Commerces ouverts et fermés le 31 décembre à Besançon : des commerçants scandalisés

Publié le 12/12/2023 - 17:16
Mis à jour le 12/12/2023 - 18:00

Selon un communiqué de la Ville de Besançon que maCommune.info a relayé sur son fil d’actualité le 11 décembre 2023, les commerces de bouches seront les seuls à pouvoir ouvrir au public le dimanche 31 décembre 2023 jusqu’à 13h suite à un arrêté voté l’unanimité en 2022. Une décision ”scandaleuse” pour des commerçants à Besançon, alors que l'enseigne Carrefour, par exemple, ouvrira toute la journée.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

À noter que la loi prévoit que les commerces peuvent ouvrir l’après-midi s’ils le souhaitent sans la présence de leurs salariés.

Se faire coiffer chez un professionnel le 31 décembre ? Ce ne sera pas possible à Besançon et dans les communes de Grand Besançon Métropole. Aller chercher un repas chez le traiteur après 13h00 ? Ce ne sera pas possible non plus…

Sauf si :

  • les salariés ne travaillent pas et que seuls les chefs d'entreprise sont mobilisés dans ces commerces alimentaires ;
  • la maire de Besançon accepte une dérogation ;
  • le conseil communautaire de Grand Besançon Métropole change d’avis lors de sa réunion mensuelle jeudi 14 décembre.

Cependant, contactées ce mardi en fin de journée, des enseignes comme Carrefour Chalezeule et Ecole-Valentin ouvriront de 8h à 18h.

”C’est un truc de fou !”

”C’est une information qui fait le tour de France”, affirme un commerçant bisontin que nous avons appelé ce mardi et qui ne souhaite pas être cité. ”Vous imaginez la police venir fermer un magasin parce que vous venez chercher votre repas pour votre réveillon du 31 ? Laissons les gens qui veulent travailler, travailler ! C’est un truc de fou !”

Pour Philippe Bonnet, gérant du traiteur Bonnet à Besançon, qui a donné l'alerte à ses collègues, "nous avons été oubliés" par les élus lorsqu'ils ont voté en décembre 2022, "ils ont zappé que les charcutiers-traiteurs ouvraient le 31 décembre après-midi." Cependant, le commerçant de la rue de la Madeleine se dit "confiant" et pense que la préfecture et la Ville de Besançon reconnaitront cet oubli et reviendront sur cet arrêté. Monsieur Bonnet ajoute que ça fait 43 ans que son entreprise familiale travaille le 31 décembre en journée. "Avant on fermait tardivement, maintenant on ferme plutôt vers 17 ou 18h les 31 décembre", précise-t-il.

Pour Romain, un coiffeur qui voulait ouvrir son salon de coiffure dimanche 31 décembre de 10h à 17h, cette mesure ”nous empêche de travailler, c’est un scandale ! On ne demande rien, on veut juste gagner nos vies et payer nos prêts. Ce sont les fêtes de fin d’année, c’est une grosse période pour les commerçants, et en plus, c’est toujours un moment de convivialité avec nos clients”.

La préfecture a donné son feu vert… la Ville de Besançon reste sur ses positions

Selon nos informations en date de mardi 12 décembre à 14h45, la préfecture du Doubs a donné son feu vert pour donner une dérogation aux artisans traiteurs, mais elle doit être acceptée par la Ville de Besançon pour pouvoir être mise en oeuvre. Nous avons tenté de joindre le cabinet de Madame la maire cet après-midi, mais notre demande est restée sans réponse à cette heure.

Contacté cet après-midi, le député du Doubs et conseiller municipal, Laurent Croizier, nous explique avoir été alerté par plusieurs commerçants et a tenté de faire le "médiateur" entre les gérants d'entreprises et le cabinet de la maire de Besançon. "Je suis défavorable à l'ouverture totale de tous les commerces le dimanche, mais le dimanche 31 décembre n'est pas un dimanche comme les autres", nous confie-t-il. C'est pourquoi il affirme avoir tenté de convaincre Madame la maire qui est la seule décisionnaire, "mais la municipalité refuse", confirme le conseiller municipal qui dit "regretter cette décision". Selon lui, "c'est prendre des risques inutiles, ça pénalise les commerçants et les habitants" en ajoutant que "parfois, il faut savoir sortir de ses dogmes."

