Pédiatre, gynéco, ophtalmo.. L’UFC Que choisir dénonce un accès aux soins "affolant" dans le Doubs

Publié le 21/11/2023 - 10:31
Mis à jour le 23/11/2023 - 17:03

Dans un communiqué du 20 novembre 2023, l’association de consommateurs l’UFC Que choisir du Doubs - Territoire de Belfort, dévoile des chiffres jugés "affolants" sur la désertification médicale qui frappe le département du Doubs, révélée par l’actualisation de la carte de la fracture sanitaire. Une pétition a été lancée.

Un accès territorial aux soins dégradé dans notre département, surtout pour les pédiatres. L’accès géographique à la médecine de ville est extrêmement dégradé dans le Doubs, observe l’UFC Que choisir du Doubs - Territoire de Belfort. ”Notre analyse montre en effet que 39,4 % des habitants du département résident dans un désert médical pour l’ophtalmologie, et que 40,4% des femmes et 46,6% des enfants qui y habitent sont respectivement dans un désert médical gynécologique et pédiatrique.”

© UFC Que choisir

Bien que les déserts médicaux soient nettement moins répandus pour les généralistes (3,3 % de la population départementale), la situation reste tout de même tendue pour 16,2 % des habitants du département qui ont d’importantes difficultés pour accéder à ce pilier du parcours de soins. 

© UFC Que choisir

Les spécialistes aux abonnés absents

En combinant la dimension géographique et financière de l’accès aux soins, c’est-à-dire en ne prenant en compte que l’accès à des médecins ne pratiquant pas de dépassements d’honoraires, ”la situation se détériore très fortement en ce qui concerne l’accès aux spécialistes. Les déserts médicaux se retrouvent alors aussi bien dans les zones urbaines que dans les zones rurales de notre département”, rapporte l’association locale. 

Dans le Doubs, ce sont ainsi ”59,8 % des femmes qui résident dans un désert médical pour les gynécologues, 63,7% des enfants qui sont dans un désert médical pour les pédiatres, et 60,5 % des personnes qui vivent dans une commune où trouver un ophtalmologue respectant le tarif de la sécurité sociale relève de la gageure”, détaille l’UFC. 

© UFC Que choisir

Obtenir un rendez-vous médical, souvent impossible

Pour illustrer les conséquences concrètes des difficultés d’accès aux soins, les bénévoles des associations locales de l’UFC-Que Choisir, dont ceux de l’association du Doubs - Territoire de Belfort, ont contacté anonymement 2.642 médecins généralistes présents dans 70 départements pour savoir s’ils acceptaient de les suivre en tant que médecin traitant. 

"Alors qu’au niveau du pays, dans 51,5 % des cas, les médecins ont refusé la demande de nos bénévoles, à l’échelle de notre région, ce pourcentage se monte à 29 %, un chiffre en baisse par rapport à une enquête identique que nous avions réalisée il y a 4 ans (39 %)”, nous explique-t-on. 

En ce qui concerne spécifiquement le département du Doubs, ”12 % des généralistes contactés nous ont indiqué qu’ils ne prenaient plus de patient, en tant que médecin traitant”, rapporte l’UFC. 

Également, 761 ophtalmologues présents dans 65 départements ont été contactés afin de leur demander s’il était possible d’obtenir un rendez-vous pour une visite de contrôle, en tant que nouveau patient. ”Dans 21 % des cas, les professionnels interrogés dans notre région ont refusé de planifier un rendez-vous (contre 28 % à l’échelle nationale)”, précise l’association locale. 

© UFC Que choisir

Quant aux délais d’attente constatés quand il est possible d’avoir un rendez-vous, ils sont extrêmement importants : ”dans notre région, dans 20 % des cas, il faut attendre entre 1 et 3 mois, et dans 35 % des cas ils sont supérieurs à 3 mois”, dénonce l’UFC du Doubs - Territoire de Belfort.

Un recours devant le Conseil d’État, une pétition et une action

Avec la campagne #MaSanteNattendPlus, l’association mobilise les consommateurs du Doubs. ”Devant l’urgence à mettre fin aux inégalités territoriales sur l’accès aux soins et refusant d’assister plus longtemps à l’immobilisme du gouvernement qui refuse de prendre les mesures courageuses de nature à résorber la fracture sanitaire (régulation de l’installation des médecins et fin des dépassements d’honoraires incontrôlés)”, la fédération UFC-Que Choisir a déposé le 20 novembre 2023 un recours devant le Conseil d’État ”pour que la plus haute autorité administrative du pays constate et sanctionne l’inaction du gouvernement, mais également qu’elle l’enjoigne à prendre sans délai les mesures courageuses permettant de résorber la fracture sanitaire.” 

