Téléphonie et géolocalisation mettent à mal la version de Nicolas Zepeda

Publié le 01/04/2022 - 13:12
Mis à jour le 01/04/2022 - 13:12

La version de Nicolas Zepeda, jugé à Besançon pour l’assassinat de son ancienne petite amie Narumi Kurosaki, a été mise à mal ce vendredi 1er avril 2022 par les données de géolocalisation et de téléphonie, montrant qu’il avait usurpé les réseaux sociaux de l’étudiante japonaise.

 © MTPA
© MTPA

Le procès de Nicolas Zepeda est programmé jusqu’au 12 avril.

Le 6 décembre 2016, alors que la jeune femme n'a plus été vue depuis deux jours, "une personne va se connecter sur le compte Facebook de Narumi et acheter un billet de train avec sa carte. Le portable de Nicolas Zepeda est localisé au même endroit", un centre commercial de Dijon, a expliqué le commandant de police Christophe Touris.

Celui-ci a présenté devant la cour d'assises du Doubs l'ensemble des éléments de téléphonie et de géolocalisation, avant et près la disparition.

L'enquêteur a ainsi expliqué qu'à partir du 6 décembre les comptes de Narumi Kurosaki se connectent en utilisant des adresses IP qui sont systématiquement les mêmes que celle de Nicolas Zepeda, au même moment, à Dijon, en Espagne, puis une dernière fois le 13 décembre au Chili.

"Tout ça n'est pas du hasard, ce sont des éléments matériels objectifs qui déterminent la participation active de Nicolas Zepeda à la disparition de Narumi", a-t-il souligné.

Le Chilien s'est ainsi fait passer pour Narumi Kurosaki après sa disparition à Besançon en envoyant aux proches de la jeune femme des messages via les réseaux sociaux pour faire croire qu'elle allait bien et qu'elle était partie à Lyon.

Nicolas Zepeda, jaloux, aurait également surveillé son ancienne petite amie avant sa disparition, en l'espionnant sur ses réseaux sociaux dans les mois précédents.

"Vous l'observez, vous épiez ses comptes. Vous êtes jaloux", lui avait lancé jeudi l'avocat général Étienne Manteaux dans un interrogatoire long et rugueux de l'accusé, poussant ce dernier à montrer ses premiers signes d'énervement depuis le début de son procès mardi.

Extradé depuis le Chili à l'été 2020 et en prison en France, Nicolas Zepeda est accusé d'avoir tué Narumi Kurosaki à Besançon et de s'être débarrassé de son corps, jamais retrouvé, avant de fuir au Chili.

Dans une zone forestière du Jura de 50 km2 près de Dole, où la voiture de location de Nicolas Zepeda a été localisée avant et après la disparition, "on a recherché dans tous les endroits boisés, les chemins, les berges du Doubs sans retrouver le corps de Narumi", a regretté Christophe Touris.

(Avec AFP)

narumi

Procès Zepeda pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : de nouvelles recherches sur un ADN inconnu

Dix ans après la disparition d'une étudiante japonaise à Besançon, la cour d'assises du Rhône a demandé mercredi 18 mars 2026 à la police de tenter d'identifier un ADN trouvé sur son oreiller, accédant à la demande des avocats de son ex-petit ami chilien Nicolas Zepeda, rejugé pour assassinat.

Féminicide : Nicolas Zepeda jugé une troisième fois pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Le Chilien Nicolas Zepeda est jugé pour la troisième fois, à partir de mardi 17 mars 2026 à Lyon, pour l'assassinat en 2016 de son ex-petite amie japonaise à Besançon et devrait, sauf coup de théâtre, continuer à nier malgré des indices confondants. Même en l'absence de cadavre, de preuve et d'aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. 

Justice

Suisse: le maire de Crans-Montana affirme qu’il ignorait l’absence de contrôles avant l’incendie du nouvel an

Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré lundi 13 avril 2026 devant les magistrats suisses ne pas avoir été au courant du fait que les contrôles du Constellation n'avaient pas été effectuées depuis 2019, soit pendant six ans avant l'incendie de ce bar qui a fait 41 morts la nuit du nouvel an dans la station alpine.

Incendie de Crans-Montana : un ex-responsable de la commune fait valoir son droit au silence

Un ancien responsable de la station de ski suisse de Crans-Montana que le parquet valaisan devait entendre ce mercredi 8 avril 2026 dans le cadre de l'enquête sur l'incendie meurtrier du bar survenu la nuit du nouvel an a fait valoir son droit au silence, en attendant d'avoir accès au dossier, a indiqué son avocat à l'AFP.

Affaire Avenir Fermetures à Saint-Vit et Rioz : des clients lésés face à des liquidations judiciaires

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.44
ciel dégagé
le 21/04 à 12h00
Vent
5.65 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
52 %

Sondage