Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du lancement de Biovaliance*, programme par lequel la Région Bourgogne-Franche-Comté entend s’affirmer comme un territoire de référence dans le domaine des biothérapies, en France comme à l’international. Le Québec a rapidement été identifié comme un partenaire naturel, notamment grâce à des liens existants entre Besançon et Montréal via le mouvement Hacking Health.
Des chercheurs de l’Établissement Français du Sang (EFS) de Bourgogne-Franche-Comté avaient également repéré des partenaires québécois lors de colloques scientifiques, parmi lesquels ThéCell, le réseau de thérapie cellulaire, tissulaire et génique du Québec. Les deux territoires font face à des problématiques comparables, ”qu’il s’agisse du passage à l’échelle, du modèle économique ou encore du recrutement.” Dans ce contexte, ”le travail collaboratif apparaît comme un levier essentiel pour apporter des réponses”, souligne Christophe Dollet, président de la Société coopérative d'intérêt collectif, Le Tube à essais (qui est aussi le fondateur du Hacking Health à Besançon).
À ces motivations s’ajoute un facteur géopolitique : ”les acteurs québécois, en raison de la politique actuellement menée aux États-Unis, cherchent à se rapprocher de partenaires européens.” Pour structurer ces échanges, le Tube à Essais a co-organisé en 2025 deux conférences transatlantiques sur les biothérapies avec Montréal InVivo, le pôle des sciences de la vie et des technologies de la santé du Grand Montréal.
Une délégation pour renforcer les liens
Dans la continuité de ces premiers échanges, une délégation de neuf personnes s’est rendue à Montréal du 16 au 21 novembre 2025. Elle réunissait des représentants de l’Agence économique régionale BFC, de l’Établissement français du sang BFC, du Tube à essais, ainsi que de la Graduate School INTHERAPI et du Campus des Métiers et Qualifications d’Excellence en Santé, actuellement en cours de développement.
Cette délégation, ”composée d’acteurs de la recherche, de la production, de la formation et du développement économique”, avait pour ambition de représenter la diversité de l’écosystème régional et de nourrir les échanges avec les partenaires québécois. Universités, hôpitaux, centres de recherche, incubateurs et entreprises ont ”ouverts leurs portes à la délégation, nous réservant un accueil particulièrement chaleureux et confirmant l’intérêt mutuel.”
Les conclusions de cette mission seront présentées le 15 janvier 2026, de 13h30 à 15h00, à Bioinnovation, au 4 rue Charles Bried à Besançon. Cette mission a été co-organisée par le Tube à Essais et Montréal InVivo, en partenariat avec l’AER BFC, le réseau ThéCell et l’EFS BFC, avec le soutien de la Région Bourgogne-Franche-Comté dans le cadre de Biovaliance.
Des perspectives de coopération à moyen terme
Plusieurs pistes sont désormais envisagées pour donner une suite opérationnelle à cette dynamique, parmi lesquelles formation croisée, échange de personnels (staff exchange), essais cliniques conjoints, co-création d’événements ou collaborations économiques. Afin de structurer une communauté pérenne, une nouvelle série de conférences transatlantiques sera proposée autour de thématiques ciblées, comme l’Intelligence Artificielle en bioproduction.
De nouveaux échanges de délégations sont également prévus en 2026, avec une mission au Québec au printemps, puis une autre en Bourgogne-Franche-Comté à l’automne. Ces rencontres s’accompagneront de journées de co-réflexion destinées à lever collectivement certains freins au développement des biothérapies.
”Cette initiative ouvre un nouveau chapitre de coopération entre la Bourgogne-Franche-Comté et le Québec, renforçant leur positionnement dans le paysage international des biothérapies", souligne Christophe Dollet.



