Mouvement de grève au CHU de Besançon le 9 octobre 2018

Publié le 09/10/2018 - 14:07
Mis à jour le 15/04/2019 - 14:44

Mise à jour ce 9 octobre 2018 • Le personnel soutenu par les organisations syndicales (CGT, CFDT, FO et SUD Santé) lance un préavis de grève mardi 9 octobre 2018 au CHU de Besançon. Le CHRU a tenu à répondre…

Depuis plusieurs années, les agents du SAU (Service d’Accueil des Urgences), du SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) et du Centre 15 signalent par les instances de l’établissement "de graves dysfonctionnements non pris en compte" affirme le  le personnel dans un communiqué.

Les personnels concernés ont donc décidé d’un mouvement de grève à partir du 9 octobre avec un certain nombre de revendications, ayant pour but de "ne plus mettre en danger le personnel soignant et par voie de conséquence la population régionale accueillie au sein de nos structures."

Il est expliqué que "Depuis de nombreuses années, l’augmentation croissante de l’activité au sein du Service d’Accueil des Urgences ne permet plus au personnel d’assurer la qualité des soins et la sécurité des patients". Et "pour pallier le manque d’effectif du SAU, les agents du SMUR ont donc été contraints d’intégrer ce service ; entrainant des carences d’équipe pouvant mettre en danger la population par non engagement ou délais de départ augmenté." Et d'ajouter : "Cet été le Service d’Hospitalisation des Urgences (7 lits d’urgences) a été fermé momentanément, raconte le syndicat, la capacité d’accueil du service des urgences a été largement diminuée."

Actuellement au centre 15, les agents sont "en difficulté face à l’augmentation constante du flux des appels de la population. Par conséquent le délai d’attente et de prise en charge augmente."

A la demande du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l’établissement, un rapport de la situation a été effectué par un cabinet d’expertise extérieur (SYNDEX). Selon Sud Santé, "les conclusions sont accablantes : L’inspection du travail et la CARSAT somment la Direction de mettre en place des mesures rapides d’ici la fin octobre."

Le 4 octobre 2018, les membres du personnel et des syndicats ont rencontré la Direction du CHRUB mais "celle-ci n’a apporté aucune réponse précise."

Le CHRU à tenu à répondre :

"Comme grand nombre de services d’urgences en France, le CHU de Besançon n’'échappe pas à une augmentation d’activité engendrant des difficultés de fonctionnement et des tensions au sein des équipes.

Dans ce contexte, en mars 2018, une mission d’expertise a été commanditée par le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et le rapport a été remis à la Direction le 31 août.

Bien en amont de la rédaction de ce rapport, suite à différentes alertes reçues, la Direction a pris des mesures pour améliorer les conditions de travail des agents de ces services ainsi que la prise en charge des patients, et notamment :

  • Création en 4 ans de 20,5 postes de personnels soignants et de 9 postes de médecins
    Renfort de 2,5 postes d’infirmiers pour la nuit à partir de la prochaine période hivernale
    Réalisation de travaux pour mieux accueillir les patients en attente d’examens
  • complémentaires ou de sortie
  • Lancement d’une première phase de sécurisation des entrées des urgences
  • Acquisition de nouveaux matériels pour répondre à la demande des agents (fauteuils ergonomiques, casques haut de gamme, brancards....)
    Au total, plus de 600 000 euros de travaux et d’équipements ont été engagés ces dernières années.
  • Création d’une unité de médecine polyvalente de 24 lits en novembre 2017 pour l’accueil en aval des urgences
  • Re?organisation en cours du secteur d’imagerie pour accélérer les examens et acquisition récente d’un scanner de?die? aux urgences

Lors du CHSCT en date du 7 septembre, la Direction a contesté certaines affirmations contenues dans ce rapport qui n’ont fait l’objet d’aucune vérification et se sont avérées inexactes ou approximatives. C’est pourquoi, en l’absence de débat contradictoire, la séance a été interrompue avant même de pouvoir échanger sur les préconisations du dit rapport.

Pour autant, la Direction partage un certain nombre de recommandations lesquelles pour partie correspondent à des actions déjà engagées.

(...)

