13 milliards d'économies demandés aux collectivités : "Ça va être dur pour nous, mais il faut faire quelque chose"

Publié le 20/07/2017 - 14:03
Mis à jour le 20/07/2017 - 15:28

Lors de la première conférence nationale des territoires qui s’est tenue au Sénat lundi 17 juillet 2017, Emmanuel Macron a confirmé la suppression de la taxe d’habitation sur trois ans et a demandé aux collectivités 13 milliards d’euros d’économie en échange de plus de « libertés » d’organisation et de gestion. Pour Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon et proche d’Emmanuel Macron, « Ça va être dur pour nous, mais il faut faire quelque chose sinon on irait droit dans le mur »

 ©
©

Plusieurs sénateurs ont exprimé leur mécontentement quant à la demande d'Emmanuel Macron d'économiser 13 milliards d'euros aux collectivités. Pour le maire de Besançon et président de la communauté d'agglomération du Grand Besançon, directement visé par cette volonté, "13 milliards est un chiffre important et c'est normal qu'il nous fasse réagir, mais aujourd'hui, je pense que les Français et les Françaises ont besoin d'un parler-vrai".

Il explique que "toutes celles et ceux qui sont raisonnables savent bien qu'on ne peut pas continuer à endetter notre pays – près de 2 000 milliards de dettes actuellement –, car si demain nous devions continuer ainsi, que se passerait-il ? On irait tout droit dans le mur et la France serait en faillite," en rappelant que "le dernier budget de la France qui était en équilibre date de 1974".

Le maire avoue que "Ce ne sera pas facile, il va falloir faire preuve d'imagination". S'ajoute à cela, la suppression de la taxe d'habitation qui est un impôt qui rapporte beaucoup aux collectivités, mais jugée comme un "impôt injuste qui ne prend pas en compte les ressources" des contribuables a déclaré Emmanuel Macron lors de la première conférence nationale des territoires le 17 juillet. 

Alors, comment faire des économies avec moins au sein des collectivités ? 

Des postes de fonctionnaires pas renouvelés ? Un service public en baisse ? Des tarifs de parking plus chers ?... Tout peut être imaginé dans la tête du contribuable.

Jean-Louis Fousseret ne sait pas encore précisément comment la Ville et l'agglomération s'organiseront.

Il sait malgré tout que l'"on travaillera différemment sans pour autant baisser le niveau du service public" en suggérant "des fusions de services" dans le cadre de l'accord de plus de "libertés aux collectivités" comme l'a indiqué E. Macron, ou "la compensation de toute nouvelle norme par la suppression de deux anciennes dans de nombreux domaines tels que l'urbanisme, le domaine sportif et autres, car il y a des normes qui coûtent très très cher… C'est un ensemble de réductions qui peuvent permettre de baisser la dépense publique", explique le maire de Besançon. "C'est courageux et c'est un grand défi !" ajoute-t-il, en précisant également qu'"Emmanuel Macron a dit qu'il ne baisserait pas les dotations aux collectivités", contrairement à ce qui avait été instauré lors du dernier quinquennat. 

Et la taxe d'habitation ? "J'ai confiance" 

"Ce sera fait par étape dès 2018", confirme Jean-Louis Fousseret. "Je rappelle quelque chose que tout le monde oublie : cette mesure a pour objectif de redonner du pouvoir d'achat aux Français et aux Françaises". Et d'ajouter que "l'État s'est engagé à compenser ces exonérations à l'euro près. Donc je serai très attentif à cela puisque bien sûr, comme tous les maires, nous avons besoin des recettes de cet impôt pour nos villes, mais moi, j'ai confiance". 

Une conférence nationale territoriale se déroulera tous les six mois. "Ce sera l'occasion de vérifier que l'État compensera bien l'intégralité de la suppression de la taxe d'habitation", souligne Jean-Louis Fousseret. 

Par ailleurs, E. Macron a annoncé le 17 juillet qu'une commission sera créée dans le but de réfléchir à une refonte de la fiscalité pour les prochaines années. "Cela maintiendra un lien entre la fiscalité et les collectivités", précise le maire de Besançon.

