Habitez-vous dans un désert médical ?

Publié le 31/10/2016 - 17:15
Mis à jour le 23/04/2019 - 17:13

L’UFC Que Choisir a récemment publié les résultats d’une étude concernant l’accès aux soins en France. Dans le Doubs, comme sur le reste du territoire, l’on constate une aggravation de la fracture sanitaire en 2016. Les déserts médicaux s’agrandissent et les honoraires des professionnels de santé augmentent. 8% des habitants du Doubs vivent aujourd »hui dans un désert médical. Des communes comme Pont-de-Roide, Mandeure, Baume-les-Dames sont fortement affectées par le manque d’accès aux soins.

L’UFC Que choisir avait réalisé une précédente étude en 2012 et en quatre ans le paysage sanitaire s’est considérablement dégradé. Pour les résultats de 2016 d'une étude publiée début juillet, on remarque que dans le Doubs l’accès aux soins se complexifie pour les usagers.

Les déserts médicaux s’agrandissent

Désormais 84% des habitants du territoire ont vu s’éloigner géographiquement  leurs médecins généralistes. Les spécialistes quittent, voire ne s’installent pas, en zone rurale et optent pour des centres urbains. Cette configuration entraine un accès aux soins plus difficiles puisque 27% de la population du département s’écarte des lieux où exercent des pédiatres, 38%  des ophtalmologistes et jusqu’à 65% pour les gynécologues. A cela s’ajoute le fait que la liste d’attente est longue pour obtenir un rendez-vous, parfois même, certains spécialistes ne souhaitent pas agrandir leur patientèle. Aujourd’hui, selon l’étude de l’UFC Que choisir, 8% des habitants du Doubs vivent dans un désert médical.

C’est quoi un désert médical ?

Aujourd’hui la France ne manque pas de médecins - 334 médecins pour 100 000 habitants alors que l’Insee considère qu’un territoire est en situation critique lorsqu’il n’a que 250 médecins pour 100 000 habitants- . Pour autant la métropole compte de nombreux déserts médicaux. Le ministère de la santé définit qu’un territoire est un désert médical quand la densité de médecins par rapport à la population est de 30 % inférieure à la moyenne nationale.

Les honoraires en hausse

Se faire soigner peut coûter cher et certains habitants du Doubs ne prennent pas rendez-vous avec un professionnel de santé suite à ses tarifs trop élevés. Dans l’étude de l’UFC Que choisir, on remarque que pour des personnes souhaitant se faire soigner par des pédiatres ne proposant pas des tarifs excessifs (à tarifs opposables) 74% d’entre eux se retrouvent finalement dans un désert médical. Concernant les gynécologues qui souvent, optent pour des dépassements d’honoraires importants, 35% des Doubistes se retrouvent dans un désert médical et 16%  pour un accès aux ophtalmologistes. Des communes comme Pont-de-Roide, Mandeure, Baume-les-Dames sont fortement affectées par le manque d’accès aux soins.

Les propositions de l’UFC Que Choisir

Pour Eliane Laurent, responsable de la diffusion de cette étude dans le Doubs, il "faut revoir notre système de santé". Aujourd’hui il existe trois secteurs conventionnés dans lesquels les professionnels de santé peuvent s’inscrire. Ceux du secteur 1 pratiquent les tarifs de base de la Sécurité sociale et font donc partie des moins chers.  Ceux du secteur 2 pratiquent des tarifs libres mais restent, selon les critères imposés par la convention médicale, élaborés avec “tact et mesure”. Leurs dépassements d’honoraires sont donc permanents mais limités. Certains médecins se sont opposés à la signature de la convention médicale. Ils sont alors dits “non-conventionnés” ou appartenant au secteur 3. Ils pratiquent des tarifs totalement libres.

