La famille Peugeot sur le point de perdre le contrôle de PSA

Publié le 18/02/2014 - 14:12
Mis à jour le 15/04/2019 - 09:28

PSA Peugeot Citroën ne sera plus une entreprise familiale: avec l’arrivée de l’État et du chinois Dongfeng au capital, la famille fondatrice va perdre le contrôle qu’elle exerçait depuis plus de 200 ans. Le scénario qui doit être validé mardi par le conseil de surveillance du constructeur automobile prévoit une augmentation de capital d’au moins 3 milliards d’euros. Elle permettra aux pouvoirs publics et au constructeur chinois d’acquérir chacun 14% du groupe français, selon une source proche du dossier. La famille verrait sa part, actuellement de 25,4%, elle aussi ramenée au même niveau.

 ©
©

La famille Peugeot va surtout perdre ses actions à droit de vote double, qui lui assurent aujourd'hui 38,1% des droits de vote et font d'elle l'actionnaire de référence. Si les Peugeot ont déjà vu leur participation diminuer en fonction des vicissitudes de l'Histoire, ils avaient jusqu'à présent réussi à garder la mainmise sur l'entreprise, née en 1810 sous le nom de Peugeot Frères et qui s'est lancée en 1889 dans l'aventure naissante de l’automobile. 

"Huitième génération" 

"La famille est là depuis le début et on en est à la huitième génération", rappelle l'historien Jean-Louis Loubet, auteur de "La maison Peugeot”. Elle ne dirige plus directement depuis le milieu des années 1960 le constructeur, devenu PSA Peugeot Citroën en 1976 après le rachat de la marque aux chevrons, mais elle y joue encore un rôle primordial. 

Le contrôle familial s'exerce aujourd'hui via le conseil de surveillance, présidé par Thierry Peugeot et qui compte quatre membres de la famille sur quinze. Thierry Peugeot pourrait perdre son poste dès la fin du mois de mars, au moment où une assemblée générale extraordinaire doit être réunie pour valider l'augmentation de capital. C'est lui qui s'est opposé avec le plus de virulence à une entrée de l'État et de Dongfeng, recommandant un recours au seul marché pour apporter l'argent frais indispensable à la survie du numéro un automobile français, en grave crise depuis deux ans après avoir raté le virage de l’internationalisation.

Dans une lettre rendue publique fin janvier par le journal Les Échos, il expliquait à son cousin Robert Peugeot: "Nous nous devons de démontrer l'attachement historique que nous avons pour le groupe en étant présent lorsque le groupe en a besoin". Il lui reprochait ainsi de mettre en oeuvre une "stratégie de désengagement de Peugeot SA”.

"On sent en Thierry Peugeot un monsieur assez traditionaliste et très attaché à l'histoire de sa famille. Il se présente comme son dépositaire, celui qui porte le patrimoine et le nom des Peugeot, alors que les autres ont plus le sens des affaires", remarque un fonctionnaire de la région de Sochaux, fief des Peugeot, sous couvert d’anonymat.

Il a d'ailleurs encore une demeure dans la région et lui et son frère Xavier "viennent souvent au stade Bonal pour assister aux matches du FC Sochaux-Montbéliard", relate le sénateur-maire d'Audincourt (Doubs).

Robert, lui, dirige la holding FFP qui détient une partie de la participation familiale dans PSA. Réputé amateur de bonne chère et de chasse, il a mené une stratégie de diversification des investissements de FFP hors du secteur automobile pour ménager les intérêts de la famille

Peur de l'État, plus que de l'étranger

Pour autant, "il n'y a pas un clivage aussi important que ça" entre les deux hommes, tempère Jean-Louis Loubet. "Ce qui a caractérisé la famille jusqu'à présent, c'est sa capacité à se retrouver dans les moments difficiles". L'influence protestante se fait encore sentir et "ils ont toujours été plus attachés à l'entreprise qu'à l'argent", selon lui.

De plus, le vice-président du conseil de surveillance, Jean-Philippe, fait office de "modérateur", explique l’historien. Plus que la venue d'un investisseur étranger, c'est celle de l'État qui effraie une partie du clan, poursuit-il. A la fin des années 1970, "les Peugeot ont préféré voir leur part diluer en faisant entrer Chrysler au capital, plutôt que de courir le risque d'une nationalisation", avec l'arrivée prévue de la gauche au pouvoir. Le constructeur américain en est sorti en 1986.

