5G : pas besoin de moratoire car pas de risque sur les fréquences attribuées (Pompili)

Publié le 17/09/2020 - 13:34
Mis à jour le 16/09/2020 - 16:39

Il n’y a pas besoin d’un moratoire sur les futures enchères sur les fréquences pour la 5G car « toute la littérature scientifique » indique qu’elles ne présentent « aucun risque » sanitaire, a estimé mercredi la ministre de la transition écologique Barbara Pompili.

 © CC0 ADMC PXB
© CC0 ADMC PXB

Les enchères pour l’attribution des premières fréquences de la 5G en France doivent se tenir fin septembre, ouvrant la voie à de premières offres commerciales d’ici fin 2020.

"Il est tout à fait normal de se poser des questions et nous on est là pour essayer d'y apporter des réponses", a déclaré la ministre sur Europe 1, alors que le président Emmanuel Macron a balayé l'idée d'un éventuel moratoire sur le lancement de cette nouvelle technologie, renvoyant ironiquement les sceptiques à "la lampe à huile".

Les membres de la Convention citoyenne pour le climat, qui avaient recommandé un tel moratoire dans leurs propositions remises en juin au chef de l'Etat, "nous ont dit qu'il faudrait peut-être prendre le temps pour vérifier s'il n'y a pas de problème sanitaire et pour vérifier comment on peut faire pour qu'il n'y ait pas trop de problèmes environnementaux," a déclaré Mme Pompili.

Près de 70 élus de gauche et écologistes, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot ou la maire de Besançon Anne Vignot, ont demandé dimanche dans une tribune un moratoire sur le déploiement du futur réseau mobile.

Une demande balayée par le président Emmanuel Macron, qui a réaffirmé lundi que "la France (allait) prendre le tournant de la 5G", en ironisant sur ceux qui préfèreraient "le modèle Amish" et le "retour à la lampe à huile".

"Le moratoire a un intérêt à partir du moment où on n'a pas les données et justement on a un rapport qui est sorti mardi qui nous donne des données et qui nous précise que sur les bandes qui vont être occupées d'ici la fin de l'année il ne va y avoir en gros aucun risque si on respecte les normes," a poursuivi la ministre.

Selon ce rapport, commandé par le gouvernement au début de l'été, il n'y a pas "d'effets néfastes avérés à court terme en-dessous" des valeurs limites recommandées concernant l'exposition aux ondes électromagnétiques.

"Toute la littérature scientifique nous dit que sur la bande des 3,5 gigahertz, (...) qui est concernée par les enchères qui vont être lancées à la fin du mois, il n'y a pas de sujet", a souligné la ministre, en relevant que cette bande de fréquence "est utilisée depuis longtemps".

Sur l'aspect environnemental, Mme Pompili a estimé que "l'évolution des consommations fait qu'on va consommer beaucoup plus et donc qu'il peut y avoir un risque pour l'environnement puisque quand on consomme on augmente nos émissions de gaz à effet de serre". "Donc il faut aussi qu'on réfléchisse à comment on peut faire pour être un peu plus sobres" dans les usages et consommations, a-t-elle estimé.

Dans le même temps,  Sébastien Soriano, le président de l'Arcep, régulateur des télécoms, a estimé "qu'il n'y a pas de raison de stopper la 5G en elle-même" jugeant toutefois urgent d'apporter des garde-fous face au débat qui s'enflamme. "Pour nous, les télécoms ont toujours été un sujet un peu technique, et là on rentre un peu dans le grand bain politique. On voit pour la première fois des partis, des personnalités politiques qui prennent position sur la technologie elle-même, et ça c'est nouveau", a-t-il déclaré sur Radio Classique, assurant vouloir "rester neutre dans ce débat" en tant qu'autorité indépendante du gouvernement.

"Compte tenu des préoccupations qui sont exprimées politiquement et dans la société, nous pensons qu'il n'y a pas de raison de stopper la 5G en elle-même. En revanche, il y a urgence à travailler sur les conditions, sur les garanties, sur les garde-fous à apporter par rapport à ces préoccupations", a-t-il ajouté.

Si le régulateur des télécoms est conscient de la "tension" autour de ces enchères, il assure qu'il "sera extrêmement transparent sur tout le déroulé du processus". "Chaque jour, nous ferons un état de l'avancement des enchères, ce qui est nouveau. Jusqu'à présent, nous ne faisions pas cela de manière aussi détaillée", a annoncé M. Soriano.

"Je pense qu'il faut un peu d'humilité collective, il y a une préoccupation nouvelle. Peut-être que personne n'avait assez anticipé sur cet enjeu technologique. La technologie change nos vies, c'est vrai qu'il faut se pencher dessus."

Info +

Mardi, un rapport commandé par le gouvernement au début de l'été -- précisément pour répondre à la demande de "moratoire" d'abord exprimée par la Convention citoyenne pour le climat -- a souligné qu'il n'y avait pas "d'effets néfastes avérés à court terme" sur la santé "en-dessous" des valeurs limites recommandées concernant l'exposition aux ondes électromagnétiques.