Est-ce qu'un retour en arrière est malgré tout envisageable d'ici le 31 décembre 2023 ? À suivre...

Infos +

  • Cette mesure du 31 décembre a également été votée à Dijon.

Economie

Club Numerik’ : la CCI Saône-Doubs veut accompagner la transformation numérique des entreprises locales 

La CCI Saône-Doubs lance le Club Numerik’, un nouveau club dédié aux entreprises du territoire, a-t-on appris mercredi 11 février 2026. Objectif : favoriser les échanges entre entreprises et accompagner la transformation digitale. La première réunion s’est tenue le 10 février et a réuni 20 participants.

Politique économique du Département du Doubs : l’opposition dénonce un soutien orienté vers des patrimoines privés

Le groupe d’opposition Doubs sociale, écologique et solidaire (DSES) au Département du Doubs a publié, le 9 février 2026, un communiqué critique à l’égard du dispositif économique départemental baptisé ”Le Doubs investit”. Les élus y dressent un bilan qu’ils jugent très éloigné des objectifs affichés de soutien à l’économie locale.

Café d’Ami, un nouvel espace pour bruncher tout au long de la semaine à Besançon

Maguette Diouf, ancienne chef pâtissière du 1802 à Besançon a décidé de se lancer à son compte et d’ouvrir son propre commerce en proposant un service de type brunch tout au long de la semaine. Elle a ouvert ce mercredi 11 février 2026 au 128 Grande rue à Besançon (anciennement Au Régal de Chouchou). On vous en parle…

153,3 M€ de financement régionaux votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Besançon vendredi 6 février 2026, les élus ont adopté 153,5 millions d’euros de financements régionaux destinés à soutenir l’économie, l’agriculture, l’aménagement du territoire ou encore la Culture et le patrimoine. Zoom sur quelques dossiers. 

La seconde vie des vélos au cœur d’un dispositif à Decathlon Besançon

Infos pratiques • À Besançon, l’usage du vélo continue de se développer, que ce soit pour les déplacements quotidiens, les activités sportives ou les balades le long du Doubs. Dans ce contexte, Decathlon Besançon propose depuis 2023 un service de reprise de vélos d’occasion. Ce dispositif vise à prolonger la durée de vie du matériel, à limiter le gaspillage et à faciliter l’accès à des vélos à prix réduit.

FCSM : un actionnaire vent ses parts sur Leboncoin, désaccords internes et flou autour du capital

Le Football Club Sochaux-Montbéliard (FCSM), sauvé à l’été 2023 grâce à une mobilisation conjointe d’investisseurs, de collectivités et de supporters, se retrouve de nouveau au cœur de discussions financières et capitalistiques à quelques jours d’une assemblée générale attendue le 13 février 2026.

MaPrimeRénov’: “rendez-vous personnalisé” obligatoire pour les rénovations d’ampleur

Les demandeurs d'aides MaPrimeRénov' pour une rénovation d'ampleur devront désormais obligatoirement avoir un "rendez-vous personnalisé" avec un conseiller France Rénov' pour être mieux accompagnés et éviter les fraudes, a annoncé le ministre du Logement Vincent Jeanbrun ce mois de février 2026.

À Besançon, Fralsen s’éteint dans un silence assourdissant…

ÉDITORIAL • L’entreprise Fralsen, fleuron industriel aux savoir-faire reconnus dans l’horlogerie, la défense, le luxe et la connectique industrielle, cherche aujourd’hui un repreneur dans le cadre d’une procédure judiciaire. Les candidats ont jusqu’au 16 février 2026 pour se faire connaître auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Et pourtant, autour de cette situation critique… presque rien. Le silence.

Crise, tensions économiques, fatigue sociale… un documentaire pour “entreprendre autrement” projeté dans la région

Coopilote, la coopérative d’entrepreneurs salariés basée à Besançon organise huit ciné-débats autour de son film documentaire Entreprendre Autrement, dans la région Bourgogne-Franche-Comté entre février et avril 2026. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 6.67
légère pluie
le 16/02 à 12h00
Vent
6.57 m/s
Pression
1005 hPa
Humidité
90 %