IVG : l’allongement du délai légal de retour à l’Assemblée nationale

Publié le 29/11/2021 - 13:45
Mis à jour le 29/11/2021 - 08:06

À l’approche de l’élection présidentielle, la macronie soigne son profil gauche. En témoigne le retour surprise, à l’Assemblée nationale dès le lundi 29 novembre, de la proposition de loi visant à allonger le délai légal maximum de l’IVG.

Assemblée nationale © D Poirier
Assemblée nationale © D Poirier

Initié par la députée écologiste Albane Gaillot (ex-LREM), le texte vise à autoriser l’IVG jusqu’à 14 semaines, contre 12 à l’heure actuelle.

En octobre 2020, le texte avait fait un premier passage dans les travées du Palais-Bourbon, avant d’être presque enterré par un veto présidentiel. Début juillet, dans un entretien au magazine Elle, Emmanuel Macron avait dit ne pas être favorable à une telle prolongation, l’avortement étant "plus traumatisant dans ces délais-là".

C’est le patron des Marcheurs à l’Assemblée Christophe Castaner qui a rattrapé par la manche un texte qui avait été adoptée en première lecture en octobre 2020, en dépit d’une position équivoque du gouvernement. Le ministre de la Santé Olivier Véran s’en était remis à la "sagesse" des députés. Au sein de l’exécutif, certains affichaient leur prudence, voire leur franche opposition.

Le Sénat dominé par la droite avait ensuite rejeté le texte. Une deuxième lecture au Palais-Bourbon, dans le cadre d’une niche du groupe socialiste, avait capoté en février 2021, la faute à une flopée d’amendements de plusieurs députés LR radicalement hostiles.

Assumant un "désaccord" avec le chef de l’État, M. Castaner avait promis de réinscrire le texte à l’Assemblée.

"Si on veut garantir un droit réel et égal à celles qui doivent être protégées, il est nécessaire d’allonger les délais", avait affirmé l’ancien ministre en octobre. "Christophe Castaner est un homme politique rodé qui sait envoyer des signaux. Politiquement, le texte est un outil qui peut être au service de la politique LREM et peut permettre parler à un électorat ayant besoin d’être rassuré : le centre-gauche", décrypte Albane Gaillot. Elle met cependant en garde : "Cela ne doit pas être qu’un outil marketing !"

Après 2022

"La politique macroniste a deux jambes. Il faut que la gauche puisse avancer à son tour", complète la députée LREM Cécile Muschotti.

Un autre Marcheur est moins allant : "Christophe Castaner en fait une sorte d’étendard progressiste, dans l’optique de sa campagne aux législatives. Il s’en sert aussi pour prouver qu’il est capable d’imposer quelque chose au président. Mais ce halo d’instrumentalisation du texte sur un sujet pareil ne me met pas très à l’aise". "Je ne fais pas les choses dans le dos du PR", glisse désormais M. Castaner, laissant entendre à toute la majorité que son initiative a la bénédiction tacite de l’Élysée.

Les planètes semblent alignées pour l’accès des femmes à cette extension. Le comité consultatif national d’éthique a donné son feu vert et lors de son examen en commission, le texte a été amendé sur une autre de ses mesures controversées : la clause spécifique de conscience. Celle-ci permet à un médecin au nom de ses convictions de refuser de pratiquer une IVG. Au lieu de supprimer la clause, comme prévu initialement, "on maintient cette possibilité, mais on oblige le médecin à réorienter la patiente", relève Mme Muschotti.

En outre, si près de 500 amendements, dont 90 % de LR, restent au menu, les députés ont toute la semaine pour en venir à bout.

Reste que la proposition de loi doit encore faire une navette avec le Sénat d’ici la fin de la session parlementaire, fin février.

Problème : aucun groupe ne souhaite l’inscrire au Palais du Luxembourg, ni les sénateurs Marcheurs, ni les socialistes. Les premiers, car ils ont déjà leurs propres textes à défendre, les seconds, car ils ne veulent pas faire de cadeau à la macronie.

"Ça sera compliqué d’adopter définitivement le texte sous cette mandature", reconnaît Mme Muschotti qui fait cependant valoir l’hypothèse d’une adoption rapide en cas de reconduction de la majorité en 2022. En attendant, 160 parlementaires, personnalités et organisations signent une tribune dans le JDD appelant à voter ce texte, rappelant que le droit l’avortement est "un enjeu central pour l’égalité des droits entre les femmes et les hommes", alors qu’il est "gravement menacé", "y compris dans certains pays d’Europe".

