Covid-19: le gouvernement étend la vaccination

Publié le 05/01/2021 - 08:19
Mis à jour le 05/01/2021 - 08:31

Sous le feu des critiques à cause d’un démarrage très lent de sa campagne de vaccination contre le Covid-19, le gouvernement a promis lundi 4 janvier 2021 une montée en puissance rapide, avec des piqûres pour tous les soignants à risques et non plus seulement dans les Ehpad. Les pompiers et les aides à domicile de 50 ans et plus vont pouvoir se faire vacciner ainsi que les personnes de plus de 75 ans a annoncé le ministre de la Santé sur RTL ce mardi matin.

 © dfuhlert
© dfuhlert

"D'ici demain soir et mercredi", "il y aura une centaine d'hôpitaux qui offriront la vaccination à leurs soignants ainsi qu'aux soignants de ville", a assuré lundi après-midi le ministre de la Santé, Olivier Véran, devant l'Hôtel-Dieu à Paris, l'hôpital où plusieurs professionnels de santé ont déjà reçu le vaccin devant les caméras ce week-end.

"Je peux vous dire qu'aujourd'hui nous aurons réalisé plusieurs milliers de vaccinations dans tout le pays, ça va monter en puissance et ça montera encore plus en puissance à partir de mercredi, jeudi, vendredi", a ajouté le ministre, avant de rejoindre une "réunion de suivi" à l'Elysée présidée par Emmanuel Macron.

Dans des propos rapportés par le JDD, le chef de l'Etat lui-même a critiqué le "rythme de promenade en famille" de la campagne de vaccination, qui a démarré le 27 décembre à coup d'injections très médiatisées dans quelques Ehpad.

Mais pour ces maisons de retraite, la montée en charge était attendue plutôt à partir de la deuxième semaine de janvier. Ainsi, seulement 516 personnes ont été vaccinées au 1er janvier dans les Ehpad, selon le ministère de la Santé, loin de l'Allemagne, où 200.000 personnes ont déjà reçu une première piqûre.

L'opposition a pilonné le gouvernement, en l'accusant d'avoir mis en place une stratégie trop prudente et trop lente.

Le patron des députés LR Damien Abad a demandé, dans une interview aux Echos lundi, un nouveau débat au Parlement sur le sujet, "avec un vote" cette fois, en préconisant notamment d'"alléger le protocole de vaccination et (de) simplifier le principe du consentement".

"Gadgets" 

"Je considère qu'aujourd'hui on est face à un scandale d'Etat", a ajouté le président de la région Grand Est, Jean Rottner (LR), sur France 2, en pointant "une forme d'impréparation, d'irresponsabilité" du gouvernement et en demandant, à l'instar de l'association des maires de France (AMF), que les collectivités locales soient mieux associées au processus.

Olivier Véran a réaffirmé lundi l'objectif de parvenir à vacciner avant la fin du mois de janvier environ un million de personnes parmi les résidents des Ehpad et les soignants de ces établissements qui présentent des risques accrus à cause de leur âge ou de leur santé.

  • Mais face aux critiques, l'exécutif a aussi promis de mettre les bouchées doubles pour tous les autres professionnels de santé de plus de 50 ans ou qui présentent des risques de développer une forme grave. Et ce "sans délai", a assuré Olivier Véran, alors que la vaccination de ces personnels de santé devait intervenir durant la deuxième des trois phases planifiées par l'exécutif.

Autre promesse du gouvernement, l'installation de premiers centres de vaccination "en ville" d'ici au début du mois de février, pour les personnes âgées ne résidant pas en Ehpad.

"500.000 (doses) ont déjà été reçues. Et 500.000 doses supplémentaires arriveront chaque début de semaine", a assuré de son côté dimanche le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, dans le Parisien.

Il a promis aussi la transparence, via un système d'information quotidien, "Vaccin Covid", lancé mardi, et la constitution d'un groupe de 35 citoyens tirés au sort qui pourront interpeller les autorités. Un "gadget", fustige l'opposition.

"Tendance préoccupante" 

En attendant, le retour des vacances de Noël et la rentrée scolaire lundi, qui s'ajoutent au froid et à la menace des deux nouveaux variants du Covid-19 détectés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud et considérés comme plus contagieux, font craindre un fort rebond de l'épidémie.

"La tendance est déjà préoccupante", a alerté le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, dans le JDD, en soulignant que "l'incidence est de nouveau en hausse après un plateau assez long", avec environ "10.000 cas par jour" début décembre et 15.000 "aujourd'hui".

"Les admissions (à l'hôpital) demeurent à un niveau élevé, entre 1.000 et 1.200 par jour, 25.000 malades hospitalisés dont 2.600 en réanimation. Ce sont des chiffres significatifs", a-t-il ajouté, alors que le nombre de décès à l'hôpital dépasse encore les 100, 200, voire 300 certains jours, pour un total de 65.037 morts depuis le début de l'épidémie, Ehpad compris.

