Anesthésiste mis en examen pour empoisonnements : "Il ne peut s'agir que d'actes volontaires..."selon le parquet

Publié le 07/03/2017 - 15:24
Mis à jour le 07/03/2017 - 19:15

Christine de Curraize, vice-procureure au tribunal de Grande Instance de Besançon, a tenu une conférence de presse ce mardi 7 mars 2017 en début d’après-midi après la mise en examen pour « empoisonnements avec préméditation » d’un médecin anesthésiste de 45 ans. Ce dernier conteste catégoriquement les faits. 

Tout est parti d'une alerte de l'ARS, l'agence régionale de la santé de Bourgogne Franche-Comté qui a informé le parquet de Besançon "de deux événements indésirables graves" survenus les 11 et les 20 janvier 2017 sur deux patients de la clinique Saint-Vincent. Ces derniers ont pu être réanimés après des arrêts cardiaques en cours d'opération.

Christine de Curraize a indiqué que les analyses toxicologiques réalisées sur des poches de solutés de réhydratation pour le premier cas et de paracétamol pour le second ont permis de retrouver de fortes quantités de potassium ou d'anesthésique à dose létale. "Au regard de la nature et de doses des introduites dans ses poches de perfusion, il ne pouvait s'agir que d'actes volontaires de nature à entrainer la mort des patients à qui ces substances étaient destinées…" a précisé  la vice-procureure.  

"Indices graves et concordants"

La police judiciaire de Besançon, en charge de l'enquête, a rapproché ces incidents avec  deux autres évènements survenus 2008 et 2016 et ayant entrainé la mort de deux patients à la clinique Saint-Vincent et avait fait l'objet de l'ouverture d'informations judiciaires. Trois autres incidents survenus en 2009 à la polyclinique de Franche-Comté et qui avaient fait l'objet d'une enquête préliminaire. "Au regard du nombre de faits, de la certitude que des substances à doses létales avaient été introduites sciemment dans des poches de ré hydratation ou de paracétamol de ces patients en cours d'opération, l'ensemble de ces procédures étaient jointes à l'instruction et requalifiées en faits d'empoisonnements commis avec préméditation" a ajouté Christine de Curraize. 

Le médecin mis en cause n'a pas donné d'explication. Il a été interpellé le samedi 4 mars 2017 et a été mis en examen ce lundi 6 mars 2017 pour "empoisonnements avec préméditation". Le parquet a requis sa mise en détention provisoire, mais le juge de la liberté et de la détention a placé l'anesthésiqte sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraitre à la clinique Saint-Vincent de be et interdiction d'exercer. Le parquet de Besançon a fait appel de ce contrôle judiciaire. 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

anesthésiste empoisonnement

Affaire Péchier : l’anesthésiste conteste sa mise en examen dans trois cas supposés d’empoisonnement

Les avocats de Frédéric Péchier, médecin-anesthésiste soupçonné de 24 empoisonnements dont neuf mortels mais qui clame son innocence, ont contesté le 9 février dernier à Besançon sa mise en examen dans trois cas. La justice rend sa décision ce mercredi 30 mars 2022.

Tentative de suicide de Frédéric Péchier, l’anesthésiste de Besançon soupçonné de 24 empoisonnements

Frédéric Péchier, anesthésiste de Besançon soupçonné de 24 empoisonnements dont neuf mortels, « a tenté de mettre fin à ses jours » dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2021 ont annoncé ce mardi 5 octobre ses avocats, selon qui « son état est critique » et son « pronostic réservé« .

Affaire Péchier : l’anesthésiste n’a pas “les traits d’un tueur en série” selon une contre-expertise psychiatrique

D’après les conclusions d’un rapport confidentiel publiées par le Journal du Dimanche le 11 avril 2021, la contre-expertise psychiatrique de Frédéric Péchier, anesthésiste soupçonné d’avoir empoisonné volontairement 24 patients à Besançon entre 2008 et 2017, ne révèle pas « les traits d’un tueur en série » dans sa personnalité.

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.89
couvert
le 22/01 à 18h00
Vent
1.32 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
87 %