(Avec AFP)

Santé

Loue Lison : un contrat de plus de 11 millions d’euros pour préserver l’eau

Réunis à Chenecey-Buillon, ce jeudi 30 juillet 2026, la Communauté de communes Loue Lison, l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, les syndicats d'eau potable et la commune d'Arc-et-Senans ont signé le Contrat Eau et Climat. Ce partenariat, qui prévoit de plus de 11 millions d'euros d'investissements sur trois ans, vise à moderniser les infrastructures, améliorer la qualité de l'eau et répondre aux défis du changement climatique.

Les Innovative Therapies Days reviennent pour une 6ème édition à Besançon !

Les 8 et 9 octobre 2026, les Innovative Therapies Days (ITD) reviennent au Kursaal de Besançon pour leur sixième édition. Cet évènement réunira chercheurs, cliniciens, industriels, autorités réglementaires et acteurs de l’innovation autour des avancées qui façonnent l’avenir des thérapies innovantes. 

À Dijon, un médecin gériatrique alerte la maire sur la chaleur dans l’écoquartier des Maraîchers et appelle à davantage de végétalisation

Le Dr Jean-Louis Gross, médecin gériatrique à Dijon, a adressé le 16 juillet 2026 une lettre ouverte à Nathalie Koenders, maire de Dijon, et qui nous a été communiquée le 29 juillet, afin d’alerter sur la situation des habitants de l’écoquartier des Maraîchers face aux épisodes de fortes chaleurs.

Les fumées des incendies en Gironde pourraient affecter la qualité de l’air en Bourgogne-Franche-Comté

La qualité de l'air demeure globalement dégradée ce lundi 27 juillet en Bourgogne-Franche-Comté, selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté. Les conditions météorologiques limitent toutefois la formation d'ozone, principal polluant observé dans la région.

Fumer en voiture : que dit la réglementation ?

Sur la route des vacances, notamment lors des longs trajets ou dans les embouteillages, certains conducteurs ou passagers fumeurs peuvent être tentés d’allumer une cigarette dans l’habitacle pour patienter. La réglementation française encadre la consommation de tabac dans les véhicules, notamment lorsque des enfants sont présents à bord. Si fumer en voiture reste autorisé dans certaines situations, des restrictions s’appliquent afin de protéger les mineurs.

Frelon asiatique à pattes jaunes en Bourgogne Franche-Comté : une aide financière existe pour détruire des nids

Dans le cadre du Plan régional de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes, Fredon Bourgogne-Franche-Comté, en copilotage avec la section apicole de GDS BFC, annonce, vendredi 24 juillet 2026, la mise en place d’une aide financière de l’État pour accompagner les particuliers dans la destruction des nids en 2026.

Noyades en 2026 : la Bourgogne Franche-Comté parmi les régions les plus touchées en France

Selon Santé publique France, les noyades ont fortement augmenté dans les régions sans façade maritime entre le 1er mai et le 15 juillet 2026. La Bourgogne-Franche-Comté fait partie des territoires particulièrement concernés, notamment lors des périodes de vigilance canicule.

Canicule en France : 5 764 décès en excès du 17 juin au 2 juillet, une surmortalité historique

Santé publique France a publié les premières estimations de l’impact de la canicule exceptionnelle survenue entre le 17 juin et le 2 juillet 2026. Selon l’agence sanitaire, 5 764 décès toutes causes en excès, soit une hausse de 36 %, ont été enregistrés dans les départements concernés par cet épisode de chaleur, qui a touché 92 départements, représentant 98,5 % de la population hexagonale.

L’Assemblée adopte la loi d’urgence agricole, malgré les tensions entre le gouvernement et ses troupes

Dans une nouvelle séance crispée, les députés français ont adopté, dans la nuit de lundi à mardi, la loi d'urgence agricole. Le texte, dont une disposition permet de réintroduire de manière dérogatoire certains pesticides, a fait éclater des tensions entre le gouvernement et ses troupes. Son adoption définitive devrait intervenir mardi au Sénat.

Épisodes caniculaires : l’ANOPS félicite l’ensemble des professionnels de santé mobilisés

Suite aux différents épisodes de canicule qui ont frappé la France, l’association comtoise de régulation libérale souhaite relayer ce 20 juillet 2026 le communiqué de l’association nationale pour l'organisation de la permanence des soins ambulatoires en médecine générale et des services d'accès aux soins (ANOPS) qui félicite les professionnels qui ont été fortement mobilisés.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 25.76
légère pluie
le 04/08 à 23h00
Vent
2.09 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
66 %

Sondage