Maladies cardiovasculaires : première cause de mortalité chez les femmes

Publié le 29/12/2016 - 15:18
Mis à jour le 30/12/2016 - 08:45

Le décès de l’actrice Carrie Fisher à 60 ans, qui jouait le rôle de princesse Leia dans Star Wars, des suites d’une crise cardiaque est l’occasion de rappeler que les maladies cardiovasculaires sont la 1re cause de mortalité chez les femmes en France. Et en augmentation constante ces dernières années.

 ©
©

Décès de Carrie Fisher

Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de mortalité chez les femmes en France. Elles tuent 8 fois plus que le cancer du sein. Contrairement aux idées reçues, les femmes sont davantage touchées que les hommes par ces maladies : 54 % des victimes sont des femmes. Et les infarctus du myocarde chez les femmes de moins de 50 ans ont triplé ces 15 dernières années.

Mauvaise hygiène de vie

L’évolution des modes de vie modifie les choses en profondeur. Les femmes adoptent progressivement les mêmes comportements à risque que les hommes. "Depuis les années 70, les jeunes filles fument plus tôt et plus fréquemment, constate la Fédération française de cardiologie. C’est d’autant plus préoccupant que le risque associé au tabac est plus important chez la femme que chez l’homme et ne dépend pas de l’âge : une consommation de 3 à 4 cigarettes par jour multiplie par 3 le risque d’accident cardiovasculaire." Sans compter la très mauvaise association tabac / contraception : "Après 35 ans, l’association d’une contraception contenant un œstrogène de synthèse (pilule, patch cutané, anneau vaginal...) avec le tabac constitue un cocktail destructeur qui multiplie par 30 le risque d’infarctus."

Les femmes touchées de plus en plus jeunes

Les autres facteurs de risque, de plus en plus développés chez les femmes également, sont la consommation d’alcool, le manque d’exercice physique, une mauvaise alimentation, des problèmes de surpoids, un stress grandissant, la précarité... Autant de facteurs qui réduisent eux aussi l’effet protecteur des œstrogènes naturels. Ainsi, les maladies cardio-vasculaires ne sont plus réservées qu’aux femmes ménopausées. Elles concernent aussi les femmes plus jeunes. Depuis 15 ans, le pourcentage de femmes de moins de 50 ans victimes d'un infarctus a été multiplié par 3 !

1 femme sur 3 décèdera d’une maladie cardiovasculaire

"Mais il n’y a pas de fatalité" pour le professeur Claire Mounier Vehier, cardiologue et présidente de la Fédération française de cardiologie. "En étant actrices de notre santé, nous devons nous mobiliser avec vigueur, sans plus tarder, en particulier aux trois phases clés de notre vie hormonale : 1re contraception, grossesse et ménopause."

Parmi les conseils à retenir pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires : manger équilibré en prenant son temps, de l’activité physique régulière, ne pas fumer, boire peu d’alcool, moins de stress, réduire le sel, avoir un bon sommeil, rire (pour diminuer la tension nerveuse), pas de contraception avec des oestrogènes de synthèse si l’on fume après 35 ans, et un contrôle médical régulier.

 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Santé

Épidémies et grève des médecins : le système de santé régional sous tension en Bourgogne Franche-Comté

La région Bourgogne Franche-Comté traverse depuis plusieurs semaines une période de forte pression sanitaire, liée à la circulation de plusieurs virus hivernaux et à un mouvement de grève des médecins libéraux. L’Agence régionale de santé (ARS) affirme toutefois rester en capacité d’assurer la continuité des soins dans un communiqué du 9 janvier 2026.

Stimuler le cerveau sans chirurgie : un chercheur bisontin au cœur d’un ouvrage international

Un nouvel ouvrage collectif, Le Manuel de la stimulation cérébrale transcrânienne non invasive dans le domaine cognitif : méthodes, psychophysiologie, neuroamélioration et applications thérapeutiques, est paru le 8 décembre 2025 et dresse un état des lieux approfondi des connaissances et des perspectives dans le champ de la neuromodulation cérébrale. L’ouvrage est co-édité notamment par le professeur Vincent Van Waes, directeur du Laboratoire de Recherches intégratives en neurosciences et psychologie cognitive (UMR INSERM 1322) à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon.

Jobs d’été 2026 : le CHU de Besançon ouvre ses recrutements aux étudiants

Le CHU de Besançon lance sa campagne de recrutement pour les jobs d’été 2026. Comme chaque année, l’établissement hospitalier propose environ une centaine de remplacements destinés aux étudiants pendant la période estivale, qui s’étend du 15 juin au 30 septembre. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et jusqu’au 27 février 2026.

Épiphanie : la Brioche des rois d’Anne Sallé pour lâcher-prise…

L'anti-stress avec Anne Sallé • L’Épiphanie pointe le bout de son nez avec son parfum d’amandes ou de fleurs d'oranger, de beurre chaud et de convivialité. On tire les rois, on cherche la fève… c'est jouissif, mais il ne faudrait pas oublier l’essentiel : le plaisir simple d’être ensemble. Et si, dans notre quotidien souvent pressé, la galette devenait bien plus qu’une tradition gourmande : un véritable moment de bien-être comme Anne Sallé, notre coach anti-stress, vous y invite tant.

Les conseils de Valentine Caput : et si en 2026 on arrêtait de se prendre la tête avec son assiette ?

L'oeil de la diet' • En ce début d'année, les bonnes résolutions fleurissent : manger mieux, faire attention, perdre quelques kilos... Souvent avec beaucoup de bonne volonté et parfois un peu trop de sévérité... On fait le point avec notre nutritionniste Valentine Caput qui vous délivre les bons conseils pour débuter sereinement 2026. 
 

Qualité de l’air en Bourgogne Franche-Comté : une hausse des particules fines observée en cette fin d’année

Depuis plusieurs jours, la qualité de l’air se dégrade sous l’effet d’une hausse des concentrations en particules fines. Selon les informations d'Atmo Bourgogne Franche-Comté lundi 29 décembre 2025, "les concentrations en particules fines augmentent progressivement". Les conditions météorologiques actuelles expliquent en grande partie cette situation : un temps froid et sec favorise leur accumulation dans l’air, en limitant leur dispersion.

Don du sang : les réserves fragilisées par les fêtes de fin d’année

"Et si, cette année, le plus beau cadeau n’était pas sous un sapin ?" C’est par cette question que l’Établissement français du sang interpelle pour rappeler "que le plus beau des cadeaux c’est de donner" son sang surtout dans une période comme celles des fêtes de fin d’année où "la mobilisation est plus que jamais nécessaire". 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -1.77
couvert
le 12/01 à 00h00
Vent
1.11 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
92 %