Economie

Le ski à l’honneur chez Decathlon Besançon en octobre et novembre : bourse, rachat et location

Publi-info • Des skis, déjà ? Hé oui, l’hiver se profile et ce n’est pas quand la neige se met à tomber qu’il faut penser à s’équiper. Fort de cette idée de vous aider à préparer les premières neiges, Decathlon vous propose trois événements : une bourse aux skis, puis une opération reprise de skis et, enfin, de la location.

Une nouvelle brasserie artisanale voit le jour dans la vallée de la Loue

La Brasserie Barlou vient d’être inaugurée le 9 octobre 2026 à Quingey. Pour les gérants Florent Brischoux et Alix Pouillard, cette brasserie artisanale est l'aboutissement naturel d'une aventure déjà bien implantée sur les bords de la Loue, entre loisirs de pleine nature, restauration, musique et convivialité.

À Dannemarie-sur-Crète, Stéphanie Villard place la santé des femmes au cœur de son approche nutritionnelle

Stéphanie Villard a récemment installé son cabinet de diététicienne nutritionniste au Pôle santé de Dannemarie-sur-Crète. Spécialisée notamment dans les enjeux liés à la santé féminine, elle privilégie un accompagnement sans régime restrictif, ni objectif de poids imposé.

Ludovic Fagaut : " Le marché de Noël de 2026 n’aura rien à voir avec les marchés de Noël d’avant ", mais…

À l’occasion d’une conférence de presse consacrée au bilan de la saison touristique estivale 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a rappelé que les fêtes de fin d’année constituent elles aussi un rendez-vous majeur pour l’attractivité touristique de la ville. Alors que le nouvel édile est particulièrement au tournant des festivités de Noël, il annonce, à sept semaines de leur lancement : "Le marché de Noël 2026 n'aura rien à voir avec les marchés de Noël d’avant".

Tourisme à Besançon : entre canicules, hausse des nuitées en camping et record de clientèle étrangère

VIDÉO • Avec ses cinq épisodes caniculaires, la saison touristique 2026 affiche des résultats contrastés dans le Grand Besançon. Si plusieurs sites enregistrent une baisse de fréquentation, les campings progressent fortement, les piscines municipales battent des records et la clientèle étrangère atteint un niveau inédit. Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, entouré de Christine Werthe, adjointe en charge de la Citadelle et du patrimoine Unesco, de Patrick Ayache, vice-président de GBM en charge du tourisme et de Patrice Hennequin, président de l'Office de tourisme et des congrès de GBM, a présenté les chiffres et les enjeux vendredi 9 octobre 2026.

En images – La grande braderie d’automne à Besançon… c’est parti !

DIAPORAMA • La Grande Braderie d’Automne a démarré ce vendredi 9 octobre 2026 dans le centre-ville de Besançon. Organisé par l’Union des Commerçants de Besançon, l’événement réunit plus de 200 exposants et se poursuit ce samedi 10 octobre dans les principales rues et places du centre historique.

Carrefour des collectivités à Besançon : derrière les sourires, l’inquiétude des travaux publics…

Le 14e Carrefour des collectivités locales a été inauguré ce jeudi 8 octobre 2026 au parc des expositions Micropolis, à Besançon. Dans les allées du salon, l’ambiance était chaleureuse et les échanges nombreux entre élus, entreprises et partenaires, mais derrière cette convivialité, les mots prononcés lors de l’inauguration ont parfois été forts. Le monde des travaux publics a notamment fait entendre son inquiétude face au recul de la commande publique, au ralentissement des projets et aux incertitudes budgétaires.

Sécheresse dans le Doubs : un dégrèvement de taxe foncière pour les propriétaires de parcelles agricoles

Face aux conséquences de la sécheresse qui touche le territoire métropolitain depuis cet été, l’État met en place un dispositif de dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non bâties dans l’ensemble du département du Doubs, a-t-on appris de la préfecture du Doubs, jeudi 8 octobre 2026. Cette mesure vise à tenir compte des pertes de rendement enregistrées dans les exploitations agricoles.

Travaux publics : la FRTP de Bourgogne-Franche-Comté alerte sur une activité en chute libre

Dans un communiqué du mercredi 7 octobre 2026, la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) de Bourgogne-Franche-Comté s’inquiète de la baisse des appels d’offres et des commandes. Elle appelle les élus locaux à maintenir leurs investissements dans les infrastructures et attend des mesures dans le projet de loi de finances 2027.

Les vitrines de Noël des commerçants bisontins bientôt en compétition

À l’approche des fêtes de fin d’année, l’Union des commerçants de Besançon lance la première édition du Concours des vitrines de Noël du centre-ville, -a-ton appris le 5 octobre 2026. L’initiative vise à mettre en avant les commerces et leurs décorations tout en encourageant les habitants et les visiteurs à parcourir les rues du centre-ville pendant la période des fêtes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.97C°
ciel dégagé
le 12/10 à 23h00
Vent
1.63 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
85 %

Sondage