Besançon : comment la Croix Rouge se prépare-t-elle à accueillir les familles de réfugiés ukrainiens ?

Publié le 11/03/2022 - 15:32
Mis à jour le 11/03/2022 - 17:52

Jusqu’à 110 ressortissants ukrainiens sont attendus ce samedi 12 mars dans le centre d’hébergement d’urgence dans les locaux de la Ville de Besançon à la Malcombe à Besançon. C’est la Croix Rouge qui gèrera l’organisation et l’accueil des réfugiés avec l’aide des services de l’État et de la Ville de Besançon. Patrick Boccara, vice-président de la Croix Rouge à Besançon nous en parle.

Depuis quelques jours, la Croix Rouge de Besançon est fortement mobilisée afin d’accueillir au mieux les réfugiés ukrainiens, principalement des femmes et des enfants, qui arriveront sur le territoire. Pour cela, un centre d’hébergement d’urgence s’est installé pour accueillir jusqu’à 110 réfugiés samedi vraisemblablement en fin de matinée.

Avant cette date, un premier bus de ressortissants ukrainiens est arrivé jeudi matin, ce qui n’était pas prévu. Ces personnes ont simplement fait un transit par Besançon pour se reposer, se restaurer, avant de reprendre la route jusqu’en Espagne. "Ça nous a permis de rôder notre organisation avant samedi", a indiqué Patrick Boccara lors de la conférence de presse en préfecture jeudi soir. 

Un centre d’hébergement d’urgence aux multiples fonctions

Ce centre d’hébergement, composé de lits, de sanitaires et d’appareils électroménagers a pour première mission de s’assurer que les réfugiés soient en bonne santé et le cas échéant d’être prise en charge par un médecin. Ils peuvent également avoir un soutien psychologique suite aux épreuves qu’ils ont vécues en si peu de temps. Neuf médecins sont mobilisés.

Le centre sera également composé d’une espace "Réglementation" de la préfecture du Doubs dans lequel les familles pourront prendre connaissance de toutes les aides qui leur sont attribuées et prendre rendez-vous en préfecture pour les démarches administratives. Le préfet du Doubs, Jean-François Colombet a d’ailleurs précisé que les réfugiés se verront délivrer une protection provisoire (qui n’est pas une demande d’asile) qui ouvre droit au travail, à la santé et à l’hébergement et permet de rester sur le sol français pendant 6 mois. Un délai qui pourra être prolongé selon la durée du conflit et les volontés des réfugiés. Ces familles pourront, si elles le souhaitent, demander un droit d’asile.

Le centre d’hébergement sera aussi et en quelque sorte un "sas de décompression". Après un long périple pour arriver jusqu’à Besançon dans le but de fuir la guerre et d’être en sécurité, les familles ont besoin de repos, de prendre une douche, de manger, boire, elles ont besoin d’un moment de répit avant de trouver un hébergement.

Pour accompagner au mieux les familles sans la barrière de la langue, pas moins de 10 interprètes sont mobilisés par la Croix Rouge.

Infos +

Ce centre d’hébergement d’urgence ne sera pas ouvert quotidiennement, uniquement lorsque des réfugiés s’y présenteront. "Il sera ouvert entre 24 et 30 heures" a précisé le préfet du Doubs et d’ajouter : "Ce que l’on ne veut pas, c’est faire des camps de réfugiés".

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