requises, dans le strict respect du cadre légal.

Nouveau coup de gueule aux Vaîtes à Besançon : un collectif dépose un recours gracieux contre la modification du PLU

VIDEO • Une fois de plus, c’en est trop pour le collectif d’organisations associatives et syndicales qui a décidé de déposer ce 10 février 2026 un recours gracieux contre la modification du PLU voté en conseil communautaire de Grand Besançon Métropole en décembre dernier. Objectif ? Alerter la maire actuelle et la future municipalité sur les enjeux du site…

Le salon de l’Agriculture ajuste sa programmation en l’absence de vaches

Un grand espace pour les chevaux, des duplex depuis des élevages bovins et un espace "culture": les organisateurs du Salon international de l'agriculture ont détaillé mardi 10 février 2026 un programme ajusté pour compenser l'absence de vaches lors de l'événement qui s'ouvrira le 21 février à Paris.

Dijon : inauguration des bâtiments rénovés au Lycée Le Castel

Deux bâtiments rénovés du lycée Le Castel à Dijon ont été inaugurés, ce jeudi 5 février 2026 en présence de Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté et de la rectrice de l'académie Mathilde Gollety. Plus de 12 millions d'euros ont été investis dans l'un des plus grands établissements scolaires de l'académie.  

Sondage – Pour la Saint-Valentin, vous êtes plutôt…

À l’occasion de la Saint-Valentin, célébrée cette année le samedi 14 février 2026, notre sondage de la semaine s’intéresse à l’importance que vous accordez à cette fête. Commerciale pour certains, incontournable pour d’autres, elle reste pour beaucoup une belle opportunité de faire plaisir… et de se faire plaisir.

CAP JEUNESSES : Une démarche départementale pour et avec les jeunes

PUBLI-INFO • CAP JEUNESSES est une démarche départementale ambitieuse et participative initiée par le Conseil départemental du Doubs. Elle vise à donner la parole aux jeunes âgés de 11 à 18 ans pour co-construire avec eux un plan jeunesse adapté à leurs besoins, attentes et réalités territoriales.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.67
légère pluie
le 12/02 à 18h00
Vent
6.52 m/s
Pression
996 hPa
Humidité
90 %