Economie

Club Numerik’ : la CCI Saône-Doubs veut accompagner la transformation numérique des entreprises locales 

La CCI Saône-Doubs lance le Club Numerik’, un nouveau club dédié aux entreprises du territoire, a-t-on appris mercredi 11 février 2026. Objectif : favoriser les échanges entre entreprises et accompagner la transformation digitale. La première réunion s’est tenue le 10 février et a réuni 20 participants.

Politique économique du Département du Doubs : l’opposition dénonce un soutien orienté vers des patrimoines privés

Le groupe d’opposition Doubs sociale, écologique et solidaire (DSES) au Département du Doubs a publié, le 9 février 2026, un communiqué critique à l’égard du dispositif économique départemental baptisé ”Le Doubs investit”. Les élus y dressent un bilan qu’ils jugent très éloigné des objectifs affichés de soutien à l’économie locale.

Café d’Ami, un nouvel espace pour bruncher tout au long de la semaine à Besançon

Maguette Diouf, ancienne chef pâtissière du 1802 à Besançon a décidé de se lancer à son compte et d’ouvrir son propre commerce en proposant un service de type brunch tout au long de la semaine. Elle a ouvert ce mercredi 11 février 2026 au 128 Grande rue à Besançon (anciennement Au Régal de Chouchou). On vous en parle…

153,3 M€ de financement régionaux votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Besançon vendredi 6 février 2026, les élus ont adopté 153,5 millions d’euros de financements régionaux destinés à soutenir l’économie, l’agriculture, l’aménagement du territoire ou encore la Culture et le patrimoine. Zoom sur quelques dossiers. 

La seconde vie des vélos au cœur d’un dispositif à Decathlon Besançon

Infos pratiques • À Besançon, l’usage du vélo continue de se développer, que ce soit pour les déplacements quotidiens, les activités sportives ou les balades le long du Doubs. Dans ce contexte, Decathlon Besançon propose depuis 2023 un service de reprise de vélos d’occasion. Ce dispositif vise à prolonger la durée de vie du matériel, à limiter le gaspillage et à faciliter l’accès à des vélos à prix réduit.

FCSM : un actionnaire vent ses parts sur Leboncoin, désaccords internes et flou autour du capital

Le Football Club Sochaux-Montbéliard (FCSM), sauvé à l’été 2023 grâce à une mobilisation conjointe d’investisseurs, de collectivités et de supporters, se retrouve de nouveau au cœur de discussions financières et capitalistiques à quelques jours d’une assemblée générale attendue le 13 février 2026.

MaPrimeRénov’: “rendez-vous personnalisé” obligatoire pour les rénovations d’ampleur

Les demandeurs d'aides MaPrimeRénov' pour une rénovation d'ampleur devront désormais obligatoirement avoir un "rendez-vous personnalisé" avec un conseiller France Rénov' pour être mieux accompagnés et éviter les fraudes, a annoncé le ministre du Logement Vincent Jeanbrun ce mois de février 2026.

À Besançon, Fralsen s’éteint dans un silence assourdissant…

ÉDITORIAL • L’entreprise Fralsen, fleuron industriel aux savoir-faire reconnus dans l’horlogerie, la défense, le luxe et la connectique industrielle, cherche aujourd’hui un repreneur dans le cadre d’une procédure judiciaire. Les candidats ont jusqu’au 16 février 2026 pour se faire connaître auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Et pourtant, autour de cette situation critique… presque rien. Le silence.

Crise, tensions économiques, fatigue sociale… un documentaire pour “entreprendre autrement” projeté dans la région

Coopilote, la coopérative d’entrepreneurs salariés basée à Besançon organise huit ciné-débats autour de son film documentaire Entreprendre Autrement, dans la région Bourgogne-Franche-Comté entre février et avril 2026. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.06
légère pluie
le 16/02 à 12h00
Vent
6.57 m/s
Pression
1004 hPa
Humidité
88 %