Deuil périnatal : une journée d’information le 15 octobre au CHU de Besançon 

Publié le 09/10/2025 - 16:24
Mis à jour le 09/10/2025 - 16:24

À l’occasion de la Journée mondiale du deuil périnatal, qui a lieu le 15 octobre chaque année, le CHU de Besançon se mobilise et organise une journée d’information et de sensibilisation  à destination du grand public et des personnes touchées par ces événements éprouvants.

CHU de Besançon © Alexane Alfaro
CHU de Besançon © Alexane Alfaro
  • Mercredi 15 octobre 2025 10h-15h, hall de l’hôpital Jean-Minjoz

Peu évoqué dans le débat public, le deuil périnatal concerne les pertes de grossesses précoces du premier trimestre (200 000 par an en France) et la mortalité périnatale (interruption médicale de grossesse, décès in utero, à la naissance ou au cours des 7 premiers jours de vie) touchant près de 7 000 femmes et couples chaque année en France. Ce drame conduit à un traumatisme qui varie selon le moment de la grossesse ou encore, selon l'expérience personnelle propre à chaque femme et chaque couple. 

Programme de la journée 

Le mercredi 15 octobre prochain, les soignants seront présents (sage-femme, psychologue et médecin) pour informer et sensibiliser le grand public sur ces événements de vie éprouvants. La filière Grossesse arrêtée précoce (GAP) sera présentée ainsi que l’album jeunesse "Comme une graine – Raconter la grossesse arrêtée" , conçu et réalisé par Dre Mégane Achèche et l’illustratrice Anna Lentzner. Trois associations seront également présentes (Coccinelle, Ô fil des Prémas et Les Cigognes Bisontines). La créatrice locale De l’Amour en Boîte proposera gratuitement de graver des étoiles en bois pour les personnes endeuillées. La librairie L’Interstice présentera également des ouvrages sur le thème du deuil périnatal. Deux questionnaires ont été conçus pour faciliter les échanges autour du deuil périnatal (disponibles sur le stand des soignants). Enfin, des rubans roses et bleus seront distribués tout au long de la journée, en signe de soutien et de sensibilisation. 

Une nouvelle filière au CHU de Besançon 

Les grossesses arrêtées précocement (GAP) concernent 15 à 20 % des grossesses au premier trimestre. "Cet événement fréquent, physiquement et psychologiquement éprouvant, est encore trop souvent sous-estimé", selon un communiqué du CHU de Besançon. "La prise en charge actuelle dans notre pays est morcelée et hétérogène, avec des parcours peu lisibles, des moyens limités et un accompagnement insuffisant, ce qui aggrave la souffrance des patientes et des couples." 

Pour répondre à ces lacunes, l'établissement bisontin a mis en place une nouvelle filière de soins novatrice dans la région dédiée entièrement aux GAP pilotée par un médecin référent, "visant à offrir un parcours structuré, coordonné, plus humain, alliant prise en charge médicale adaptée mais aussi un soutien psychologique". Un objectif majeur est d’"assurer une prise en charge globale et bienveillante de ces couples, afin d’améliorer significativement leur vécu en tant que patients."

Cette démarche s’appuie sur une collaboration pluridisciplinaire renforcée entre urgences gynécologiques, hôpital de jour, chirurgie gynécologique, santé mentale, médecins et sage-femmes de ville. 

Parmi un grand nombre d'actions mises en oeuvre pour limiter les ruptures de parcours et garantir un suivi personnalisé figurent des nouvelles consultations post-GAP spécifiques, des parcours mieux identifiés, un protocole standardisé, des supports pédagogiques pour les patientes mais aussi pour les fratries, ainsi que la création d’une box ressource à disposition. 

Un dispositif d’accompagnement des internes aux urgences a été instauré pour homogénéiser et améliorer la qualité de la prise en charge, favorisant une maîtrise des protocoles et une approche empathique dès le premier contact. Un projet de recherche est en cours pour évaluer l’impact de la filière via des indicateurs de satisfaction des patientes, d’adhésion des équipes et de qualité des soins. 

Aujourd'hui, renforcer la prise en charge des GAP apparait comme essentiel et constitue une priorité dans le parcours de maternité. Cette nouvelle filière proposée apporte une approche structurée et centrée sur la patiente, offrant un modèle reproductible et évolutif. Elle ouvre de prometteuses perspectives pour améliorer durablement le parcours des patientes à l’échelle nationale, en homogénéisant les pratiques et en renforçant l’accompagnement global. 

Un "salon des anges" à l’hôpital Jean-Minjoz : un appel aux dons pour réunir 10.000€

Afin d’accompagner les parents dans leur deuil, le service souhaite aménager une nouvelle pièce dédiée appelée "salon des anges" et la rendre plus intime, chaleureuse et propice au recueillement, dans un espace proche du service d’hospitalisation de la patiente. 