Le dialogue social n’est pas rompu puisque la Direction a planifié de nouvelles rencontres avec les personnels du SAU, du SMUR et du Centre 15. Ces échanges viendront enrichir un plan d’actions complémentaire que la Direction présentera lors du prochain CHSCT prévu le 25 octobre.

Par ailleurs, la Direction assure qu’elle met tout en œuvre pour garantir des prestations de qualité malgré les contraintes financières qui pèsent sur l’hôpital public aujourd’hui".

Santé

Protoxyde d’azote : le sénateur Longeot assure poursuivre la mobilisation parlementaire

Le 7 avril dernier, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot s’est entretenu avec la directrice des affaires publiques, et le directeur de la branche infrastructures du groupe Suez, au sujet "des conséquences dramatiques, humaines, sociales et environnementales, liées à l’usage détourné du protoxyde d’azote".

La Bourgogne-Franche-Comté sera représentée au Congrès France Bioproduction 2026

Les 15 et 16 avril 2026, la Bourgogne-Franche-Comté participera à la 10e édition du Congrès France Bioproduction, le rendez-vous annuel consacré à la bioproduction au service des biothérapies. Lors de sa dernière édition en mars 2025, l’événement avait rassemblé 1.150 délégués et 125 exposants.

30 tonnes d’aliments dans une vie : et si notre santé se jouait largement dans notre assiette ?

L'oeil de la diet' • À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril, on parle souvent d’activité physique, de prévention ou de système de soins. Mais pour Valentine Caput, diététicienne à Besançon, un élément beaucoup plus quotidien mérite peut-être qu’on s’y attarde : ce que nous mangeons, tous les jours. 

Moustique tigre à Besançon : une réunion de prévention le 23 avril

La présence du moustique tigre est désormais avérée à Besançon. Face au risque sanitaire pour les habitants, la municipalité et l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté mettent en œuvre un plan de surveillance et de prévention. Une réunion de sensibilisation est ouverte au public en avril 2026.

100 aliments sains à prix coûtant : 37 associations réclament une loi d’urgence

Trente-sept organisations de consommateurs, de santé et de lutte contre la précarité, dont foowatch, ont adressé le 1er avril 2026 une lettre ouverte au Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour demander l’adoption d’une loi imposant la vente à prix coûtant de 100 produits alimentaires jugés essentiels. Cette initiative intervient dans un contexte de fragilisation durable des ménages après plusieurs années d’inflation.

Cyberattaque au centre hospitalier intercommunal de Haute-Comté : un retour à la normal attendu pour 2027

Un point de situation a été organisé vendredi 27 mars 2026 au centre hospitalier intercommunal (CHI) de Haute-Comté, qui a subi une cyberattaque d’ampleur en octobre 2025 conduisant à une interruption totale du système d’information hospitalier (SIH) pour ses sites de Pontarlier mais aussi Doubs, Flangebouche, Levier, Mouthe, Nozeroy, Morteau, Ornans.

La filière Biothérapie et Bioproduction de Bourgogne-Franche-Comté en mission à Bruxelles

Les 8 et 9 avril 2026, une délégation Biovaliance, composée d’acteurs de la filière Biothérapies et Bioproduction de Bourgogne-Franche-Comté, se rendra pour la deuxième fois à Bruxelles pour une série de rencontres avec la Commission européenne ainsi qu’une visite du BioPark à Charleroi. Objectifs : collecter de l’information dans un contexte législatif européen en pleine évolution, marqué par la préparation du futur EU Biotech Act, et donner de la visibilité à la filière régionale au cœur des débats européens sur l’innovation et la souveraineté sanitaire.

Attention aux risques pour vos chiens lors des balades printanières en Franche-Comté

Avec l’arrivée du printemps, les promenades avec les chiens reprennent… mais cette période marquerait aussi chaque année une forte hausse des urgences vétérinaires. Dans un communiqué, les urgences vétérinaires du 3115, alertent sur les accidents les plus fréquents lors des balades, révèlent les signes d’alerte à connaître après une balade et rappellent les bons gestes à adopter pour éviter que ces indigents ne deviennent des urgences.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.32
nuageux
le 11/04 à 06h00
Vent
0.99 m/s
Pression
1013 hPa
Humidité
90 %