Retour à l'école le 11 mai : des syndicats de l'Académie de Besançon demandent son report

Publié le 18/04/2020 - 18:29
Mis à jour le 18/04/2020 - 16:52

Selon un communiqué commun des syndicats départementaux de l’Education nationale de l’académie de Besançon du samedi 18 avril, « les personnels de l’Éducation nationale sont inquiets et même en colère, choqués par cette annonce de reprise prématurée » des élèves de la maternelle au lycée lundi 11 mai. Les syndicats demandent son report.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Communiqué

Réouverture des écoles et des établissements le 11 mai : une décision hypocrite qui met à nouveau en danger les agents et les élèves de l’éducation nationale !

Les personnels de l'Éducation nationale sont inquiets et même en colère, choqués par cette annonce de reprise prématurée. Jean-Michel Blanquer a pourtant toujours indiqué que la date de reprise serait fixée en fonction de "l'évolution de la situation sanitaire" et de l’avis des "autorités sanitaires". Subitement, après l'intervention présidentielle, il n'en est plus question. Le gouvernement se découvre une inquiétude inédite pour l’aggravation des inégalités sociales. Voilà une piètre tartuferie, il s’agit bien entendu de répondre aux demandes du Patronat qui souhaite un retour là aussi précipité des salariés à la production.

Opposition de la communauté scientifique

Le président du Conseil scientifique a pourtant déclaré le 15 avril devant la commission des lois du Sénat que le déconfinement n’est réalisable qu’avec la disponibilité d'un nombre de tests de dépistage du virus suffisant et avec la mise en place d'un système de traçage des contacts des nouveaux cas identifiés. Système de traçage que la France n'aurait pas la capacité de mettre en place toujours selon le président du Conseil scientifique.

Le président du Conseil national de l'Ordre des médecins estime, lui, que cette décision d'ouverture n'est justifiée par "aucune donnée médicale", cela reviendrait à remettre le virus en circulation car les enfants sont des vecteurs potentiels et parce qu'il est très difficile en milieu scolaire de faire respecter les gestes barrières. Il préconise de "se concentrer sur la préparation de la rentrée de septembre, plutôt que de s'organiser dans l'urgence pour les 5 ou 6 semaines restantes".

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale indiquait le 12 avril que "le déconfinement devait être progressif tout en continuant à maintenir les écoles fermées", et cela, afin d'éviter "une deuxième vague épidémique".

La CGT continue à écouter les avis médicaux. Et le moins que l'on puisse dire c'est que ces avis nous invitent à la prudence. Nous refusons de jouer la santé de la population à la roulette russe. C'est une chose trop sérieuse pour que le principe de précaution soit remplacé par une prise de risque contraire aux avis des scientifiques.

Un Ministre démuni

C’est dans ce contexte que la CGT Éduc’action a rencontré le ministre de l’Éducation le jeudi 16 avril et lui a demandé de communiquer les mesures sanitaires prévues par le gouvernement pour accompagner l’ouverture des écoles et des établissements scolaires. Le Ministre n’a apporté aucune réponse précise, et par conséquent personne ne sait :

- si le gouvernement sera capable de mettre en place une politique massive de tests (préconisation du président du conseil scientifique et de l’OMS...). Or il ne pourra y avoir de reprise sans dépistages systématiques des agents, des enseignants et des élèves avec des tests sérologiques qui, seuls, permettront de déterminer l'immunité d'une personne. D’ailleurs aujourd'hui aucun test sérologique n'est encore officiellement validé par les autorités.

- si les collectivités territoriales auront la capacité d’assurer tous les jours la désinfection des écoles, services et établissements scolaires, dans le respect de la santé de leurs agents ;

- si la fourniture des matériels de protection (gel hydroalcoolique, gants et masques de santé...) sera en quantité suffisante pour les agents et les élèves. Comment croire que tous les personnels, soit 1,1 millions de personnes, pourront être équipés en masques qui seront à renouveler car ils ont une durée limitée ? Sans compter que les 12 millions d’élèves eux-aussi se doivent d'être équipés.

- s’il est possible de garantir la diminution des effectifs par classe, pour permettre la distanciation sociale pour l’ensemble des niveaux et pour tous les lieux fréquentés par les élèves et les personnels ;
- s’il sera possible de prendre en compte la situation des personnels accompagnants pour lesquels cette distanciation n’est pas possible

Voilà pourquoi nous devons exiger le report de la réouverture au 11 mai.
Écoutons les autorités sanitaires compétentes et reconnaissons qu'aucune date de réouverture des écoles et établissements scolaires ne peut encore être annoncée !

