Fin de vie : Alain Cocq cesse sa grève des soins et de la faim

Publié le 16/10/2020 - 14:42
Mis à jour le 15/06/2021 - 15:42

Alain Cocq, militant de la fin de vie « digne » atteint d’une maladie incurable, a cessé la deuxième grève de la faim et des soins qu’il avait commencée lundi, après une brève hospitalisation, ont annoncé ce vendredi 16 octobre 2020 des associations.

Alain Coq © Capture RMC
 © Capture
Alain Coq © Capture RMC © Capture

"Comme la première fois, il a été hospitalisé à sa demande et a repris son traitement, l'alimentation et l'hydratation", a indiqué à l'AFP François Lambert, président de l'association "article 10" en lien régulier avec M. Cocq. "Comme la première fois, il n'a pas supporté" les souffrances qui s'accentuent quand cesse le traitement, a expliqué Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui est également en contact avec Alain Cocq.

Début septembre, Alain Cocq avait déjà cessé une première grève des soins et de la faim, qu'il avait débutée trois jours auparavant, évoquant des "douleurs insupportables" qui l'avait convaincu de demander son hospitalisation. "Mon état de santé se dégrade rapidement", a indiqué M. Cocq dans un bref texto à l'AFP, précisant être actuellement de retour chez lui, à Dijon, dans son lit médicalisé.

"Son état est très altéré. Il est très fatigué, très affaibli", ajoute M. Lambert, neveu de Vincent Lambert, un infirmier en état végétatif décédé en juillet 2019 après une sédation profonde contestée par une partie de la famille. Alain Cocq, qui souffre d'une maladie orpheline très douloureuse, avait commencé, lundi, sa deuxième grève des soins et de la faim en assurant vouloir cette fois aller "jusqu'au bout" alors que, lors de la première grève début septembre, son hospitalisation avait provoqué la reprise de ses soins et de son alimentation.

Pour que cela ne se reproduise pas, il s'était fait aider de M. Lambert, avocat, pour rédiger ses dernières volontés qui signifiaient que, même s'il demandait son hospitalisation, "cela ne voulait pas dire" qu'il "voulait vivre" mais qu'il voulait "bénéficier d'une sédation profonde et continue". "Mais l'hôpital ne lui a pas proposé de sédation profonde", a expliqué M. Lambert. Souffrant d'une "conscience altérée", M. Cocq n'était pas non plus en mesure de la demander.

"Mes directives, ils se sont assis dessus", a protesté M. Cocq, joint par l'AFP. "Le médecin ne veut pas laisser la parole aux patients", a-t-il ajouté, disant son intention, désormais, de se rendre en Suisse où le suicide assisté est autorisé.

Alain Cocq, 57 ans, estime ne plus avoir une vie "digne" en raison d'une maladie très douloureuse qui le cloue au lit. Il avait demandé en vain en août au président de la République Emmanuel Macron d'autoriser, à titre compassionnel, le corps médical à lui prescrire du pentobarbital, un barbiturique puissant qui lui aurait permis de "partir en paix". Le Président avait refusé, disant "ne pas pouvoir demander à quiconque d'outrepasser notre cadre légal actuel".

(Source AFP)

Société

La nouvelle préfète de région, Violaine Démaret, en visite de terrain pour la première fois dans le Doubs

Pour sa première visite officielle dans le Doubs, ce lundi 1er juin 2026, la nouvelle préfète de Bourgogne-Franche-Comté et préfète de Côte-d’Or, Violaine Démaret, s’est rendue à Besançon, notamment à la Citadelle, afin de rencontrer les acteurs institutionnels du territoire mais aussi la presse locale. L’objectif : prendre connaissance des dossiers locaux, échanger avec le préfet du Doubs Rémi Bastille, les élus locaux et les parlementaires.

Bourgogne-Franche-Comté : les Petits frères des pauvres cherchent des refuges de fraîcheur pour les aînés isolés

Face aux hautes températures qui touchent actuellement la région Bourgogne-Franche-Comté, les Petits Frères des Pauvres relancent précocement leur opération "Oasis Solidaire" qui consiste à offrir des espaces de fraîcheur aux personnes âgées vulnérables.

Procès Némésis : un rassemblement contre l’extrême droite et en soutien à Anne Vignot ce mercredi à Besançon

Un rassemblement de soutien à Anne Vignot est organisé à l’appel de plusieurs organisations politiques et syndicales mercredi 27 mai 2026 à 12h45 devant le tribunal judiciaire de Besançon. Celui-ci intervient dans le cadre du procès du collectif identitaire d’extrême droite Némésis prévu le jour même.

Le CIRFA de Besançon informe et accompagne les candidats sur tout le territoire

PUBLI-INFO • Le centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA) de Besançon poursuit sa mission de proximité auprès du public. Ouvert à toutes et tous, il accueille toutes les personnes souhaitant découvrir les métiers, les formations et les différents parcours de recrutement proposés par l’Armée de Terre.

Pesticides interdits : Foodwatch exige le retrait de 2 produits vendus en France

Le 19 mai 2026, des analyses en laboratoire effectuées par foodwatch, ont montré la présence de résidus de plusieurs pesticides dans trois quarts des 64 produits testés tels que le riz, le thé et les épices. L’ONG exige le rappel immédiat de deux produits et en signale 13 autres vendus en France.

Grand Besançon : le comité bisontin des Soulèvements de la Terre mobilisé contre ”l’accaparement des territoires par les bétonneurs”

Les collectifs locaux opposés à plusieurs projets de zones d’activités économiques (ZAE) autour de Besançon annonce une mobilisation samedi 23 mai aux Vaites. Dans un communiqué diffusé le 20 mai 2026, les membres locaux des Les Soulèvements de la Terre dénoncent ”l’accaparement des territoires par les bétonneurs” et alertent sur l’artificialisation des terres agricoles dans le Grand Besançon.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 17.1
couvert
le 01/06 à 21h00
Vent
1.33 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
81 %

Sondage