Violences conjugales : 121 femmes et 25 hommes décédés en 2013

Publié le 07/05/2014 - 11:18
Mis à jour le 16/04/2019 - 17:42

La violence conjugale, en baisse en 2013 par rapport à l’année précédente, a fait 146 morts : 121 femmes et 25 hommes, victimes de leurs compagnons ou ex-compagnons, selon une étude publiée mercredi 7 mai par les ministères de l’Intérieur et des Droits des femmes.

 ©
©

en France

En 2012, 148 femmes et 26 hommes avaient péri, soit au total 174 victimes de la violence conjugale. Les victimes de la violence conjugale ont représenté près de 20% des homicides de toute nature répertoriés au cours de l'année écoulée, selon cette étude du ministère de l'intérieur. Par ailleurs, 13 enfants ont été victimes de violences mortelles exercées par leur père ou leur mère (contre 9 en 2012) et 23 enfants ont été témoins d'un tel crime (20 en 2012).

Violence sur les hommes, toujours un tabou

La baisse encourageante constatée en 2013 concerne donc essentiellement les femmes, car le nombre d'hommes décédés n'a pour sa part pas diminué. "On a toujours considéré que seuls les hommes seraient des agresseurs. Jamais les hommes ne sont présentés comme des victimes potentielles", déplore l'association SOS Hommes battus qui évoquent le chiffre de 110.000 victimes masculines chaque année.

"La violence féminine traîne beaucoup plus sur le long terme. Il y a d’abord toute une violence psychologique qui va se mettre en place. Le conjoint va passer par une longue phase de dénigrement, d’insultes, d’humiliations... C’est au bout de quelques années que se manifestent alors les premières agressions physiques", explique à Rue89, Sylvianne Spitzer, la fondatrice de l'association.

Confirmation avec Pierre Bertrand, un universitaire à la cinquantaine. En 2012, il témoignait de son expérience et expliquait avoir mis dix ans à se rendre compte qu'il était victime de violences. "J'ai eu beaucoup de mal à mettre des mots sur les actes", disait-il en racontant aussi son souvenir quand il a tenté de porter plainte après que son épouse l'a mordu. "Le policier, goguenard, me faisait comprendre que si j'avais été un vrai homme, je me serais défendu", disait-il.

"Une prise de conscience de la société"

"Dans plus de trois quarts des cas, les agresseurs ont utilisé une arme, blanche ou à feu", et "dans 50% des cas, la victime avait déjà subi des violences sous diverses formes au sein du couple", selon le communiqué commun des deux ministères. Dans plus de la moitié des cas, "la présence de substances (alcool, stupéfiants, médicaments psychotropes) susceptibles d'altérer le discernement de l'auteur ou de la victime au moment des faits" a été constatée.

"Ces chiffres en baisse sont le signe d'une prise de conscience de la société" et "encouragent le gouvernement à poursuivre son action", affirme le communiqué. La nouvelle secrétaire d'Etat à la Famille, Laurence Rossignol, a elle-aussi saluer les résultats et appelé à poursuivre les actions.

Avec le 4e plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes du 22 novembre dernier, le gouvernement "met en pratique des principes d'action simples et structurants et double les moyens spécifiques consacrés aux violences faites aux femmes - 66 millions d'euros de 2014 à 2016".

L'utilisation du numéro gratuit en hausse

Les appels mensuels au 3919, numéro gratuit destiné aux femmes victimes de violences, sont passés de 4.000 à 7.000 en six mois. Ce numéro gratuit est désormais accessible 7 jours sur 7, depuis le 1er janvier, souligne le ministère des Droits des femmes.

Le projet de loi pour l'égalité femmes-hommes généralise aussi "le téléphone grand danger", permettant aux victimes de violences d'accéder rapidement aux forces de l'ordre, rappelle-t-on. Ce dispositif de téléphone portable d'urgence pour les femmes en très grand danger est déjà déployé dans dix départements.

(Source : AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Société

Contrôle de police : 32 infractions en moins de deux heures boulevard Blum à Besançon

Mercredi 21 janvier 2026, en fin d’après-midi, une opération de contrôle routier a été menée à un carrefour identifié comme sensible par les forces de l’ordre, à l'intersection entre le boulevard Léon Blum et la rue Chopin. Pas moins de 32 infractions ont été relevées en 2h00.

Besançon veut renouveller son soutien à la Maison des femmes avant son ouverture en mars 2026

La Ville de Besançon a présenté, mercredi 21 janvier 2026, une délibération portant sur un nouveau soutien financier au fonctionnement de la future Maison des femmes, dont l’ouverture est prévue le 3 mars prochain. Cette présentation a eu lieu lors d’une conférence de presse conduite par Anne Vignot, maire de Besançon, entourée de plusieurs élues, à l’approche du conseil municipal, le 22 janvier.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

Comprendre et suivre l’extrême droite en Franche-Comté : lancement de l’Obex FC à Besançon

L’Observatoire de l’extrême droite en Franche-Comté (Obex FC) a été présenté officiellement vendredi 16 janvier 2026 à la presse, puis au public lors d’une conférence organisée le soir même salle David à Besançon. Cette plateforme régionale se donne pour objectif de documenter, analyser et rendre accessibles les phénomènes liés à l’extrême droite en Franche-Comté. L’Obex FC est porté par trois fondateurs, membres de l’association Comité pour Clément : "Toufik de Planoise", journaliste, "Walden", militant anti-extrême droite, et "Yoann Muson", universitaire.

Les ateliers du mercredi au SYBERT ? Des minijeux pour enfants

PUBLI-INFO • Le 21 janvier, c’est la fête au SYBERT à Planoise ! De 14h30 à 16 heures, les enfants de 6 à 12 ans vont pouvoir venir apprendre en jouant. Apprendre ? Oui, apprendre les bons gestes en matière de tri et de recyclage. Jouer ? Oui, parce qu’en s’amusant, mine de rien, on apprend. Mais attention, nombre de places limité…

Début de l’enquête de recensement de la population en Bourgogne-Franche-Comté

Le recensement de la population commence, aujourd’hui jeudi, 15 janvier 2026 en France métropolitaine. En Bourgogne-Franche-Comté, près de 1 500 agents recenseurs sont mobilisés pour enquêter 284.000 logements dans 756 communes. Cela devrait conduire les équipes communales à collecter les réponses de plus de 470.000 habitants dans la région.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.03
couvert
le 22/01 à 18h00
Vent
1.32 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
83 %