13 milliards d'économies demandés aux collectivités : "Ça va être dur pour nous, mais il faut faire quelque chose"

Publié le 20/07/2017 - 14:03
Mis à jour le 20/07/2017 - 15:28

Lors de la première conférence nationale des territoires qui s’est tenue au Sénat lundi 17 juillet 2017, Emmanuel Macron a confirmé la suppression de la taxe d’habitation sur trois ans et a demandé aux collectivités 13 milliards d’euros d’économie en échange de plus de « libertés » d’organisation et de gestion. Pour Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon et proche d’Emmanuel Macron, « Ça va être dur pour nous, mais il faut faire quelque chose sinon on irait droit dans le mur ». 

Emmanuel Macron et Jean-Louis Fousseret en 2016. © damien poirier
Emmanuel Macron et Jean-Louis Fousseret en 2016. © damien poirier

Plusieurs sénateurs ont exprimé leur mécontentement quant à la demande d'Emmanuel Macron d'économiser 13 milliards d'euros aux collectivités. Pour le maire de Besançon et président de la communauté d'agglomération du Grand Besançon, directement visé par cette volonté, "13 milliards est un chiffre important et c'est normal qu'il nous fasse réagir, mais aujourd'hui, je pense que les Français et les Françaises ont besoin d'un parler-vrai".

Il explique que "toutes celles et ceux qui sont raisonnables savent bien qu'on ne peut pas continuer à endetter notre pays – près de 2 000 milliards de dettes actuellement –, car si demain nous devions continuer ainsi, que se passerait-il ? On irait tout droit dans le mur et la France serait en faillite," en rappelant que "le dernier budget de la France qui était en équilibre date de 1974".

Le maire avoue que "Ce ne sera pas facile, il va falloir faire preuve d'imagination". S'ajoute à cela, la suppression de la taxe d'habitation qui est un impôt qui rapporte beaucoup aux collectivités, mais jugée comme un "impôt injuste qui ne prend pas en compte les ressources" des contribuables a déclaré Emmanuel Macron lors de la première conférence nationale des territoires le 17 juillet. 

Alors, comment faire des économies avec moins au sein des collectivités ? 

Des postes de fonctionnaires pas renouvelés ? Un service public en baisse ? Des tarifs de parking plus chers ?... Tout peut être imaginé dans la tête du contribuable.

Jean-Louis Fousseret ne sait pas encore précisément comment la Ville et l'agglomération s'organiseront.

Il sait malgré tout que l'"on travaillera différemment sans pour autant baisser le niveau du service public" en suggérant "des fusions de services" dans le cadre de l'accord de plus de "libertés aux collectivités" comme l'a indiqué E. Macron, ou "la compensation de toute nouvelle norme par la suppression de deux anciennes dans de nombreux domaines tels que l'urbanisme, le domaine sportif et autres, car il y a des normes qui coûtent très très cher… C'est un ensemble de réductions qui peuvent permettre de baisser la dépense publique", explique le maire de Besançon. "C'est courageux et c'est un grand défi !" ajoute-t-il, en précisant également qu'"Emmanuel Macron a dit qu'il ne baisserait pas les dotations aux collectivités", contrairement à ce qui avait été instauré lors du dernier quinquennat. 

Et la taxe d'habitation ? "J'ai confiance" 

"Ce sera fait par étape dès 2018", confirme Jean-Louis Fousseret. "Je rappelle quelque chose que tout le monde oublie : cette mesure a pour objectif de redonner du pouvoir d'achat aux Français et aux Françaises". Et d'ajouter que "l'État s'est engagé à compenser ces exonérations à l'euro près. Donc je serai très attentif à cela puisque bien sûr, comme tous les maires, nous avons besoin des recettes de cet impôt pour nos villes, mais moi, j'ai confiance". 

Une conférence nationale territoriale se déroulera tous les six mois. "Ce sera l'occasion de vérifier que l'État compensera bien l'intégralité de la suppression de la taxe d'habitation", souligne Jean-Louis Fousseret. 

Par ailleurs, E. Macron a annoncé le 17 juillet qu'une commission sera créée dans le but de réfléchir à une refonte de la fiscalité pour les prochaines années. "Cela maintiendra un lien entre la fiscalité et les collectivités", précise le maire de Besançon.

Economie

Travaux publics : la FRTP de Bourgogne-Franche-Comté alerte sur une activité en chute libre

Dans un communiqué du mercredi 7 octobre 2026, la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) de Bourgogne-Franche-Comté s’inquiète de la baisse des appels d’offres et des commandes. Elle appelle les élus locaux à maintenir leurs investissements dans les infrastructures et attend des mesures dans le projet de loi de finances 2027.

À Besançon, l’Union des commerçants lance son premier concours des vitrines de Noël au centre-ville

À l’approche des fêtes de fin d’année, l’Union des commerçants de Besançon lance la première édition du Concours des vitrines de Noël du centre-ville, -a-ton appris le 5 octobre 2026. L’initiative vise à mettre en avant les commerces et leurs décorations tout en encourageant les habitants et les visiteurs à parcourir les rues du centre-ville pendant la période des fêtes.

La Communauté Urbaine Grand Besançon Métropole recrute un Chef d’équipe des parcs matériel et mobilier (H/F)

Offre d'emploi • La Communauté Urbaine Grand Besançon Métropole recrute un chef d’équipe des parcs matériel et mobilier pour rejoindre sa Direction Parc Automobile et Logistique. Basé au Centre Technique Métropolitain à Besançon, le futur agent encadrera une équipe et organisera la gestion, le stockage, la maintenance et la mise à disposition des équipements, tout en coordonnant les prestations logistiques auprès des communes.

Tout ce que vous devez savoir sur la prochaine Grande Braderie d’automne à Besançon

La Grande Braderie d’Automne, organisée par l’Union des Commerçants de Besançon, accueillera plus de 200 exposants les 9 et 10 octobre 2026. Un rendez-vous incontournable mêlant commerce, patrimoine et convivialité au cœur de la cité bisontine.

À La Rodia, le ”4 x 8” change de main : Chérine Couësmes et Pierre Roca imaginent une street food au fil des concerts… et au-delà

EXCLUSIVITÉ • Le point de restauration installé sur la terrasse de La Rodia à Besançon, depuis 2022 change d'équipe de restauration. Pierre Roca et Chérine Couësmes ont remporté l’appel d’offres lancé par la salle des musiques actuelles cet été. Première soirée le 6 octobre 2026, avec une carte courte, locale et pensée pour les différents publics...

Carburant, protection hygiènique, santé mentale… Ce qui change au 1er octobre 2026

Protection menstruelle, prévention, santé mentale, franchises médicales ou encore aides au carburant : plusieurs dispositifs évoluent à compter du 1er octobre 2026. De nouvelles prises en charge entrent en vigueur, tandis que certaines règles de remboursement et dispositifs de soutien sont modifiés. Voici les principaux changements à connaître.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.96C°
couvert
le 07/10 à 14h00
Vent
2.46 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
85 %

Sondage