Comment Marie-Guite Dufay envisage l'organisation de la Bourgogne Franche-Comté

Publié le 30/05/2016 - 11:28
Mis à jour le 18/04/2019 - 13:52

Longtemps, elle n’a rien laissé paraître de l’idée qu’elle se faisait de l’organisation de la région. Elle a consulté. Longuement.  Après avoir multiplié les entrevues la semaine dernière. Marie-Guite Dufay a dévoilé dimanche soir à sa majorité PS sa vision « équilibrée » de la Bourgogne Franche-Comté en plaçant le siège de l’hôtel de région à Besançon. D’ici le vote des conseillers régionaux le 24 juin à Dijon, la présidente de région va devoir batailler pour convaincre quelques élus bourguignons, peu enclins au partage.

 ©
©

Comprendre

En dévoilant ce lundi 30 mai 2016  sa vision de l'organisation de la région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite Dufay parle "de la construction d'une nouvelle gouvernance démocratique" et appelle "au dépassement de la vision obsolète d'un aménagement du territoire fondé uniquement sur la localisation des institutions".  Son plan vise la construction d'une région équilibrée, déconcentrée, et garante du maintien des services de proximité à la population sur l'ensemble de ses territoires, avec une attention particulière aux territoires ruraux, voire enclavés, et aux quartiers prioritaires de la politique de la ville.

QUE VA-T-IL SE PASSER ?

C'est une obligation légale. Les conseillers régionaux doivent délibérer avant le 1er juillet 2016 sur l'organisation de la Bourgogne Franche-Comté. Avec une courte majorité à 51 voix, l'issue et la répartition des votes sera plus qu'incertaine. Comment réagira le groupe UDI –LR et le groupe FN ? Le clivage des élus sera-t-il finalement plus politique que géographique ?

Ce que les élus devront entériner vendredi le 24 juin 2016 

  • Chef-lieu définitif : à titre provisoire, c'est déjà Dijon et cela devrait le rester après avis du conseil régional et décision définitive du gouvernement
  • Siège de l'hôtel de région
  • Lieu des assemblées

"Ces deux fonctions ne pouvant être situées dans la même ville que le chef-lieu, sauf à réunir l’avis favorable des trois cinquièmes de l’assemblée régionale".

  • Implantation immobilière des services
  • Modalités des réunions du conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) 

Voici comment la présidente envisage l'organisation de la région 

Dijon capitale, chef-lieu et siège des assemblées 

Pour Marie-Guite Dufay, il est naturel que la capitale, le chef-lieu définitif de la région soir Dijon. Pour des raisons "pratiques et économiques". La présidente souhaite également que le conseil régional de Dijon abrite les assemblées plénières (mais aussi les commissions). En effet, le site de Besançon ne peut physiquement accueillir l'ensemble des 100 conseillers régionaux. Il est par ailleurs proposé de réunir deux sessions plénières par an de façon décentralisée dans un autre lieu que Dijon ou Besançon. 

Sur le pan économique, la centralité géographique de Dijon permet par ailleurs selon l'exécutif de limiter les frais de déplacement. 

  • "Il s'agit de l'agglomération la plus importante du point de vue démographique sur l'ensemble du territoire régional ; elle a vocation à devenir la seule métropole dès que la loi le permettra ; elle se situe au centre de la Bourgogne-Franche-Comté et bénéficie de la meilleure accessibilité du point de vue des infrastructures de transport. Son développement et son attractivité participent pleinement au développement et à l'attractivité de la nouvelle région qui entend ainsi favoriser une capitale forte au service d'une région forte, à dimension européenne".

Besançon, siège de l'hôtel de région

Marie-Guite Dufay déclare vouloir "préserver un aménagement du territoire équilibré et qui répond aux exigences de la réforme territoriale" imposant de ne pas regrouper, au sein de la même unité urbaine le chef-lieu, l'hôtel de région et le lieu de réunion des assemblés plénières.

  • "Besançon souffre aujourd'hui du transfert progressif vers Dijon d'un certain nombre d'acteurs décisionnels publics et privés. La préservation de son attractivité et de son développement nécessite que puisse être affirmé un choix politique fort par la reconnaissance institutionnelle liée à l'emplacement de l'hôtel de région".

Le conseil économique, social et environnemental régional : entre Besançon et Dijon

Assemblées plénières, réunions de bureau, commissions thématiques : la présidente propose d'alterner entre les deux villes, et plus globalement entre les territoires des deux anciennes régions. 

  • "Les représentants de la société civile organisée traduisent ainsi l'état d'esprit général des acteurs de la nouvelle région en faveur de l'équilibre des territoires". 

Organisation des services en bi-sites et gestion des implantations immobilières

Les directions des transports, de l'aménagement du territoire, de l'agriculture, du tourisme, de la culture et du sport auraient vocation à avoir leur siège à Dijon.

Les directions de l'économie, de la formation, de l'éducation, de l'environnement, de la recherche et de l'enseignement supérieur auront vocation à avoir leur siège à Besançon. 

  • "Les deux sites de Dijon et de Besançon du conseil régional doivent être préservés en cohérence avec l'engagement de maintenir les proportions d'effectifs d'agents et de repartir de façon équilibrée les états-majors stratégiques des directions de la nouvelle région en miroir de l'organisation des services déconcentrés de l'État"

La région confirme par ailleurs qu'aucune mobilité géographique ne sera imposé aux agents.

fusion des régions

Fusion des régions Bourgogne Franche-Comté : “un résultat perdant-perdant” selon Alain Joyandet

Dans un communiqué du 7 décembre 2020, le président de la commission des Finances de la région Bourgogne Franche-Comté livre les résultats de son analyse de la gestion financière de la région au cours du mandat qui s’achèvera en 2021. Pour lui, la fusion des deux régions est « perdant-perdant » tandis que l’objectif était de réaliser une opération « gagnant-gagnant ».