(source AFP)

Economie

À Besançon, le rooftop de la CCI Saône-Doubs avance, mais attend le feu vert des Bâtiments de France

EXCLUSIVITÉ • Le projet de rooftop de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Saône-Doubs, avenue Villarceau à Besançon, est toujours d’actualité. Près d’un an après l’annonce du projet sur maCommune.info, le dossier a même franchi plusieurs étapes techniques. Mais avant de voir les premières entreprises intervenir sur le toit, la CCI doit encore obtenir un feu vert administratif et trouver les financements nécessaires.

Aux Auxons, Alexis Girardet redonne une seconde vie aux machines à café

Pour certains, une machine à café en panne est un appareil qu’il faut remplacer. Pour Alexis Girardet, c’est surtout une machine qu’il faut essayer de réparer. Aux Auxons, l’entrepreneur a créé "Expertise Café", une entreprise spécialisée dans la réparation et l’entretien des machines à café à grains. Un choix qui ne doit rien au hasard.

Plan CASI : la colère monte chez les agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté

Face à une sécheresse "historique", la FRSEA Bourgogne-Franche-Comté juge insuffisantes les mesures annoncées par le gouvernement dans le cadre du plan "Climat, adaptation, sécheresse, incendies" (CASI). L’organisation réclame notamment un soutien renforcé aux trésoreries des exploitations, une année blanche et des mesures d’adaptation au changement climatique. En Haute-Saône, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs appellent à la mobilisation ce mardi soir devant la préfecture de Vesoul.

Au Crous Bourgogne-Franche-Comté, le repas à 1€ change la donne pour cette rentrée

Le Crous Bourgogne-Franche-Comté aborde la rentrée 2026 avec deux nouveautés mises en avant par sa direction : la généralisation du repas à 1€ pour tous les étudiants et la création de "référents étudiants" dans les résidences universitaires. À Besançon comme ailleurs dans la région, la fréquentation des restaurants universitaires est déjà en nette hausse, surtout sur le service du soir. Explications avec Murielle Baldi, la directrice générale du Crous BFC.

La Compagnie des Familles recrute des Baby-sitters (H/F) à Besançon et alentours

Offre d'emploi • La Compagnie des Familles recrute des intervenant(e)s pour la rentrée scolaire. La Compagnie des Familles est une agence spécialisée dans la garde d’enfants à domicile installée depuis 2010 à Besançon qui a pour objectif d’aider les parents actifs à concilier vie professionnelle et vie familiale en toute sérénité.

L’Armée de Terre recrute un Chef de groupe Télécoms (H/F)

Offre d'emploi • L’Armée de Terre recrute des chefs de groupe télécoms pour assurer la circulation sécurisée des informations et des données sur les théâtres d’opérations. Une mission technique et à responsabilités, qui combine encadrement d’une équipe, gestion de réseaux et interventions sur le terrain, en France comme à l’étranger.

À Besançon, Xavier Niel entre au capital de la nouvelle société qui reprend Netalis

L’opérateur télécom bisontin Netalis a changé de société d’exploitation après son redressement judiciaire. Les actifs ont été transférés le 1er juillet à NetR SAS, qui poursuit l’activité sous la marque Netalis. La holding de Xavier Niel, fondateur de Free, aurait investi 49 500 euros dans la nouvelle société, soit un peu plus de 30 % de son capital. Tous les emplois ont par ailleurs été préservés.

Besançon : l’Adie cherche deux bénévoles pour soutenir les créateurs d’entreprise

À l’occasion de la rentrée associative, l’Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) lance du 7 au 11 septembre 2026 une grande campagne nationale de recrutement de bénévoles. Elle recherche 24 bénévoles en Bourgogne-Franche-Comté, dont deux dans le secteur de Besançon afin de renforcer ses équipes et accompagner les personnes qui souhaitent créer ou développer leur activité.

CCAS de Besançon : où va l’argent de l’action sociale ?

Le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Besançon est responsable de la mise en œuvre des politiques sociales sur le territoire de la commune. Aides financières, accompagnement des seniors, accueil des personnes sans domicile, services de proximité : le CCAS intervient sur de nombreux fronts. Son rapport d’activité 2025, transmis à la presse fin août, permet de mesurer l’ampleur de ces missions et les moyens mobilisés, à l’heure où une nouvelle équipe municipale s’apprête à définir ses orientations en matière de politique sociale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.21
légère pluie
le 09/09 à 17h00
Vent
1.18 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
71 %

Sondage