2.000 licenciements prévus chez Alstom France : les réactions des politiques

Publié le 27/08/2015 - 16:28
Mis à jour le 27/08/2015 - 17:42

Selon une information de L’Obs, plus de 10.000 emplois seraient menacés au sein de la société Alstom. Plus précisément, General Electric prévoiraient la suppression de 10.300 postes dans le monde dont 2.000 en France.

illustration © D Poirier
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Interrogé par Caroline Michel, journaliste à L'Ob, General Electric dément le chiffre de10.300 mais confirme des suppressions de poste. (Lire l'integralité de l'article ICI)

Réaction de François Sauvadet (LR-UDI-DVD) :

"Le groupe General Electric s’était engagé devant le Gouvernement en 2014 à créer 1 000 emplois nets après le rachat de l’entre prise française Alstom.

Pourtant, une étude qui évoque la suppression de 10 300 emplois, dont 2 000 en France, vient d’être révélée par le média L’Obs.

Les syndicats ont par ailleurs fait part de leur inquiétude face aux difficultés pour obtenir des informations précises de la direction de General Electric ou du Gouvernement sur l’avenir des différents sites de production.

Lors de sa venue à Belfort, où Alstom emploie près de 3 000 salariés, Emmanuel MACRON n’avait pas de réponse aux questions légitimes des syndicats : « Quels seront les postes où General Electric envisage de supprimer des doublons de compétences créés par la fusion ? Quels seront les sites concernés ? »

Alstom est l’un des fleurons industriels français dont l’implantation en Bourgogne-Franche-Comté est ancienne et profonde : Alstom est un pourvoyeur d’activité et d’emplois indispensable à Belfort, au Creusot et à Ornans

La fusion entre General Electric et Alstom ne sera définitivement entérinée qu’après que la Commission Européenne aura rendu un avis définitif d’autorisation, le 11 septembre. J’appelle donc le Gouvernement et General Electric à faire preuve de transparence à l’égard des salariés d’Alstom avant le 11 septembre 2015 sur l’avenir de l’emploi au sein de l’entreprise !"

Réaction de Sophie Montel (Front national) : 
"En mai dernier, le Ministre de l’économie E. Macron fanfaronnait à Belfort et le ton haut annonçait « zéro licenciement »… L’Obs annonçait pourtant hier la probable suppression de 10 300 postes au niveau mondial dont 2 000 en France pour la branche énergie d’Alstom suite au rachat par le groupe américain General Electric (rachat validé d’ailleurs par Hollande).
Une trahison et un mensonge de plus à mettre au crédit des socialistes… Entre des chiffres du chômage bidouillés trimestre après trimestre, des effets de communication lamentables sur une croissance qui ne repart pas, ces suppressions d’emplois à venir chez Alstom prouvent une nouvelle fois l’incapacité de l’équipe Hollande/Valls…
Entreprise stratégique par excellence, Alstom doit évidemment rester un fleuron de l’industrie française.
Nous apportons notre entier soutien aux salariés d’Alstom. Le gouvernement doit rapidement annuler cette opération. Nous demandons en outre, que la Caisse des Dépôts et Consignations, bras armé financier de l’Etat soit sollicitée. Notre indépendance stratégique doit être défendue avec force, notre savoir-faire de pointe doit être soutenu et développé et non pas disloqué et éparpillé aux quatre coins de la planète."

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