Cet aménagement consiste en la création d’une nouvelle pièce ainsi que l’achat de mobilier et de décorations. Pour mener à bien cette initiative indispensable, le fonds Phisalix (fonds de dotation du CHU) est à la recherche de 10.000 €. 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Santé

CHU : des espaces d’accueil “plus humain” inaugurés en néonatalogie et réanimation infantile

Nés d’un constat fait durant la période Covid, deux espaces d’accueil ont été pensés par les équipes du CHU de Besançon pour améliorer le confort des familles d’enfants hospitalisés en réanimation infantile et en néonatalogie. Ils ont été inaugurés ce mardi 20 janvier 2026. 

Une “tournée des métiers du soin” pour sensibiliser au métier d’aide soignant en Bourgogne-Franche-Comté

La Région Bourgogne-Franche-Comté organise, pour la 3e année consécutive, la "tournée des métiers du soin", ciblant prioritairement les lycéens, pour leur faire découvrir l’intérêt et les besoins croissants du secteur de la santé. Les journées de sensibilisation se dérouleront du 19 janvier au 30 mars 2026 dans différentes villes de la région.

La vaccination contre les papillomavirus humains et méningites en collège est encore possible durant quelques jours

Les parents de collégiens de Bourgogne-Franche-Comté bénéficiaires de la campagne de vaccination contre les papillomavirus humains et les méningites peuvent déposer leurs autorisations sur une plateforme dématérialisée jusqu’au 25 janvier 2026.

L’anti-stress avec Anne Sallé : Quand on ne sait plus ce qu’on ressent…

"Ça va." On le dit souvent sans y penser, comme on répondrait à une formalité. Pourtant, derrière ce “ça va”, beaucoup d’entre nous composent avec une fatigue persistante, une agitation intérieure ou une impression de fonctionner en pilote automatique. La nouvelle année n’y change rien, ni nos bonnes résolutions. Les journées s’enchaînent, bien remplies. On gère le travail, la famille, les obligations. Mais quand il s’agit de dire ce que l’on ressent vraiment, les mots manquent. Comme si le lien avec soi s’était peu à peu distendu.

Biothérapies : la Bourgogne-Franche-Comté et le Québec unissent leurs forces pour accélérer l’innovation

Depuis plusieurs mois, une initiative vise à structurer des liens durables entre les acteurs des biothérapies de Bourgogne-Franche-Comté et leurs homologues québécois, a-t-on appris ce mercredi 14 janvier. Deux écosystèmes aux spécificités distinctes mais complémentaires, unis par des enjeux et une ambition partagés : accélérer l’émergence, le développement et la production de médicaments innovants.

Épidémies et grève des médecins : le système de santé régional sous tension en Bourgogne Franche-Comté

La région Bourgogne Franche-Comté traverse depuis plusieurs semaines une période de forte pression sanitaire, liée à la circulation de plusieurs virus hivernaux et à un mouvement de grève des médecins libéraux. L’Agence régionale de santé (ARS) affirme toutefois rester en capacité d’assurer la continuité des soins dans un communiqué du 9 janvier 2026.

Stimuler le cerveau sans chirurgie : un chercheur bisontin au cœur d’un ouvrage international

Un nouvel ouvrage collectif, Le Manuel de la stimulation cérébrale transcrânienne non invasive dans le domaine cognitif : méthodes, psychophysiologie, neuroamélioration et applications thérapeutiques, est paru le 8 décembre 2025 et dresse un état des lieux approfondi des connaissances et des perspectives dans le champ de la neuromodulation cérébrale. L’ouvrage est co-édité notamment par le professeur Vincent Van Waes, directeur du Laboratoire de Recherches intégratives en neurosciences et psychologie cognitive (UMR INSERM 1322) à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon.

Jobs d’été 2026 : le CHU de Besançon ouvre ses recrutements aux étudiants

Le CHU de Besançon lance sa campagne de recrutement pour les jobs d’été 2026. Comme chaque année, l’établissement hospitalier propose environ une centaine de remplacements destinés aux étudiants pendant la période estivale, qui s’étend du 15 juin au 30 septembre. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et jusqu’au 27 février 2026.

Épiphanie : la Brioche des rois d’Anne Sallé pour lâcher-prise…

L'anti-stress avec Anne Sallé • L’Épiphanie pointe le bout de son nez avec son parfum d’amandes ou de fleurs d'oranger, de beurre chaud et de convivialité. On tire les rois, on cherche la fève… c'est jouissif, mais il ne faudrait pas oublier l’essentiel : le plaisir simple d’être ensemble. Et si, dans notre quotidien souvent pressé, la galette devenait bien plus qu’une tradition gourmande : un véritable moment de bien-être comme Anne Sallé, notre coach anti-stress, vous y invite tant.

Les conseils de Valentine Caput : et si en 2026 on arrêtait de se prendre la tête avec son assiette ?

L'oeil de la diet' • En ce début d'année, les bonnes résolutions fleurissent : manger mieux, faire attention, perdre quelques kilos... Souvent avec beaucoup de bonne volonté et parfois un peu trop de sévérité... On fait le point avec notre nutritionniste Valentine Caput qui vous délivre les bons conseils pour débuter sereinement 2026. 
 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.09
couvert
le 21/01 à 09h00
Vent
0.72 m/s
Pression
1008 hPa
Humidité
75 %