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Education

Enilea Mamirolle-Poligny : Laurence Maire du Poset prend la direction de l’établissement

Laurence Maire du Poset a pris ses fonctions à la direction de l'École nationale de l'innovation, des laboratoires, de l'eau et de l'alimentation Mamirolle-Polignyle 14 octobre 2026. Issue du monde agricole et de l’enseignement, elle souhaite renforcer l’attractivité de l’établissement et développer ses formations.

Arrestation d’un lycéen à Besançon : l’intersyndicale dénonce une interpellation abusive

L’intersyndicale, CGT éduc'ation, Snes-FSU, Sud éducation et des enseignants du lycée Pergaud dénoncent, ce jeudi 15 octobre 2026, l'arrestation d'un élève de terminale qui participait à la mobilisation ce matin. Des lycéens se dirigent cet après-midi vers le commissariat de Besançon. 

Mobilisation lycéenne à Besançon : entre 1 000 et 2 000 manifestants dans les rues ce mardi

DIAPORAMA + VIDÉO • Ce mardi 13 octobre 2026, la mobilisation lycéenne a connu son cinquième acte en France, notamment à Besançon. Dans l’après-midi, entre 1 100 personnes selon la police et environ 2 000 selon les syndicats ont défilé dans les rues de la capitale comtoise. Les manifestant(e)s réclament davantage de moyens pour l’Éducation nationale et, plus largement, pour les services publics.

À Besançon, un partenariat inédit entre le master de droit pénal et la Cour de cassation

L’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon et la chambre criminelle de la Cour de cassation ont conclu un partenariat de deux ans. Il permettra notamment aux étudiants de master 2 en droit pénal d’effectuer un stage au sein de la juridiction et d’assister à des audiences.

Mobilisation lycéenne : nouvel appel à manifester ce mardi 13 octobre 2026 à Besançon

À l’appel de l’intersyndicale composée de la FSU 25, de la CGT Educ'action 25, du SNFOLC 25 et de SUD Éducation Franche-Comté, les personnels sont invités à se mobiliser et à se mettre en grève le mardi 13 octobre 2026. Une manifestation aux côté des lycéens est prévue en ce sens à 14h15 au départ du parking Battant.

Partiel blanc pour les premières années de médecine...

Ayant pour objectif d'aider les étudiants en première année d’études de santé à réussir leur examen classant, le Tutorat Besançon Santé organise un examen blanc pour les étudiants de l’UFR Santé en Parcours Accès Santé Spécifique (PASS) et Licence Accès Santé (LAS) le 5 décembre 2026. Cet évènement, plus communément appelé “partiel blanc” se déroulera dans les locaux de la faculté de médecine et sera placé sous le thème "Jurrassic Park".

Mouvement lycéen : nouvel appel à la grève et à manifestation le 8 octobre à Besançon

Dans un communiqué du 7 octobre 2026, la CGT éducation, FSU25, Fnec-FP-FO et Sud éducation, appellent à se mobiliser une nouvelle fois aux côtés des lycéens par la grève et lors d’une manifestation prévue à 14h, place de la Révolution à Besançon.

À Besançon, les représentants lycéens reçus par le recteur : ”On est contents, on a été très écoutés”

Après plus de deux semaines de mobilisation dans plusieurs établissements bisontins, cinq représentant(e)s lycéens ont été reçus mercredi 7 octobre 2026 au rectorat de Besançon par Pierre Moya, recteur de l’académie. L’entretien, qui s’est déroulé de 9 h 30 à 10 h 45, s’est tenu dans un climat décrit comme cordial et respectueux par les élèves. À la sortie de l’audience, ceux-ci se disent satisfaits d’avoir pu exposer directement leurs revendications, tout en soulignant que les réponses attendues relèvent désormais du niveau national.

Colère lycéenne : les jeunes maintiennent la pression, un rendez-vous avec le recteur mercredi

Après la manifestation de mardi 6 octobre, les lycéens mobilisés poursuivent leur mouvement ce mercredi. À Pasteur, comme d'autres lycées bisontins, l'établissement est bloqué et une assemblée générale se tient ce matin pour décider des prochaines actions. De plus, un entretien avec le recteur de l'Académie de Besançon est également prévu.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.6C°
légère pluie
le 18/10 à 02h00
Vent
3.84 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
89 %

Sondage