Les annonces de la BCE face à l'épidémie de coronavirus

Publié le 12/03/2020 - 16:35
Mis à jour le 12/03/2020 - 16:38

Très attendue face à l’épidémie de coronavirus, la Banque centrale européenne a présenté ce jeudi 12 mars 2020 une série de mesures pour calmer les marchés financiers et soutenir l’économie.

Voici les principales actions annoncées : 

Soutenir les PME

Depuis octobre, la BCE mène sa troisième campagne de prêts géants aux banques (dits TLTRO), à des taux très avantageux, à condition que les banques prêtent à leur tour aux ménages ou aux entreprises.

Pour éviter une vague de défaillances liées à l'épidémie, les gardiens de l'euro ont décidé jeudi d'accorder des "conditions nettement plus favorables" aux banques lors des prochaines vagues de prêts qui seront opérées entre juin 2020, quand une importante échéance d'un TLTRO plus ancien va arriver à échéance, et juin 2021.

Cette mesure est destinée à "soutenir les prêts accordés à ceux qui sont le plus affectés par le coronavirus, particulièrement les petites et moyennes entreprises", explique l'institution.

Les banques qui prêteront assez d'argent dans l'économie pourront emprunter à la BCE à un taux jusqu'à 25 points de base inférieur à celui du taux de dépôt, maintenu jeudi à -0,50%. Résultat : les banques recourant au TLTRO seront de fait rémunérées par la BCE quand elles prêtent de l'argent.

La BCE va par ailleurs lancer immédiatement un prêt géant non ciblé (LTRO) servant de "relais" en termes de liquidités apportées aux banques avant la prochaine vague de prêts ciblés en juin (TLTRO). Une mesure prise par précaution, la BCE ne percevant pas encore de "signes de pénurie de liquidités sur les marchés monétaires".

Augmenter les rachats de dette

Le BCE a également décidé d'augmenter ses rachats de dette publique et privée, sa puissante arme anti-crise baptisée "QE" ("Quantitative Easing", "Assouplissement quantitatif"), déjà déployée entre mars 2015 et fin 2018 et réactivée en novembre.

Le conseil des gouverneurs veut dépenser 120 milliards d'euros supplémentaires d'ici la fin de l'année 2020, s'ajoutant aux 20 milliards d'euros engagés jusqu'ici par mois. L'accent sera mis sur les rachats de dettes d'entreprises, indique la BCE, qui ne précise pas dans quelle ampleur.

L'institution, qui détenait fin février 2.623 milliards d'euros de dette à son bilan, entend encore gonfler ce stock afin de maintenir de bonnes conditions financières sur les marchés.

Le QE ne fait toutefois pas l'unanimité: la contestation n'est pas près de s'éteindre en Allemagne, où la Cour constitutionnelle doit se prononcer le 24 mars sur la validité du mécanisme. Des eurosceptiques veulent faire établir qu'à travers cet outil, la BCE viole l'interdiction de financer directement les Etats

Taux inchangés 

L'institution a créé la surprise en décidant de laisser ses taux inchangés, notamment le "taux de dépôt", s'appliquant aux liquidités que les banques choisissent de lui confier, faute de les distribuer sous forme de crédits, qui a été maintenu à -0,50%.

La BCE se laisse toutefois la possibilité de nouvelles baisses, pour inciter encore plus fortement les banques à prêter aux ménages et aux entreprises.

Depuis 2016, la BCE maintient à zéro son taux directeur servant dans le refinancement des banques à court terme. Elle ne disposait donc pas des marges de manœuvre de la Réserve fédérale américaine ni de la Banque d'Angleterre, qui viennent tour à tour d'abaisser le leur de 0,5 point de pourcentage, tout en le gardant positif.

Consciente que son taux négatif sur les dépôts rogne les marges des banques, la BCE exonère déjà une partie des liquidités en excès, selon un système dit "two-tier" inauguré en septembre et élargi en novembre.

La partie dispensée des taux négatifs est demeurée à six fois le volume des réserves obligatoires constituées par les banques pour faire face aux retraits de leurs clients.

La mesure profite principalement aux banques allemandes et françaises, aujourd'hui les plus pénalisées par les taux négatifs.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Economie

Emplois municipaux à Besançon : 600 emplois permanents créés depuis 2020

À la veille du conseil municipal de ce jeudi 22 janvier, la maire de Besançon Anne Vignot a tenu une conférence de presse mercredi entourée de plusieurs élues, pour présenter la liste des emplois permanents au 1er janvier 2026 et dresser un bilan des créations d’emplois en 2025. Un sujet régulièrement débattu au sein de l’assemblée municipale, notamment autour de la masse salariale.

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 2.17
couvert
le 22/01 à 15h00
Vent
1.57 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
90 %