Une situation de mauvais augure pour espérer une réouverture des bars et des restaurants au 20 janvier, comme l'avait envisagé le gouvernement, alors que les lieux culturels ont déjà dû faire le deuil d'accueillir du public à la rentrée.

Après plus de deux mois de "distanciel", les universités peuvent à nouveau accueillir depuis lundi quelques étudiants par petits groupes et des jauges de 50% d'élèves sont toujours appliquées dans les lycées. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer n'a pas exclu des "ajustements dans le futur si nécessaire", notamment si les nouveaux variants s'avèrent plus contagieux chez les plus jeunes, une hypothèse envisagée par les scientifiques.

(Avec AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Santé

CHU Besançon Franche-Comté : une nouvelle identité et l’ouverture d’un service pour désengorger les urgences

À l’occasion de la présentation de ses voeux, la direction de l’hôpital Minjoz de Besançon a dévoilé ce 28 janvier 2026 sa nouvelle identité ainsi que l’ouverture d’un service de médecine polyvalente dès le 2 février ayant pour objectif de désengorger les urgences.

À Besançon, les syndicats du CHU présentent leurs “contre-vœux”…

VIDEO • Quelques heures avant la présentation des vœux officiels de la direction du CHU de Besançon ce 28 janvier 2026 à 18h00, l’intersyndicale FO, SUD, CGT de l’hôpital a souhaité présenter ses "contre-vœux" en début d'après-midi pour dénoncer "la nouvelle gestion du temps de travail" au sein de la structure.

Un appel à témoignages auprès de personnes actives atteintes de SEP ou de Parkinson

L’Observatoire Régional de la Santé Bourgogne–Franche-Comté (ORS BFC) lance, ce mois de janvier 2026, un appel à participation dans le cadre d’un projet de recherche consacré aux maladies neuro-évolutives et au travail. Intitulé Heritafe, le projet s’intéresse aux parcours professionnels de personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) ou de maladie de Parkinson.

Du changement à la direction de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté

Trois mois tout pile après la nomination de Lucie Ligier à la direction de la santé publique, du changement est déjà signalé dans l’équipe de direction de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté, a-t-on appris ce mercredi 21 janvier 2026 par voie de communiqué de presse. Depuis le 2 janvier 2026, madame Ligier a finalement été nommée directrice générale adjointe et c’est Eric Lalaurie, auparavant responsable du département prévention santé-environnement, qui lui succèdera à la tête de la direction de la santé publique dès le 1er février 2026. 

CHU : des espaces d’accueil “plus humain” inaugurés en néonatalogie et réanimation infantile

Nés d’un constat fait durant la période Covid, deux espaces d’accueil ont été pensés par les équipes du CHU de Besançon pour améliorer le confort des familles d’enfants hospitalisés en réanimation infantile et en néonatalogie. Ils ont été inaugurés ce mardi 20 janvier 2026. 

Une “tournée des métiers du soin” pour sensibiliser au métier d’aide soignant en Bourgogne-Franche-Comté

La Région Bourgogne-Franche-Comté organise, pour la 3e année consécutive, la "tournée des métiers du soin", ciblant prioritairement les lycéens, pour leur faire découvrir l’intérêt et les besoins croissants du secteur de la santé. Les journées de sensibilisation se dérouleront du 19 janvier au 30 mars 2026 dans différentes villes de la région.

La vaccination contre les papillomavirus humains et méningites en collège : une plateforme dématérialisée jusqu’au 25 janvier

Les parents de collégiens de Bourgogne-Franche-Comté bénéficiaires de la campagne de vaccination contre les papillomavirus humains et les méningites peuvent déposer leurs autorisations sur une plateforme dématérialisée jusqu’au 25 janvier 2026.

L’anti-stress avec Anne Sallé : Quand on ne sait plus ce qu’on ressent…

"Ça va." On le dit souvent sans y penser, comme on répondrait à une formalité. Pourtant, derrière ce “ça va”, beaucoup d’entre nous composent avec une fatigue persistante, une agitation intérieure ou une impression de fonctionner en pilote automatique. La nouvelle année n’y change rien, ni nos bonnes résolutions. Les journées s’enchaînent, bien remplies. On gère le travail, la famille, les obligations. Mais quand il s’agit de dire ce que l’on ressent vraiment, les mots manquent. Comme si le lien avec soi s’était peu à peu distendu.

Biothérapies : la Bourgogne-Franche-Comté et le Québec unissent leurs forces pour accélérer l’innovation

Depuis plusieurs mois, une initiative vise à structurer des liens durables entre les acteurs des biothérapies de Bourgogne-Franche-Comté et leurs homologues québécois, a-t-on appris ce mercredi 14 janvier. Deux écosystèmes aux spécificités distinctes mais complémentaires, unis par des enjeux et une ambition partagés : accélérer l’émergence, le développement et la production de médicaments innovants.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 3.44
couvert
le 01/02 à 09h00
Vent
2.19 m/s
Pression
1010 hPa
Humidité
91 %