Une nouvelle salle de radiologie interventionnelle multimodale au CHU de Besançon

Publié le 13/02/2024 - 18:01
Mis à jour le 15/02/2024 - 14:51

Le 11 décembre 2023, un premier patient a bénéficié de cette nouvelle salle au sein du CHRU de Besançon. Un véritable pas en avant dans les équipements de pointe puisque l’hôpital fait partie des dix établissements en France à avoir acquis ce dispositif d’imagerie. Quels sont les enjeux ? Nous avons fait le point avec Eric Delabrousse, chef du pôle imagerie du CHU de Besançon.

En première instance, Eric Delabrousse chef du pôle imagerie du CHU de Besançon et Emmanuel Bérenger, ingénieur coordinateur médical du CHU de Besançon, voulaient demander un quatrième scanner à l’ARS en 2019. Afin de "ne pas rater la marche", ils ont ensuite eu l’idée de l’installation d’un espace multimodal, englobant dans une même salle à la fois un scanner interventionnel, un arceau d’angiographie, un échographe, le tout "dans une atmosphère de bloc opératoire où il est possible de faire une anesthésie générale", explique le chef du pôle imagerie.

Cette salle d'une surface d'environ 130 m2 est dotée d’un nouveau scanner ultra-performant permet également de libérer les autres scanners (il en existe trois) afin de les dédier uniquement aux diagnostiques. Par conséquent, les délais d’attente sont donc réduits.

Une "amélioration de la prise en charge du patient" et un équipement de pointe pour les cardiologues

La salle combine un scanner monté sur rail qui peut se déplacer autour de la table sur laquelle est le patient. Le tout "avec une couronne de détecteurs de 16 cm" : normalement, en un tour, on fait 4 cm d’individu, là, on fait 16 cm d’individu en un tiers de seconde", explique E. Delabrousse qui précise que cela permet une plus grande rapidité et une "moindre irradiation" et surtout "pour faire de l’imagerie cardiaque" : "Ce scanner permet aux cardiologues d’aller dans les artères pour effectuer des gestes thérapeutiques et moins pour des gestes diagnostiques".

C'est donc une"amélioration de la prise en charge" des patients notamment grâce à des gestes mini-invasifs "tout en allant au fond d’un foie d’un utérus, d’un estomac pour aller déposer des molécules de chimiothérapie, de radiothérapie…", précise E. Delabrousse. L'imagerie interventionnelle permet de réaliser des interventions chirurgicales de haute précision à visée thérapeutique, notamment pour le traitement de cancers. Une alternative donc à la chirurgie ouverte.

Huit projets structurants du CHU de Besançon avec l’aide du FEDER

Le projet a été intégralement financé dans le cadre des fonds européens (FEDER, Fonds Européen de Développement Régional), gérés par la Région Bourgogne-Franche-Comté, pour un investissement de 1,7 million d’euros.

Plus largement, huit projets structurants du CHU de Besançon ont été financés en intégralité par le FEDER pour un montant global de 12 millions d’euros :

Une salle multimodale de radiologie interventionnelle 4D Angio-CT

  • Aide FEDER de 1.746.989 €
  • Mise en service de l’équipement le 4 décembre 2023

Un scanner spectral dédié aux urgences

  • Aide FEDER de 1.282.892 €
  • Mise en service le 8 novembre 2021

La réorganisation du bloc opératoire

  • Aide FEDER : 734.867 €
  • Date de réception : 25 mars 2022

Modification de la boucle de l’air en pneumologie

  • Aide FEDER : 806.052 €
  • Date de réception : 1er août 2022

Acquisition de deux salles hybrides de cardiologie interventionnelle

  • Aide FEDER : 2.859.048 €
  • Mise en service de la salle de rythmologie : 20 septembre 2022
  • Mise en service de la salle hybride : 5 décembre 2022

Acquisition d’un robot chirurgical de dernière génération Da Vinci XI

  • Aide FEDER : 1.856.417 €
  • Mise en service : 7 septembre 2023

Neuronavigation adulte / imagerie 3D robotisée

  • Aide FEDER : 992.789 €
  • Mise en service le 8 novembre 2023

Autonomisation ensemencement et lecture des examens de microbiologie

  • Aide FEDER : 1.217.221 €
  • Mise en service le 25 août 2023

Santé

Gérontologie : un préavis de grève déposé sur le site de Bellevaux pour plusieurs jours

Les syndicats FO Bellevaux et UNSA Santé et Sociaux public et privé du CHU de Besançon – site de Bellevaux ont déposé un préavis de grève dans un courrier adressé au directeur général de l’établissement. Ce mouvement social concerne l’ensemble des personnels du site et s’étend sur plusieurs journées prévues entre avril et mai 2026.

Protoxyde d’azote : le sénateur Longeot assure poursuivre la mobilisation parlementaire

Le 7 avril dernier, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot s’est entretenu avec la directrice des affaires publiques, et le directeur de la branche infrastructures du groupe Suez, au sujet "des conséquences dramatiques, humaines, sociales et environnementales, liées à l’usage détourné du protoxyde d’azote".

La Bourgogne-Franche-Comté sera représentée au Congrès France Bioproduction 2026

Les 15 et 16 avril 2026, la Bourgogne-Franche-Comté participera à la 10e édition du Congrès France Bioproduction, le rendez-vous annuel consacré à la bioproduction au service des biothérapies. Lors de sa dernière édition en mars 2025, l’événement avait rassemblé 1.150 délégués et 125 exposants.

30 tonnes d’aliments dans une vie : et si notre santé se jouait largement dans notre assiette ?

L'oeil de la diet' • À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril, on parle souvent d’activité physique, de prévention ou de système de soins. Mais pour Valentine Caput, diététicienne à Besançon, un élément beaucoup plus quotidien mérite peut-être qu’on s’y attarde : ce que nous mangeons, tous les jours. 

Moustique tigre à Besançon : une réunion de prévention le 23 avril

La présence du moustique tigre est désormais avérée à Besançon. Face au risque sanitaire pour les habitants, la municipalité et l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté mettent en œuvre un plan de surveillance et de prévention. Une réunion de sensibilisation est ouverte au public en avril 2026.

100 aliments sains à prix coûtant : 37 associations réclament une loi d’urgence

Trente-sept organisations de consommateurs, de santé et de lutte contre la précarité, dont foowatch, ont adressé le 1er avril 2026 une lettre ouverte au Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour demander l’adoption d’une loi imposant la vente à prix coûtant de 100 produits alimentaires jugés essentiels. Cette initiative intervient dans un contexte de fragilisation durable des ménages après plusieurs années d’inflation.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 17.06
ciel dégagé
le 22/04 à 18h00
Vent
5.47 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
41 %

Sondage