Médecine: la Fédération hospitalière en campagne pour la santé publique

Publié le 22/03/2012 - 18:57
Mis à jour le 23/03/2012 - 07:47

Comme à chaque scrutin, la Fédération hospitalière de France propose sa vision de l’avenir de la santé publique aux candidats. Pour la présidentielle, elle a élaboré une plateforme de préconisations présentée ce jeudi après-midi à Besançon.

La Fédération hospitalière de France, créée en 1920, représente aujourd’hui 3500 établissements dont 1000 hôpitaux et 2500 établissements médicaux-sociaux, soit un million de salariés et 70 milliards de chiffres. En Franche-Comté, une quarantaine d’établissements sont rattachés à la fédération présidée par Paulette Guinchard, ancienne secrétaire d’Etat de Lionel Jospin, et vice-présidente nationale. Patrice Barberousse, directeur du CHU de Besançon en est le vice-président régional.

C’est le maire UMP de Fontainebleau, Frédéric Valletoux, qui préside chapeaute actuellement la FHF. « La fédération c’est comme l’Association des maires de France, c’est très œcuménique », a précisé Denis Valzer, délégué inter-régional de la FHF Bourgogne Franche-Comté.

Partant du principe que la santé est devenue un sujet qui préoccupe les Français, la FHF accentue la pression autour de la défense des « valeurs du service public » par rapport à l’accessibilité géographique et financière aux soins, le souci d’équité des moyens dans tous les territoires, la pérennité et la permanence des établissements.

« Aujourd’hui, près de neuf Français sur dix se disent satisfaits de leur système de santé, mais près d’un sur deux se déclare dans le même temps inquiet pour son avenir. Il s’agit d’un enjeu politique essentiel sur lequel j’ai voulu que la FHF fasse des propositions fortes et innovantes, en espérant que tous les candidats s’empareront de ce sujet qui soucie particulièrement les Français », a souhaité récemment Frédéric Valletoux.

« Nous ne voulons pas d’un traitement hôpital par hôpital, mais d’un travail sur s’ensemble du service public de santé. Nous sommes à la fois un contre-pouvoir par rapport à l’ARS (Agence régionale de santé) et force de propositions », a souligné Paulette Guinchard, convaincue que « seul le service public est capable d’assurer la même qualité de soin à tous ». A ce titre, l’Institut fédératif du cancer de Franche-Comté a été cité exemple.

Guy Collet, consultant, a évoqué la situation des « cliniques privées qui font du public sans le savoir, car financées par le public et autorisées par l’ARS ». A l’avenir, estime-t-il, elles devraient « coopérer avec le public » pour continuer à bénéficier de ce statut. Comme elles sont dans une logique purement économique, elles vont finir par ne s’occuper que du rentable et l’hôpital public devra assumer de plus en plus toutes les opérations lourdes, coûteuses et, bien sûr, déficitaires.

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