Réseaux sociaux : le Sénat vote une régulation des pratiques des influenceurs

Publié le 10/05/2023 - 08:50
Mis à jour le 10/05/2023 - 08:21

Renforcement des sanctions, nouvelles interdictions : après l'Assemblée nationale, le Sénat a adopté à l'unanimité en première lecture une proposition de loi visant à mieux encadrer l'activité des influenceurs et lutter contre les dérives sur les réseaux sociaux. En France, ils sont 150.000 à être concernés.

Facebook, Twitter, Instagram ©
Facebook, Twitter, Instagram ©

Députés et sénateurs vont maintenant tenter de s'accorder en commission mixte sanitaire sur une version commune de ce texte transpartisan, soutenu par Bercy, qui donne une définition légale aux influenceurs et interdit certaines pratiques.

Avec un nombre estimé de 150.000 influenceurs en France, dont 15 % seulement exerceraient cette activité à temps plein, ce secteur en plein développement est dans le viseur des associations, mais aussi du gouvernement.

Pour la ministre des PME Olivia Grégoire, la proposition de loi "vient combler un vide juridique" et répond à "une demande populaire pour une meilleure régulation". "Ce n'est pas une loi pour ou contre la publicité, pour ou contre les jeunes (...) c'est une loi de régulation économique au service d'un métier naissant", a-t-elle souligné.

Le rappeur Booba a servi de caisse de résonance

Devenus pour certains des stars avec des millions d'abonnés, les influenceurs diffusent des contenus sur les réseaux sociaux qui peuvent grandement orienter les comportements, en particulier des plus jeunes.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a publié une étude accablante sur leurs pratiques. Le rappeur Booba a aussi servi de caisse de résonance en s'en prenant à la papesse des influenceurs Magali Berdah, celle-ci le qualifiant de "harceleur".

L'influenceuse a été entendue par la rapporteure du texte au Sénat, Amel Gacquerre (centriste), le rappeur ayant de son côté indiqué qu'il n'irait pas au palais du Luxembourg. "Je ne cherche pas à faire de politique, juste à démasquer ces +influvoleurs+ et combattre la culture du vide. (...) Condamnez-les, sanctionnez-les, merci", avait-il tweeté.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a pour sa part annoncé la semaine dernière que Bercy rendrait publics "dans les prochains jours" les noms d'influenceurs, une trentaine, "qui n'ont pas respecté les règles" déjà en vigueur.

"Refus d'obstacle"

Les sénateurs ont renforcé les sanctions si les interdictions publicitaires ne sont pas respectées ou si un influenceur dissimule la véritable intention commerciale de sa publication : jusqu'à deux ans d'emprisonnement (au lieu de 6 mois dans le texte voté par les députés) et 300.000 euros d'amende.

Ils ont prévu que les influenceurs aient l'obligation d'afficher la mention unique "Publicité" sur leurs publications commerciales.

Aux interdictions prévues par les députés, comme la promotion de la chirurgie esthétique, ils ont ajouté à l'initiative de la rapporteure l'interdiction de la promotion de l'abstention thérapeutique, des sachets de nicotine dont la vente sur Internet se développe auprès des adolescents, ou encore des abonnements à des pronostics de paris sportifs. Ils veulent aussi obliger les influenceurs faisant la promotion de jeux d'argent et de hasard à afficher une mention : "Interdit aux moins de dix-huit ans".

Contre l'avis du gouvernement, a en outre été voté un amendement de Jacqueline Eustache-Brinio (LR) pour interdire toute promotion sur les réseaux sociaux "portant atteinte à la protection de la santé publique". Et un autre d'Arnaud Bazin (LR) pour interdire aux influenceurs de se mettre en scène avec des animaux dont la détention comme animal de compagnie est interdite en France.

"Vers un statut d'influenceur"

Mais comme à l'Assemblée, les amendements de la gauche pour interdire la promotion des jeux d'argent et de hasard, des boissons alcoolisées ou encore des produits alimentaires trop gras, salés ou sucrés ont été retoqués. "Attention à ne pas stigmatiser les influenceurs", a mis en garde la rapporteure.

Les sénateurs ont en outre supprimé avec l'assentiment de la ministre l'interdiction, arrachée de haute lutte à l'Assemblée, pour les moins de seize ans de promouvoir ce type d'alimentation.

L'écologiste Daniel Salmon a regretté un "refus d'obstacle" de la majorité sénatoriale sur certains points, tandis que le socialiste Rémi Cardon s'attendait "à aller beaucoup plus loin". "Nous devrons aller vers un statut d'influenceur", a renchéri le communiste Fabien Gay.