Fusion Bourgogne-Franche-Comté : les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 2,2 % entre 2015 et 2018

Trois régions sur treize ont réduit leurs dépenses de fonctionnement après la réforme territoriale de la fusion des régions. En Bourgogne Franche-Comté, les dépenses de fonctionnement – à périmètre constant – ont augmenté de 2,2 % entre 2015 et 2018.

Réforme territoriale : le coup de gueule de Gérard Quété, maire de Vuillafans

A la veille de la visite de la secrétaire d’État en charge des collectivités territoriales en Bourgogne Franche-Comté pour parler de la fusion des régions et de la réforme territoriale, nous avons reçu du maire de Vuillafans (village de 800 habitants de la vallée de la Loue) cette prise de position sans ambiguïté aucune concernant les communes de la réforme territoriale en cours et de son impact sur les communes.

Réforme territoriale : Jean-François Longeot “inquiet” pour les territoires ruraux

S’étant opposé contre l’adoption définitive de la Proposition de la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) le 16 juillet dernier, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a été reçu le 23 août 2016 au ministère de l’aménagement du territoire pour défendre l’avenir du monde rural.

Philippe Gonon : la dérive de nos institutions locales

Promulguée le 7 août 2015, la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République confie de nouvelles compétences aux régions et redéfinit clairement les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale. Philippe Gonon, vice président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) du Doubs craint un « court-circuitage » des instances locales. 

Politique

Incendies et sécheresse dans le Doubs : La France insoumise appelle à une réponse politique

Dans un communiqué du dimanche 12 juillet 2026, La France insoumise (LFI) du Doubs réagit à la multiplication des incendies et à la sécheresse qui touchent le département. Le mouvement estime que ces événements ne relèvent pas de phénomènes isolés mais sont liés au changement climatique et aux choix économiques et politiques.
 

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

À Besançon, le permis de construire de la future école des Vaîtes est délivré

Le permis de construire de la future école des Vaîtes a été délivré, a-t-on appris dans un communiqué de la Ville de Besançon jeudi 9 juillet 2026, actant le choix d'une construction neuve plutôt que la réhabilitation de l'école Tristan Bernard. Cette décision intervient à l'issue des analyses techniques, fonctionnelles et financières menées ces derniers mois, nous précise-t-on.

L’Assemblée nationale approuve la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre : LFI parle de “permis de tuer”

La France insoumise Besançon a réagi à l'adoption, mardi 8 juillet, en première lecture par l'Assemblée nationale, d'une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre faisant usage de leur arme. Dans un communiqué, le mouvement critique le soutien apporté à cette mesure par la majorité présidentielle, la droite et l'extrême droite, estimant que cette réforme constitue une atteinte à l'État de droit.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Présidentielle 2027 : “Si on veut s’en tirer, faut se tirer !” selon le Mouvement Franche-Comté

Le président du Mouvement Franche-Comté (MFC), Jean-Philippe Allenbach, estime que les perspectives de l'élection présidentielle de 2027 justifient une réflexion sur l'avenir institutionnel de la Franche-Comté. Dans un communiqué intitulé ”Présidentielle 2027 : Si on veut s’en tirer, faut se tirer !”, il affirme que, compte tenu de la candidature annoncée de Marine Le Pen et des sondages actuels, les Francs-Comtois pourraient se retrouver sous la présidence de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il craint.

Marine Le Pen éligible, mais sous bracelet électronique, donnera sa décision pour la présidentielle à 20h00

Éligible, mais sous bracelet : la justice a ouvert mardi 7 juillet 2026 la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés, mais la dirigeante d'extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation.

Manque de stationnement aux Hauts-du Chazal : Laurent Croizier demande la création d’un pôle multimodal à Franois

Laurent Croizier, député du Doubs et conseiller communautaire au Grand Besançon Métropole, alerte ce 7 juillet 2026 sur la nécessité de mettre en place un pôle multimodal "train, tram, stationnement, bus, vélos" à Franois afin de faire face aux problèmes de stationnement sur le secteur des Hauts-du-Chazale et autour de l’hôpital Minjoz à Besançon.

Jean-François Longeot appelle le Sénat à évaluer la gestion de la crise liée à la canicule

Après une canicule dont ses conséquences continueront de se faire sentir ces prochains temps, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot, président de la commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, estime qu’il est nécessaire d’engager sans attendre une évaluation de la gestion de cette crise. Pour l’élu, ”il ne s’agit pas seulement de comprendre ce qui vient de se passer, mais de préparer dès aujourd’hui les réponses aux crises climatiques qui s’annoncent.”

Coupe du monde : les élus communistes de Besançon réclament une fan zone pour le match France-Maroc

Dans un communiqué publié le 6 juillet 2026, Hasni Alem, au nom des élus communistes de la ville de Besançon, appelle la municipalité à organiser une fan zone à l'occasion du match de quart de finale de la Coupe du monde France-Maroc, jeudi 9 juillet. L'élu demande à la Ville d'agir rapidement afin de permettre aux Bisontins de suivre la rencontre ”dans un cadre populaire, sécurisé et accessible à toutes et tous”.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 20.99
couvert
le 15/07 à 02h00
Vent
1.08 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
72 %

Sondage