Territoires d’industrie : une nouvelle étape du programme, trois ans après son lancement

Publié le 12/10/2021 - 11:23
Mis à jour le 12/10/2021 - 11:16

Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, Carole Delga, présidente de Régions de France, représentée par Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Sébastien Martin, président de l’ AdCF-Intercommunalités de France, et Alexandre Saubot, président de France Industrie, ont présenté ce lundi 11 octobre un point d’étape sur le programme Territoires d’industrie, trois ans après son lancement, à l’occasion d’un comité de pilotage réuni au ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance.

 © D Poirier
© D Poirier

Annoncée par le Premier ministre le 22 novembre 2018, l’initiative "Territoires d’industrie" a pour objectif d’accélérer la reconquête industrielle dans 146 territoires identifiés pour leur potentiel industriel. Territoires d’industrie est un dispositif décentralisé, coordonné par les conseils régionaux en lien avec les préfectures de région et les intercommunalités.

Le programme consiste à faire coopérer les pouvoirs publics (Etat, régions, intercommunalités, opérateurs publics) et les industriels d’un même territoire pour établir un diagnostic, élaborer une feuille de route et apporter des solutions concrètes et adaptées aux besoins du terrain et cohérentes avec les priorités de développement régionales. Avec un quadruple objectif : "attirer, recruter, simplifier et innover". La démarche est animée localement par un binôme élu-industriel, et coordonnée dans le cadre d’un partenariat Etat-régions.

2 milliards d'euros engagés pour Territoires d'industrie

Trois ans après le lancement du programme, les 146 Territoires d’industrie ont mis en place des stratégies globales autour d’actions structurantes : création de centres de formation ou d’écoles de production, rénovation de zones d’activités, plateformes d’écologie industrielle, etc. Certains ont pu bénéficier de moyens d’ingénierie conséquents, avec notamment l’appui de 50 chefs de projet.

Plus de 1 400 projets ont par ailleurs été soutenus dans le cadre du plan France Relance, via le fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires, pour plus de 27 250 créations d’emplois et 5,4 milliards d’euros d’investissements industriels.

Au total, en trois ans, l’Etat, les opérateurs et les régions auront engagé près de 2 milliards d’euros pour le programme Territoires d’industrie.

Les conclusions attendues en janvier 2022

Devant le succès du dispositif et la mobilisation des industriels, le Premier ministre a annoncé le 6 septembre dernier un nouveau renforcement du fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires à hauteur de 150 millions d’euros, dont 50 millions d’euros pour les territoires en reconversion industrielle et le développement de projets collectifs, et 100 millions d’euros pour les enveloppes régionalisées. Afin d’amplifier l’effet-levier, les régions s’engagent à subventionner des projets supplémentaires dans le cadre du programme Territoires d’industrie en fonction des besoins locaux et en lien avec les dispositifs de financement qu’elles ont mis en place par ailleurs.

Enfin, les ministres ont mandaté le délégué aux Territoires d’industrie, Guillaume Basset, pour engager des discussions avec les directions générales des opérateurs publics, pour renforcer le panier de services mis à disposition des territoires à l’aune des enjeux de sortie de crise (décarbonation, industrie du futur, compétences notamment) et envisager une prolongation du programme jusqu’en 2026. L’objectif serait de pouvoir accompagner de nouveaux projets qui, dans l’industrie, sont par nature de moyen ou long terme.

Les conclusions sont attendues pour janvier 2022.

"Une méthode fondée sur la confiance"

Marie-Guite Dufay, représentante de Régions de France, a déclaré que "Le dispositif « Territoires d’industrie » obtient des résultats et est plébiscité par les acteurs car il s’appuie sur une bonne méthode que nous aimerions voir appliquée plus largement au service de la relance et, demain, du plan d’investissement « France 2030 ». Une méthode fondée sur la confiance, où la décision est prise au plus près du terrain, entre la Région et les services de l’Etat, en responsabilisant les acteurs locaux, élus et industriels, car ce sont eux qui connaissent le mieux les spécificités et les besoins de leur territoire.