"Le gouvernement et la majorité des sénateurs ont préféré cautionner les pratiques contestables et illégales des lobbys de l'alcool, plutôt que d'agir pour l'intérêt général", a réagi l'association Addictions France auprès de l'AFP.

(AFP)

Economie

Étude Insee – Malgré son ancrage industriel, la Bourgogne-Franche-Comté poursuit sa perte de vitesse

L’Insee Bourgogne-Franche-Comté a publié le 24 février 2026 une étude consacrée à l’évolution de l’emploi industriel dans la Bourgogne-Franche-Comté. Intitulée "Pourquoi l’emploi industriel décroche-t-il dans la région ?" et signée par Hélène Ville, cette analyse met en lumière un recul marqué et durable, malgré le maintien d’un fort ancrage industriel.

L’Arc jurassien franco-suisse lance un nouvel appel à projets transfrontaliers

Arcjurassien.org annonce le lancement du premier appel à projets de l’année 2026 dans le cadre de son "Fonds de soutien aux petits projets transfrontaliers" (FPPT). Doté de CHF 100'000 (108 000 €), ce dispositif vise à encourager les initiatives locales favorisant la coopération entre la France et la Suisse au sein de l’Arc jurassien.

Publiez vos annonces légales là où elles ont le plus d’impact… sur maCommune.info

Dans un contexte où la visibilité et la conformité juridique sont essentielles, le choix du support pour publier une annonce légale ne doit rien laisser au hasard. Aujourd’hui, de plus en plus d’entrepreneurs, de professionnels du droit et de dirigeants d’entreprise font confiance à maCommune.info pour la diffusion de leurs annonces légales. Et pour cause : la plateforme s’impose comme la solution moderne, efficace et stratégique face aux supports traditionnels.

Budget 2026 : Grand Besançon Métropole assure maintenir le cap malgré les incertitudes nationales

Le Conseil communautaire de Grand Besançon Métropole examinera, jeudi 26 février 2026, le projet de Budget primitif 2026. Présenté par Gabriel Baulieu, premier vice-président de la collectivité, le document s’inscrit dans la continuité des orientations débattues le 29 janvier dernier.

Production industrielle : la Région BFC met en valeur la formation pour “soutenir le tissu économique local”

Le dispositif de formation régional "production industrielle" vise à favoriser le retour à l’emploi et répondre à la demande de profils qualifiés. Il a été présenté mardi 24 février 2026 au sein de l’entreprise John Deere sur son site d’Arc-lès-Gray en présence du président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Jérôme Durain. 

Shein ouvrira mercredi ses boutiques dans cinq BHV en province dont Dijon

Initialement prévues pour fin 2025, des boutiques Shein ouvriront mercredi 25 février 2026 dans les BHV (ex-Galeries Lafayette) de Limoges, Angers, Dijon, Grenoble et Reims, a annoncé ce mardi à l'AFP la plateforme asiatique de mode ultra-éphémère, dont l'installation en novembre en physique à Paris, une première au monde, a suscité un tollé.

À Besançon, une psychopédagogue pour accompagner les enfants en difficulté scolaire

Depuis le début du mois de  février 2026, Julie Saint-Hillier a ouvert son cabinet de psychopédagogie au 107 Grande Rue à Besançon. Après une carrière en littérature et de nombreuses années dans l’enseignement Julie Saint-Hillier a décidé de se former dans ce nouveau métier, la psychopédagogie.

MMA Saint-Ferjeux à Besançon : 1 an déjà… et des mois offerts pour fêter ça !

PUBLI-INFO • Il y a un an, une nouvelle page s’ouvrait pour MMA à Besançon. L’agence historiquement implantée à Chateaufarine prenait un nouveau départ en s’installant au cœur du quartier Saint-Ferjeux. Douze mois plus tard, l’heure est au bilan… et aux bons plans !

Crédit Agricole x Armées : une offre exceptionnelle pour celles et ceux qui nous protègent

Le Crédit Agricole lance une offre inédite destinée aux militaires, gendarmes, et personnels civils du ministère des Armées. Depuis le 5 janvier 2026, les 370.000 femmes et hommes engagés pour la sécurité des Français peuvent bénéficier d'avantages bancaires exclusifs dans toutes les Caisses régionales.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.6
légère pluie
le 28/02 à 03h00
Vent
2.54 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
80 %