L’Etablissement français du sang cherche de nouveaux donneurs

Publié le 31/08/2012 - 08:54
Mis à jour le 15/04/2019 - 16:53

Face à l’accroissement des besoins en produits sanguins, l’EFS (Etablissement français du sang) ne peut compter que sur les donneurs réguliers de son fichier. Les nouveaux venus sont trop peu nombreux à effectuer ce geste citoyen par excellence.

citoyenneté

Même si des expériences prometteuses sont en cours, il n’existe toujours pas de produit de substitution au sang.  En attendant,  le seul recours pour compenser  l’augmentation de la demande consiste à mobiliser  les donneurs réguliers et, surtout, potentiels. Entre 2001 et 2011, les besoins des malades ont augmenté de 26% en France et la tendance se confirme en 2012 avec une croissance de 3,5% pour le premier semestre, ce qui représente 40 000 dons de sang supplémentaires.

C’est pourquoi, tous les étés, périodes de baisse sensible du nombre de dons, l’EFS (Etablissement français du sang) lance des appels pour maintenir les réserves optimales. Des appels ponctuels sont également effectués à partir du fichier à l’attention de donneurs appartenant à des groupes sanguins particuliers. Cela a été le cas en Franche-Comté récemment pour le groupe O négatif. « Ce type de sang est très recherché pour son caractère universel, compatible avec tout le monde. C’est ce type de sang qui est stocké pour les urgences », explique le docteur Laurent Bardiaux directeur adjoint de l’EFS Bourgogne Franche-Comté.

300 dons quotidiens nécessaires

Dans la région, 9073 malades ont bénéficié en 2011 du sang donné par 39 873 bénévoles. Un acte citoyen qui permet à la France de parvenir à l’autosuffisance en sang, mission principale de l’EFS, soutenue sans relâche par de nombreuses associations de donneurs. 300 dons quotidiens sont nécessaires dans les quatre départements francs-comtois pour maintenir les stocks de produits sanguins. Ils sont évidemment basés sur le volontariat, l’anonymat, le bénévolat et l’absence de profit.

En 2010, 7929 prélèvements ont été effectués par le centre de Belfort et 73 269 par celui de Besançon sur un total de 181 410 en Bourgogne Franche-Comté.

L’objectif de l’EFS est d’attirer des jeunes donneurs et de les convaincre de revenir. « Avec l’augmentation de la demande de sang, on a changé de braquet. Ce qui nous inquiète dans ce contexte, depuis deux ans, c’est la baisse du nombre de nouveaux donneurs », déplore Laurent Bardiaux qui ne constate pas de «frémissement citoyen » en matière de don de sang.

Deux prélèvements par donneurs

Pourtant les opérations de sensibilisation à destination de la jeunesse et des médias ne manquent pas. Des journées portes ouvertes ont récemment été organisées à Belfort. En attendant que cette mobilisation porte ses fruits, les donneurs réguliers sont de plus en plus sollicités. Il est vrai que les femmes peuvent faire jusqu’à quatre dons par an et les hommes jusqu’à six. Là aussi, il y a une bonne marge de progression possible puisqu’en moyenne un donneur franc-comtois ne fait la démarche que deux fois par an.

Mais l’EFS n’est seulement en charge de la collecte. L’établissement a également la responsabilité de la préparation des produits et de la distribution aux patients. Tout le sang recueilli en Bourgogne et en Franche-Comté passe par le siège de l’EFS à Besançon où il est dissocié en globules rouges, plaquettes et plasma. Chaque prélèvement correspond à environ 480 ml de sang (280 ml de globules, 30 ml de plaquettes et 170 ml de plasma). « Le plus difficile à obtenir ce sont les plaquettes », relève Laurent Bardiaux.

Globalement, la logistique mise en œuvre par l’ESF est particulièrement pointue car il s’agit de gérer les stocks au plus près étant donné que la durée de vie des produits sanguins est limitée. 42 jours pour les globules rouges, 5 jours pour les plaquettes et un an pour le plasma. D’où la mise en place de dépôts dans les hôpitaux périphériques. Outre les sites de Besançon et de Belfort, ils sont au nombre de 9 en Franche-Comté : Montbéliard, Pontarlier, Dole, Lons-le-Saunier, Saint-Claude, Champagnole, Gray, Vesoul et l’hôpital Saint-Jacques au centre de Besançon.