L’UFC-Que Choisir du Doubs - T. Belfort soutient cette démarche et invite les habitants du Doubs à la soutenir également ”en signant et en partageant massivement” la pétition nationale ”Accès soins - J’accuse l’État” dans le cadre de la campagne #MaSanteNattendPlus. 

L’association locale mènera une action de sensibilisation et de mobilisation régionale à Dijon jeudi 23 novembre.

L’association appelle également les habitants du département à consulter la carte interactive gratuite sur l’état de l’accès aux soins dans leurs communes. 

© UFC Que choisir

Santé

Un radiologue du CHU de Besançon teste une intervention médicale en apesanteur

Radiologue au CHU Besançon Franche-Comté, le Dr Romain Capocci a participé à une expérience scientifique inédite : réaliser une néphrostomie en apesanteur, à bord d’un vol parabolique. Menée dans le cadre du projet IRIS — Interventional Radiology In Space — en mars 2026, cette expérimentation vise à évaluer la faisabilité de gestes de radiologie interventionnelle en situation de micropesanteur, en prévision des futures missions spatiales habitées.

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

À Besançon, un rassemblement le 1er juillet pour réclamer des écoles adaptées aux fortes chaleurs

Un rassemblement est organisé mercredi 1er juillet 2026 devant la mairie de Besançon. L'initiative de parents d'élèves de l'école de Bregille Plateau vise à sensibiliser aux conséquences des épisodes de chaleur dans les écoles bisontines et à demander la mise en place de mesures d'urgence ainsi que de solutions durables.

Canicule : la CGT du Centre hospitalier de Novillars réclame des mesures durables

Alors que le Doubs est placé en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, la CGT du centre hospitalier de Novillars prend acte des mesures annoncées par la direction à l’issue de la cellule de crise du 25 juin. Brumisateurs, aménagements d’horaires, suspension de certaines activités et adaptations organisationnelles apportent, selon le syndicat, une réponse immédiate à la situation. La CGT rappelle toutefois avoir alerté la direction dès septembre 2025 sur la nécessité d’anticiper des épisodes de fortes chaleurs devenus récurrents.

Canicule à Pontarlier : le CHI de Haute-Comté active le “Plan Bleu” dans ses EHPAD

Face à l'épisode de fortes chaleurs annoncé ces prochains jours, le Centre hospitalier intercommunal (CHI) de Haute-Comté a déclenché le "Plan Bleu" dans l'ensemble de ses établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Objectif : assurer la sécurité, le bien-être et la prise en charge des résidents les plus vulnérables.

Chaleur : les parents de l’école de Bregille interpellent la Ville de Besançon sur les conditions d’accueil

Les parents d'élèves de l'école de Bregille Plateau ont adressé, le 25 juin 2026, une lettre ouverte au maire de Besançon afin d'alerter sur les conditions d'accueil des enfants lors des épisodes de fortes chaleurs. Le courrier, également transmis au préfet du Doubs, au directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN), à l'inspecteur de l'Éducation nationale de Besançon 1 et à la directrice du service Éducation de la Ville, demande la mise en œuvre de mesures d'urgence et d'aménagements durables.

Les produits “spécial été” sont-ils vraiment bons pour la santé ? Valentine Caput répond…

Chaque été, les rayons des supermarchés se remplissent de boissons et desserts présentés comme légers, naturels ou adaptés à une alimentation équilibrée. Mais derrière les promesses marketing, que valent réellement ces produits ? Notre diététicienne bisontine Valentine Caput nous en parle.

Canicule : le Snes-FSU dénonce une absence de consignes globales dans l’académie de Besançon

Alors que l’académie de Besançon est placée en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, le Snes-FSU critique la gestion de la situation par les autorités académiques. Le syndicat estime que les établissements sont contraints de faire face seuls à des conditions de travail et d’enseignement particulièrement difficiles.

Canicule : les 8 départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge à partir de jeudi

Météo-France a placé l’ensemble des huit départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge canicule à compter de la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juin 2026. Cette décision intervient dans le cadre d’un épisode de chaleur exceptionnel qui touche une grande partie du territoire national et qui devrait atteindre son paroxysme jeudi. Selon Météo-France, la vigilance rouge correspond à une situation météorologique ”d’intensité exceptionnelle” susceptible d’avoir des impacts sanitaires majeurs sur l’ensemble de la population.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 30.86
peu nuageux
le 05/07 à 20h00
Vent
2.5 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
35 %

Sondage