C’est conforme à l’esprit de l’« Accord de méthode » que nous avons signé avec le Premier ministre il y a un an. Puisse cette manière de travailler, où l’Etat délègue et trouve des relais dans les territoires, nous inspirer pour poursuivre notre combat collectif au service de la reconquête industrielle, de la résilience de notre économie, de la cohésion et l’attractivité de nos territoires."

Pour Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, "Territoires d’industrie, c’est le témoignage d’une envie d’industrie dans nombre de nos territoires, souvent liée à une histoire exceptionnelle et des savoir- faire uniques. C’est aussi la conviction que la reconquête industrielle passe très largement par les territoires, sur des sujets aussi majeurs que les compétences, le foncier ou encore la transition écologique.

En termes de méthode, ce programme incarne la stratégie du cousu-main du Gouvernement puisqu’on a donné carte blanche aux Territoires d’industrie pour élaborer leurs projets. C’est la réalité locale qui préside à chaque projet de territoire en faisant confiance aux acteurs territoriaux dans la relance de leur économie. Cette méthode innovante, fondée sur les propositions des acteurs locaux, a permis d’inspirer d’autres dispositifs (Contrats de Relance et de Transition Écologique ou le projet de loi « 3DS »), qui offrent des réponses concrètes sur la transition écologique, la santé, le logement ou encore la mobilité dans nos territoires."

(Communiqué)

Economie

À La Rodia, le ”4 x 8” change de main : Chérine Couësmes et Pierre Roca imaginent une street food au fil des concerts… et au-delà

EXCLUSIVITÉ • Le point de restauration installé sur la terrasse de La Rodia à Besançon, depuis 2022 change d'équipe de restauration. Pierre Roca et Chérine Couësmes ont remporté l’appel d’offres lancé par la salle des musiques actuelles cet été. Première soirée le 6 octobre 2026, avec une carte courte, locale et pensée pour les différents publics...

Carburant, protection hygiènique, santé mentale… Ce qui change au 1er octobre 2026

Protection menstruelle, prévention, santé mentale, franchises médicales ou encore aides au carburant : plusieurs dispositifs évoluent à compter du 1er octobre 2026. De nouvelles prises en charge entrent en vigueur, tandis que certaines règles de remboursement et dispositifs de soutien sont modifiés. Voici les principaux changements à connaître.

Quatre entreprises réunis au sein de Dimo Groupe à Châtillon-le-Duc

Dimo, Ekipro, Spark et Visto se regroupent désormais au sein de Dimo Groupe à Châtillon-le-Duc, a-t-on appris mercredi 30 septembre 2026. Cette nouvelle organisation réunit quatre activités complémentaires et près de 70 collaborateurs, avec l’objectif de proposer une offre élargie aux entreprises tout en conservant les expertises propres à chaque entité.

À Micronora, Grand Besançon Métropole veut jouer les entremetteurs entre industrie et territoire

Réunis autour d’un petit-déjeuner mercredi 30 septembre matin au parce des expositions Micropolis à Besançon, des représentants du monde économique, industriel, de la recherche et de la défense ont échangé sur les coopérations possibles à l’échelle du Grand Besançon. Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole, a rappelé le rôle que les élus entendent jouer auprès des entreprises, de leur implantation à leur ouverture à l’international.

Micronora lance sa nouvelle édition avec plus de 800 exposants à Besançon

VIDÉO • Le salon international Micronora a été officiellement inauguré ce mardi 29 septembre 2026 en présence des acteurs politiques de la région. L'industriel français et ancien président du Mouvement des entreprises de France, Pierre Gattaz, est le parrain de cette nouvelle édition qui se poursuit jusqu'au 2 octobre. 

À Besançon, 1650 agents publics (CGT) dans la rue pour réclamer des hausses de salaires

Dans le cadre de la journée nationale de grève dans la fonction publique, une manifestation à l’appel de l’intersyndical s’est tenue ce mardi 29 septembre place de la Révolution à Besançon. Selon les chiffres de la CGT, ils étaient 1650 à manifester ce mardi, 1250 selon la police. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 22.02C°
couvert
le 03/10 à 17h00
Vent
1.15 m/s
Pression
1028 hPa
Humidité
67 %

Sondage