Centre EFS Belfort : ZAC de la Justice - 90, rue René Cassin - Tél : 03 84 58 49 90

Centre EFS de Besançon : 1, boulevard Fleming - Tél : 03 81 61 56 15

Santé

Amiante : des jouets vendus chez Action et Hema retirés en urgence

Les autorités françaises ont ordonné, jeudi 26 février 2026, le retrait des rayons de tous les jouets composés de sable, après la mise en évidence de la présence d’amiante dans certains produits destinés aux enfants. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a indiqué avoir prévenu les distributeurs de la nécessité d’interrompre immédiatement leur commercialisation.

Comment connaître la qualité de l’eau du robinet dans sa commune ?

En France, l’eau du robinet fait l’objet d’un suivi sanitaire permanent assuré par les Agences régionales de santé (ARS). Les consommateurs peuvent désormais accéder facilement aux résultats des contrôles grâce à des outils en ligne proposés par le ministère chargé de la Santé.

Alerte pollinique en cours sur toute la Bourgogne-Franche-Comté

Le temps ne fait rien à l’affaire, entre chaque averse, la pollinisation des arbres est bel et bien présente rappelle Atmo Bourgogne-Franche-Comté dans son bulletin du 18 février 2026. Le pic de pollen sera atteint ce mercredi où le risque allergique est jugé « élevé » par l’organisme en charge du contrôle de la qualité de l’air. 

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

Noisetier, cyprès, aulne, frêne : les pollens d’hiver bien installés en Bourgogne Franche-Comté

Selon le bulletin pollinique publié jeudi 12 février 2026 par Atmo Bourgogne Franche-Comté, les conditions météorologiques prévues pour cette semaine devraient rester pluvieuses et humides. Ces conditions sont favorables pour maintenir les pollens déjà présents dans l’air plaqués au sol, offrant ainsi un certain soulagement aux personnes allergiques.

La CPAM du Doubs recrute un.e infirmier.e du service médical

offre d’emploi, infirmier(e) • La CPAM du Doubs recrute un·e infirmier·e du service médical pour intégrer sa Direction Médicale à Besançon.
Le poste propose des missions médico-administratives, d’accompagnement des professionnels de santé et de contribution à la qualité des prises en charge, au sein d’un organisme public engagé au service de la solidarité nationale.

La campagne de vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’au 28 février 2026

Se protéger, protéger son entourage, préserver le système de santé : l’ARS invite les habitants de Bourgogne-Franche-Comté à ne pas relâcher leur vigilance face aux virus de l’hiver, dans un communiqué du 30 janvier 2026. La campagne de vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’au 28 février.

CHU Besançon Franche-Comté : une nouvelle identité et l’ouverture d’un service pour désengorger les urgences

À l’occasion de la présentation de ses voeux, la direction de l’hôpital Minjoz de Besançon a dévoilé ce 28 janvier 2026 sa nouvelle identité ainsi que l’ouverture d’un service de médecine polyvalente dès le 2 février ayant pour objectif de désengorger les urgences.

Un appel à témoignages auprès de personnes actives atteintes de SEP ou de Parkinson

L’Observatoire Régional de la Santé Bourgogne–Franche-Comté (ORS BFC) lance, ce mois de janvier 2026, un appel à participation dans le cadre d’un projet de recherche consacré aux maladies neuro-évolutives et au travail. Intitulé Heritafe, le projet s’intéresse aux parcours professionnels de personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) ou de maladie de Parkinson.

Une “tournée des métiers du soin” pour sensibiliser au métier d’aide soignant en Bourgogne-Franche-Comté

La Région Bourgogne-Franche-Comté organise, pour la 3e année consécutive, la "tournée des métiers du soin", ciblant prioritairement les lycéens, pour leur faire découvrir l’intérêt et les besoins croissants du secteur de la santé. Les journées de sensibilisation se dérouleront du 19 janvier au 30 mars 2026 dans différentes villes de la région.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 9.15
légère pluie
le 01/03 à 00h00
Vent
0.79 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
65 %