Pour l’UFC Que Choisir il faut fermer l’accès au secteur 2. La ministre de la Santé a mis en place pour le secteur 3 un contrat d’accès aux soins avec des dépassements d’honoraires encadrés, mais "il faut qu’il soit obligatoire et non facultatif" explique Eliane Laurent. L’association de Consommateurs demande également que pour toute nouvelle installation dans un territoire où l’offre de médecin est surabondante, les professionnels soit dans l’obligation d’intégrer le secteur 1. "Cela permettrait un meilleure répartition géographique des médecins", conclue Eliane Laurent. 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Santé

L’anti-stress avec Anne Sallé : Quand on ne sait plus ce qu’on ressent…

"Ça va." On le dit souvent sans y penser, comme on répondrait à une formalité. Pourtant, derrière ce “ça va”, beaucoup d’entre nous composent avec une fatigue persistante, une agitation intérieure ou une impression de fonctionner en pilote automatique. La nouvelle année n’y change rien, ni nos bonnes résolutions. Les journées s’enchaînent, bien remplies. On gère le travail, la famille, les obligations. Mais quand il s’agit de dire ce que l’on ressent vraiment, les mots manquent. Comme si le lien avec soi s’était peu à peu distendu.

Biothérapies : la Bourgogne-Franche-Comté et le Québec unissent leurs forces pour accélérer l’innovation

Depuis plusieurs mois, une initiative vise à structurer des liens durables entre les acteurs des biothérapies de Bourgogne-Franche-Comté et leurs homologues québécois, a-t-on appris ce mercredi 14 janvier. Deux écosystèmes aux spécificités distinctes mais complémentaires, unis par des enjeux et une ambition partagés : accélérer l’émergence, le développement et la production de médicaments innovants.

Épidémies et grève des médecins : le système de santé régional sous tension en Bourgogne Franche-Comté

La région Bourgogne Franche-Comté traverse depuis plusieurs semaines une période de forte pression sanitaire, liée à la circulation de plusieurs virus hivernaux et à un mouvement de grève des médecins libéraux. L’Agence régionale de santé (ARS) affirme toutefois rester en capacité d’assurer la continuité des soins dans un communiqué du 9 janvier 2026.

Stimuler le cerveau sans chirurgie : un chercheur bisontin au cœur d’un ouvrage international

Un nouvel ouvrage collectif, Le Manuel de la stimulation cérébrale transcrânienne non invasive dans le domaine cognitif : méthodes, psychophysiologie, neuroamélioration et applications thérapeutiques, est paru le 8 décembre 2025 et dresse un état des lieux approfondi des connaissances et des perspectives dans le champ de la neuromodulation cérébrale. L’ouvrage est co-édité notamment par le professeur Vincent Van Waes, directeur du Laboratoire de Recherches intégratives en neurosciences et psychologie cognitive (UMR INSERM 1322) à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon.

Jobs d’été 2026 : le CHU de Besançon ouvre ses recrutements aux étudiants

Le CHU de Besançon lance sa campagne de recrutement pour les jobs d’été 2026. Comme chaque année, l’établissement hospitalier propose environ une centaine de remplacements destinés aux étudiants pendant la période estivale, qui s’étend du 15 juin au 30 septembre. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et jusqu’au 27 février 2026.

Épiphanie : la Brioche des rois d’Anne Sallé pour lâcher-prise…

L'anti-stress avec Anne Sallé • L’Épiphanie pointe le bout de son nez avec son parfum d’amandes ou de fleurs d'oranger, de beurre chaud et de convivialité. On tire les rois, on cherche la fève… c'est jouissif, mais il ne faudrait pas oublier l’essentiel : le plaisir simple d’être ensemble. Et si, dans notre quotidien souvent pressé, la galette devenait bien plus qu’une tradition gourmande : un véritable moment de bien-être comme Anne Sallé, notre coach anti-stress, vous y invite tant.

Les conseils de Valentine Caput : et si en 2026 on arrêtait de se prendre la tête avec son assiette ?

L'oeil de la diet' • En ce début d'année, les bonnes résolutions fleurissent : manger mieux, faire attention, perdre quelques kilos... Souvent avec beaucoup de bonne volonté et parfois un peu trop de sévérité... On fait le point avec notre nutritionniste Valentine Caput qui vous délivre les bons conseils pour débuter sereinement 2026. 
 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.69
nuageux
le 16/01 à 09h00
Vent
1.52 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
78 %