Besançon : 59 peintures de Didier Viodé mises aux enchères pour soutenir l'art

Publié le 23/06/2020 - 17:00
Mis à jour le 12/02/2021 - 17:42

Pendant le confinement, l’artiste bisontin Didier Viodé a peint pas moins de 59 autoportraits, soit un par jour, pour passer le temps… Finalement, son travail ne sera pas inutile : ses œuvres sont mises aux enchères de le but de récolter des fonds pour soutenir l’art, impacté par la crise du covid-19. Mise à prix : 500 euros.

maCommune.info : Parlez-nous de ces autoportraits... Comment vous êtes-vous représenté ? A quoi pensiez-vous sur ces peintures ?

Didier Viodé : "Je me suis représenté dans ma posture normal du quotidien. Ce qui variait dans chaque composition, c'était les vêtements et les attitudes. Je me représentais avec la peinture acrylique, l'encre de chine ou par de simples découpages. J'étais inquiet comme tout le monde, mais je ne cherchais à rien transmettre. Je me suis lancé un défi, et j'y ai pris goût. La raison de peindre était forte. Peut-être, avais-je besoin d'une introspection ? Ce que je sais, c'est que chaque autoportrait révèle un état d'esprit différent. Je laisse le choix d'interprétation à qui veut."

©

mCi : Aviez-vous déjà l'objectif de les vendre pour soutenir l'art ou est-ce que c'est venu après ?

Didier Viodé : "Je n'avais aucun objectif en réalisant mes autoportraits. J'avais simplement besoin de raconter des instants. Peindre était important pendant cette période difficile. Lorsque que j'ai vu l'intérêt que ce travail suscitait sur les réseaux sociaux, j'ai pensé qu'il était important de les exposer.

La maison Piasa étant intéressée par l'ensemble des pièces, m'a alors fait une proposition. Nous avions déjà collaboré en 2017.

©

mCi : Quel effet ça vous fait de voir vos peintures aux enchères ? Souvent, les oeuvres de peintres sont vendues aux enchères post-mortem...

Didier Viodé : "Voir mon travail exposer en solo et vendu par cette grande maison, m'encourage dans mes démarches artistiques. Une fierté pour le Benino-ivoirien-bisontin que je suis.

Piasa vend à la fois l'art moderne, contemporain, le design etc. La maison est complètement ouverte sur le marché de l'art. Dès le 24 juin, elle consacrera exclusivement des ventes aux enchères dédiées à l'art contemporain africain. Pour votre information, pendant le confinement covid-19, du 3 au 5 avril, la maison Piasa a réalisée avec succès en ligne une vente caritative au profit des hôpitaux."

Infos +

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Culture

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2026, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

Ce week-end, les Absinthiades ont mis Pontarlier au vert…

PALMARÈS DES MEILLEURES ABSINTHES • Les 3 et 4 octobre 2026, Pontarlier a une nouvelle fois vécu au rythme de la fée verte. Pendant deux jours, les Absinthiades ont réuni professionnels, amateurs, passionnés et curieux autour d’un même emblème : l’absinthe. Un rendez-vous devenu incontournable, où la découverte se mêle à la convivialité et où, le temps d’un week-end, la célèbre boisson est véritablement reine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.64C°
partiellement nuageux
le 16/10 à 02h00
Vent
1.87 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
89 %

Sondage